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Distraction quand tu nous tiens... (acte II & III)

28 Novembre 2008, 12:00pm

Publié par Miss pas touche

Après le "vous êtes ici", on voit bien que les questions surprenantes sont parfois très... surprenantes justement.
Et ce genre de réflexion me fait toujours sourire. Après tout, nul n'est infaillible et on a bien le droit d'avoir nos moments d'absence. C'est aussi ce qui nous rend un peu plus humain et indulgent aussi envers son prochain.


Acte 2

Quelle joie ! Aujourd'hui sont arrivées les nouvelles tenues pour les employés du magasin. Avant, vous étiez toute de noir vêtue : veste noire, pantalon noir, chaussures noires et un chemisier blanc pour relever votre côté pingouin. Il paraît qu'on (qui « on » ?) trouvait ça chic et que cela donnait un certain cachet à la ligne de caisse.
Depuis quelques temps, la direction a changé d'optique et sans doute aussi suite à diverses remarques de clients avertis : « on dirait que vous allez toutes à un enterrement » ou encore « On ne sait jamais si vous êtes caissière, on ne vous différencie pas des clients », la décision a été prise de créer une ligne plus colorée avec des vêtements aux couleurs du magasin (au choix) : rouge intense, orange citrouille, bleu roy ou jaune poussin... la palette de couleurs criardes est finalement très large.
Les nouvelles tenues sont arrivées et vous enfilez pour la première fois votre tout nouveau polo coloré, le logo du magasin présent sur votre poitrine et un fabuleux texte d'accueil inscrit en lettres capitales dans le dos « A VOTRE SERVICE ».
Ce matin, vous êtes de corvée pour rapporter en rayon les articles que les clients ont laissé trainer la veille. Vous vous baladez dans les rayons depuis presque une heure. Vous êtes en train de remettre une boîte de conserve tout en bas du rayon quand vous sentez une main tapoter légèrement sur votre épaule. Vous vous redressez et vous retournez. Une cliente se trouve face à vous et vous demande :
- Vous travaillez ici ?

Distraite, vous avez dit distraite ?



Acte 3

Les caddies semblent avoir entamé un curieux ballet depuis le début de la journée. D'un rayon à un autre, de l'allée centrale au stand poissonnerie, entre deux têtes de gondole, les caddies filent à des allures parfois improbables.
Certains flânent, d'autres courent (roulent vite serait d'ailleurs plus approprié). Mieux vaut jeter un coup d'œil avant de tourner au bout d'un rayon avant de s'y engager, une machine roulante pourrait bien débouler et surprendre le consommateur non averti.
De votre caisse, vous observez ce manège qui tourne sans discontinuer. Vous vous amusez à détailler les comportements des chariots. Vous notez que certains grincent, d'autres couinent ou au contraire roulent parfaitement droit alors que quelques-uns avancent en crabe tellement les roues des caddies sont usées. Usées à force de parcourir les allées du magasin et le chemin jusqu'au parking où ils iront rejoindre leurs congénères jusqu'à ce qu'un autre client glisse un jeton ou une pièce pour emprunter de nouveau le chemin qui le conduira jusqu'au grand magasin.
Vous pensez même qu'ils ont une vie bien réglée et que les clients ont pris cette habitude comme s'il était naturel de nourrir une boîte en fer à roulettes...
vous commencez même à doucement philosopher sur la condition de vie de vos compagnons de métal quand un client vient vous demander :
- C'est où les caddies ?
Se seraient-ils révoltés et auraient-ils tout à coup décidé de ne plus vouloir récupérer des victuailles qui ne font jamais que transiter un temps dans leurs entrailles ? Non pourtant... d'autres clients poussent comme à leur habitude un caddie.
- Euh... (oui, vous êtes quand même surprise par la question) sur le parking monsieur.
- Ah oui, c'est vrai. Merci.

Distrait, vous avez dit distrait ?

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Travail le dimanche ?

24 Novembre 2008, 18:13pm

Publié par Miss pas touche

EDIT (mercredi 26) - Ajout du résultat d'un sondage publié dans le Journal du Dimanche :
les résultats sont éloquents.


(Très volontairement, je vais (ab)user du « on » dans cette réflexion tellement il est difficile de savoir mettre les termes exacts dans ce débat)

Elle est là, prête à être votée cette fameuse loi donnant la possibilité aux commerces d'ouvrir le dimanche. Attendue par certains, crainte par d'autres, difficile de peser le pour et le contre sur ce sujet.


À savoir :
- le dimanche est un jour férié laïque depuis 1906
- il existe 180 dérogations pour ouvrir les magasins le dimanche
- 25% de la population active travaille occasionnellement le dimanche, la moitié d'entre elle travaille tous les dimanches.
 

Il paraît que travailler le dimanche va relancer la croissance économique.

Il paraît que travailler le dimanche va permettre aux salariés de gagner plus d'argent.

Il paraît que les salariés demandent à travailler le dimanche.

Il paraît que seuls les volontaires travailleront le dimanche.

Beaucoup de rumeurs, beaucoup d'idées aussi diverses que variées, beaucoup d'a priori et en fin de compte assez peu de certitudes sur cette réalité qui va bientôt arriver.
On nous promet de gagner 2 fois plus (ou 150% selon les articles que j'ai pu lire) en travaillant le dimanche. Curieux car dans certains commerces qui ouvrent déjà le dimanche, ils ne gagnent pas plus cher qu'en semaine.
On nous parle de volontariat pour le travail du dimanche. Curieux quand on se rend compte que bien souvent ce jour de travail devient un jour de volontariat obligatoire.
On nous dit que grâce à l'ouverture le dimanche, les gens consommeront plus. Curieusement j'aurais plutôt imaginé qu'on consommerait autrement, différemment, qu'on étalerait un peu plus nos achats dans la semaine, mais pas qu'on achèterait plus le dimanche que les autres jours.
On nous dit que c'est pour travailler plus, curieux quand on voit le nombre de temps partiels... j'aurais plutôt cru que c'était pour étaler les horaires autrement.

Voilà les premières interrogations que je me pose. Il y en a certainement beaucoup d'autres et des plus valables sans aucun doute.

Lorsque j'en parle autour de moi, j'essaie de comprendre un peu mieux ce fait de société.
Il y a quelques dizaines d'années, les hommes et les femmes se sont battus pour obtenir leur samedi de repos, pour obtenir leur week-end en famille. Puis ils se sont battus pour avoir des horaires plus décents.
Bref, tout un tas d'avancées pour le salarié afin qu'il puisse concilier au mieux travail et vie de famille. (Je ne suis pas là pour débattre des 35 heures ou des RTT.)

Mais au jour d'aujourd'hui, je constate :
- il y a des professions où travailler le dimanche fait partie du métier : milieu hospitalier, restauration, salles de cinéma, police, transports ferroviaires ou en taxi ... et certains commerces (boulangeries, supérettes ouvertes le dimanche matin, magasins en zones touristiques...)
- il y a des professions où l'on travaille le samedi (mais pas le dimanche) : le commerce (hors petits commerces ouverts le dimanche matin de type : boulangerie, boucherie...  qui ont un autre jour de fermeture fixe dans la semaine), les banques (à noter d'ailleurs que l'ouverture toute la journée le samedi, c'est relativement récent)
- il y a des professions où l'on ne travaille jamais le week-end (samedi et dimanche) : la plupart des entreprises privées (hors commerce de détail), le service public (hors mairies), ...

A côté, on constate que les enfants en primaire ne vont plus à l'école le samedi matin, un bon nombre  de services d'entreprises ferment plus tôt le vendredi, que l'ANPE est fermée le week-end.

En fait, quand on essaie de faire un état des lieux, il y a une impression d'une très grande disparité et il est très difficile de voir clair avec toutes ces différences.

Il y a de cela déjà plusieurs semaines, j'ai discuté de cette ouverture de magasins le dimanche avec un directeur de grande surface. Son raisonnement est surprenant mais mérite d'être différent.
Il me disait qu'il était pour l'ouverture le dimanche si c'était pareil pour tout le monde (TOUTES professions confondues) et que les jours de repos se combineraient différemment dans la semaine. Certes, cela demanderait une toute nouvelle organisation de la vie de famille mais cela aurait au moins le mérite de mettre tout le monde sur un pied d'égalité.

Et mon opinion dans tout ça ?
Pour en avoir souvent parlé avec mes anciennes collègues, je n'en ai pas entendu dire être pour le travail le dimanche. À chaque fois, l'argument principal était :
« Et la famille ? On la verra quand ? Déjà qu'en semaine, avec les horaires qu'on a, ce n'est pas toujours facile... »
Et je partage leur point de vue.

Très concrètement, cela veut dire quoi ?
Admettons que l'on travaille le dimanche (prenons pour l'exemple un dimanche sur deux).
Côté salaire, si réellement on nous propose de nous payer double ce jour-là, concrètement cela donnerait quoi ?
Prenons le salaire horaire d'une caissière (le smic) et disons qu'elle va travailler 8 heures (c'est une moyenne pas très crédible je sais bien...) le dimanche. Cela donnerait environ 100€ de plus (en net) sur la feuille de salaire par mois.
Pas mal me direz-vous ! (il y aura des dimanches où elle ne travaillera parfois que 3 heures et d'autres 10... mais ne chipotons pas)
Mais si le travail le dimanche se banalise, pour combien de temps encore sera-t-il payé double (ce qui d'ailleurs n'est déjà plus le cas partout) ? Et le jour où cet avantage financier disparaîtra, quel intérêt y aura-t-il à continuer de travailler le dimanche ? Ne sera-t-il pas simplement devenu un jour comme un autre à la différence près que les enfants seront seuls à la maison, qu'il faudra payer une nounou pour les plus petits ou une occupation (payante bien souvent) pour les enfants un peu plus grand ?
Alors, effectivement, pour les étudiants, c'est certainement intéressant (il permet de cumuler plus facilement études et emplois : faire moins d'heures pour gagner plus... douce ironie tiens...) mais pour les mères et pères de famille ou les familles mono-parentales ?

Une question me taraude quand même. Avant d'ouvrir la porte en grand au travail dominical, ne faudrait-il pas avant tout mieux informer la population et mieux préparer ce changement de grande envergure ?
Et très sincèrement, j'ai beaucoup de mal à croire que l'ouverture des magasins le dimanche va relancer la croissance. Les gens viendront acheter ce jour-là ce qu'ils n'achèteront pas un autre jour de la semaine...
Et pourquoi n'y a-t-il pas un référendum pour avoir le vrai retour de la population ?


"Pourquoi empêcher celui qui le veut de travailler le dimanche ? Le travail dominical, c'est un jour de croissance en plus, c'est du pouvoir d'achat en plus." (Nicolas Sarkozy)
Et vous ? Vous en pensez quoi ?


Deux sondages pour avoir un peu votre retour sur la question :

Travaillez-vous le week-end ?
Travaillez-vous le week-end ?
oui (samedi & dimanche)
oui (samedi mais pas dimanche)
oui (dimanche mais pas samedi)
non (que la semaine)
non (je ne travaille pas)

Résultats



Les magasins
Que pensez-vous de l'ouverture des magasins le dimanche ?
je suis pour
je suis contre
sans opinion

Résultats




EDIT :

Le Journal du Dimanche a publié un sondage (lien ici) :



Surprenant : "payé davantage qu'en semaine"...

Je reprends certaines réactions postées par vos soins en commentaires ici :


Nadine
"Je travaille en supermarché de campagne. Nous sommes ouvert du lundi au dimanche.
Au début, je pensais que j'étais payé double, il n'en était rien...toujours pas d'ailleurs!"

Lauriane
"il y a peu, j'étais encore caissière dans un supermarché et je travaillais le dimanche matin.
J'étais payée - seulement - 25% de plus et c'était loin d'être du volontariat."

Kannelle
"Lorsque j'étais étudiante j'ai été caissière dans un supermarché qui était ouvert tous les dimanches, on était payé pareil qu'en semaine et on avait pas le choix."

Sans commentaire donc...


Bref, je ne sais pas trop quoi en penser de ce sondage, les avis semblent plutôt pour.

Pourtant, j'en parle assez régulièrement avec les caissières et le retour qu'elles me donnent est très différent.



Par contre, d'autres questions me viennent à l'esprit :

- Cette loi va-t-elle s'appliquer à tous les commerces ou seulement à ceux qui vont ouvrir le dimanche quand la loi sera passée ?

- Est-ce que tout le monde sera payé avec le même pourcentage en plus ou l'entreprise aura toute liberté sur le sujet ? (+200 % ? + 150 % ? + 125 % ? récupération ?)

- Est-ce que ce temps payé plus cher sera imposable ?

- Est-ce que la base du  volontariat sera garantie ? Si oui, par quel organisme ?


Vaste débat et beaucoup de questions encore en suspens...

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Vous êtes ici : ■

20 Novembre 2008, 22:30pm

Publié par Miss pas touche


Soyons un peu fou et observons avec attention le client qui fera lever un sourcil de surprise à la caissière suite à une question aussi étrange que décalée.

Acte 1

Vous êtes confortablement installée derrière votre caisse sur votre chaise (Chance ! Celle-ci est un bon état et tient le choc quand vous vous adossez dessus). Vous jetez un œil distrait sur votre badge où est inscrit votre prénom, un petite maxime du style « A votre service », « Puis-je vous aider? », « Le temps d'un sourire et je suis à vous » ou encore « Que puis-je faire pour vous? » et le nom de l'entreprise avec le logo.
Juste à côté de votre TPE (la machine à carte bancaire), est affiché un mot avec quelques directives  et explications de la direction du genre : « Pour tout paiement par chèque, merci de présenter une pièce d'identité », le logo de la chaîne du magasin apparaît au bas de la feuille scotchée.
Un coup d'œil circulaire et vous découvrez en tête de gondole des produits d'appels : des articles vantés dans le dernier prospectus (distribué dans des dizaines de milliers de boîtes aux lettres et proposé à l'accueil du magasin), les prix sont inscrits sur une pancarte flashy, le logo du magasin est visible en gros sur l'affiche.
Un peu plus loin dans le rayon, vous apercevez une grande affiche (elle doit dépasser le mètre en hauteur) avec de la publicité pour un produit quelconque, le logo de l'enseigne est évidemment bien présent.
Vous tournez la tête côté galerie et le nom du magasin est collé aux murs à divers points stratégiques.
Bref, qu'importe l'endroit où votre regard se porte, vous voyez le nom de l'enseigne.

Et alors que vous reportez votre attention sur votre caisse, un sac échangeable (aux couleurs du magasin) est posé sur votre tapis. Le client propriétaire du sac se penche vers vous et vous regarde fixement. Il lance un coup d'œil aux alentours, il semble chercher quelque chose. Il vous demande alors, sur un air de confidence :
- C'est quel magasin ici ?
Et pendant ce temps-là, le haut-parleur général hurle :
- Bienvenue dans votre magasin xxx...

Stoïque, le client attend votre réponse.
Il ne vous reste plus qu'à lever un sourcil et à répondre avec votre plus beau sourire :
- Eh bien, vous êtes chez xxx
Vous vous retiendrez de pointer votre doigt sur votre badge, la pancarte du bout de caisse, l'affiche au-dessus du rayon, la tête de gondole ou les multiples endroits qui arborent fièrement le logo de l'enseigne.
De son côté, le client, satisfait de la réponse, retournera terminer ses courses.

Il existe des petites questions anodines qui vous surprendront toujours un peu plus qu'hier et un peu moins que demain...



Si vous êtes perdu sur le net : www.perdu.com  ;)

(Acte 2 non pas lundi mais un peu plus tard, l'actualité va vite parfois...)



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Ticket de caisse bis :
ce week-end, je suis à la fête du livre à Toulon - stand Libraire Papiers Collés - (samedi 22 pour la journée et dimanche 23 au matin)

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Vilaine versus Vilaine

14 Novembre 2008, 22:00pm

Publié par Miss pas touche

Une fois n'est pas coutume... Je vous invite à découvrir un film sorti cette semaine au cinéma : Vilaine.
Une comédie française qui devrait faire travailler vos zygomatiques. Personnellement, ça faisait longtemps que je n'avais pas autant ri dans une salle obscure.


Mélanie travaille dans une station service qui fait aussi café.
Elle vit seule dans un modeste appartement, aide toujours les autres : entre le chien de sa voisine qu'elle sort tous les jours, le ménage chez sa mère, les gâteaux qu'elle distribue à la maison de retraite, cette jeune femme rend service à tout le monde, tous les jours.
À côté de ça, Mélanie n'est pas vraiment gâtée et doit vivre avec un physique ingrat : elle est ronde et « pas jolie ». Quant au  grand amour, internet apparaît comme sa seule alternative. La veille de la St Valentin, une heureuse rencontre pourrait tout basculer... mais ces trois pseudos amies n'ont pas l'air d'être du même avis...

Une nouvelle déception pour Mélanie ! Elle décide de changer du tout au tout. De « trop bonne, trop conne », elle va se transformer en une femme de caractère envers les autres et va enfin savoir dire « non ». Un programme difficile à mettre en place pour elle mais qui pourrait bouleverser sa vie et celle des autres !



Alors, c'est vrai, c'est un film avec des personnages très stéréotypés (la mère profiteuse, le patron macho, le noir sans-papiers, la nana un peu cruche, le garagiste chippendale...), des grosses ficelles côté scénario (le retournement de situation après le passage de l'inspection du travail, on s'attend au dénouement final).
Par contre, il y a des répliques hilarantes, des gags qui font pleurer de rire. De futures scènes cultes ? Je l'espère bien ! (Le passage des Chiffres et des Lettres, le saut de Mélanie du haut de sa fenêtre, la visite dans le musée de porcelaine...)
Les acteurs excellent dans leur rôle et sont des plus convaincants. On se prend au jeu rapidement et on se laisse porter par les scènes qui se suivent à bonne vitesse. On ne s'ennuie pas un instant...

Bref, un film qui vaut le détour, qui vous laisse un sourire jusqu'aux oreilles lorsque vous sortez de la salle de ciné.

Mais quel rapport avec ce blog ?
Eh bien, Mélanie est caissière polyvalente... dans un bar / station service.
Son boulot ? Elle est serveuse, caissière, pompiste, secrétaire, femme de ménage. Et sous couvert d'un film comique, le film met en avant (entre bien d'autres choses) l'exploitation du personnel, la toute puissance d'un patron, la peur de l'employé de perdre son emploi...
Au final, la révolte de Mélanie aura eu du bon.

Bande-annonce (qui donne bien le ton et ne dévoile pas toute l'histoire et encore moins tous les gags...) :

 


Casting

Réalisateurs : Jean-Patrick Benes, Allan Mauduit
Producteurs : Antoine Rein, Fabrice Goldstein - Karé Productions
Acteurs
Mélanie (Marilou Berry) - elle excelle dans son rôle de Vilaine !
Aurore (Frédérique Bel) - la blonde qui se veut super sexy
Martinez (Pierre-François Martin-Laval) - le patron
Blandine (Joséphine de Meaux) - la frustrée
Innocent (Thomas Ngijol) - le noir sans-papiers
Mère de Mélanie (Chantal Lauby)
Jessica (Alice Pol) - la nana un peu cruche
Jonathan (Gill Alma) - le garagiste chippendale
La grand-mère de Mélanie (Liliane Rovère)

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vos histoires de caisse (23)

6 Novembre 2008, 00:00am

Publié par Miss pas touche


Il est temps de repartir à la conquête des rayons de supermarché, cette conquête de l'espace, non pas intersidéral, mais plutôt celui nécessaire pour passer deux caddies de front entre chaque rayon et parvenir à attraper tous les articles indispensables. Le tout en gérant la crise de larmes du petit dernier qui ne supporte plus le bruit ambiant, la lumière agressive et la foule qui se presse toujours un peu plus au rythme des musiques qui passent.
Les courses : une conquête ou un parcours du combattant ? Une aventure sans fin c'est certain.

Place à vos tranches de vie, vos coups de coeur et coups de gueule.



Isabelle
côté client

Je faisais les courses avec ma fille âgée de 4 mois dans le porte bébé. Après la galère dans les rayons parce qu'on est un peu coincés avec un bébé devant soi j'arrive en caisse. Je commence à vider mon chariot et là je galère, presque impossible d'atteindre le fond du chariot.
Je ne peux pas me pencher en avant parce que j'ai le bébé, je dois donc me mettre à coté du chariot et plier les genoux, sauf que je suis petite et mes bras ne touchent pas le fond du chariot (si si essayez ce n'est pas évident, je vous assure).
Plusieurs clients me regardent, commencent à sourire, j'entends des chuchotements. J'ai envie de les envoyer bouler avec leurs moqueries.
Et une vieille dame s'approche de moi d'un pas décidé, je me dis que je vais me faire jeter de prendre du temps. Eh bien non, en fait elle venait m'aider ! Il a fallu que ce soit la personne la moins à même d'aider qui le fasse.
Merci madame.




Ango
côté client

Une petite anecdote de caisse de mon fils...
Au supermarché à côté de chez nous, mon fils de 3 ans a une manie. Quand nous arrivons en caisse, il file jusqu'à la petite porte qui permet à la caissière de prendre son poste, l'ouvre et entre....
Et quand la caissière est nouvelle, il faut lui expliquer que mon fils... Veut un câlin!
Ce filou en profite pour tenter de leur extorquer des sous une fois sur deux. Évidemment, il n'y est encore jamais arrivé...



Aurore
côté caisse

Je travaillais comme caissière dans un salon de thé à Paris (dans un quartier chic)

Le téléphone sonne, je réponds. Ben oui les caissières sont polyvalentes (standardiste, point info, vestiaires, papier cadeau....) c'était même écrit « caissière polyvalente » sur mon contrat (véridique!).

Au téléphone, c'est une actrice française qui veut commander 2/3 choses et une amie à elle passera dans l'après-midi récupérer son bien.

Cette dame arrive donc quelques heures plus tard.
Elle: Bonjour mademoiselle, je viens de la part de Mme...., récupérer sa commande.
Moi: Oui bien sûr , tout est là je vous attendais.
Elle me tend la carte bleue de Mme.... avec un bout de papier où sont inscrits quelques chiffres : Tenez (le code était noté sur le bout de papier) je n'ai pas mes lunettes, mais je vous fais confiance pour saisir le code.
Moi (voyant le nom de cette actrice sur la CB): Vous êtes sûre Mme ?
Elle: Oui, oui.

je m'exécute, je trouve ça adorable de me faire confiance comme ça, je la remercie, lui souhaite une bonne soirée.

10 min plus tard Mme.... appelle, je réponds
L'actrice : Merci Mademoiselle pour la commande c'est très gentil, je vous dis a bientôt (c'était une habituée).
Moi très touchée : Avec Plaisir Mme, à très bientôt.

J'ai eu un sourire radieux jusqu'à la fin de la soirée!

---

Une dame assez snob (on est dans un quartier chic) arrive pour régler ses achats et sort son chéquier, la machine le remplit et...

Moi: Je vous demanderai une pièce d'identité avec votre chèque Madame, s'il vous plait.
La cliente: Vous ne voyez pas que c'est un chèque de la banque de France?
Moi: Excusez moi madame (avec le sourire et tout le tralala...) mais j'ai des directives je suis dans l'obligation de demander une pièce d'identité pour tout règlement par chèque quel qu'il soit (bien sûr intérieurement et après coup je me disais que c'était la première fois que j'en voyais un et je ne connaissais pas la valeur des "chèques de la banque de France" je ne savais pas qu'ils étaient différents des autres)
La cliente me tend sa carte d'identité et me répond : J'en informerai la direction c'est inacceptable .

Info annexe : avoir un chéquier de la Banque de France est synonyme d'un compte bien approvisionné. Ce qui veut donc dire que le compte ne devrait jamais se retrouver à découvert.
Mais la cliente avait un peu trop vite oublié que si la caissière demande une pièce d'identité, ce n'est pas pour la contacter en cas de compte non solvable, mais pour vérifier que ce n'est pas un chèque volé.
Certes, la procédure agace certaines personnes, mais elle s'avère nécessaire et en cas de vol, c'est une sécurité supplémentaire (même si, comme pour tout, ce genre de sécurité n'est pas infaillible)


Cyril
côté caisse

J'arrive avec mon caisson sous le bras pour aller à mon poste (travail étudiant le dimanche) et il y avait beaucoup de monde comme à l'accoutumée . Une fois que je passe le rayon des fruits et légumes, les clients me guettent et me "sautent" dessus. Et j'entends très souvent :
- Vous allez ouvrir ? (pas bonjour ni autre chose n'est ce pas...)
- Bonjour. Oui mais non, je n'ouvre que dans 10 minutes mais vous pouvez tout à fait attendre que je revienne ?
- Roooh (et d'autres râles, insultes si j'avais tendu l'oreille).
Je pose mon tiroir sur sa base et ouvre la caisse pour faire un apport monnaie qui se trouvait dans un sac.
A ce moment là, une cliente arrive et commence à poser ses articles sur le tapis même pas en marche et la barrière encore fermée.
- Je n'ouvre pas toute de suite madame.
- Si allez, il y a du monde !!!
- Non madame, j'ouvre après avoir au moins pris une pause de 5 min car j'ai commencé à 7h du matin (j'étais en rayon jusqu'à 10h).
Mais elle ne voulait absolument pas partir. Je fais mon apport monnaie et je ferme mon tiroir. La cliente attend toujours...Je m'en vais dehors en entendant quelque chose comme :
- Ces jeunes alors !!!!

Il m'était déjà arrivé ce genre de rapport avec un autre client et j'avais fléchi, ne prenant pas mes cinq minutes de pause auxquelles j'avais droit. Une fois mais pas deux.





Mathieu
côté client

A l'époque j'étais dans une station balnéaire pour toute la période estivale, du fait du travail de mon père. Avant que je commence à travailler, j'allais tous les jours faire quelques courses au supermarché du coin afin de cuisiner pour mon père lorsqu'il rentrait du travail le midi. Or il s'est avéré que je trouvais une caissière particulièrement charmante et de mon âge.
Je suis d'un naturel assez timide et je m'arrangeais à passer toujours à sa caisse lorsqu'elle était là afin d'avoir la joie qu'elle pose son regard sur moi, et ce même si sa caisse était bondée de monde.
Au bout d'un moment elle me reconnaissait et nous discutions un peu le temps qu'elle passe mes articles.
Lorsque vint le dernier jour où je passais à sa caisse (le lendemain était mon premier jour de travail), j'ai acheté un bouquet de roses blanches dans le supermarché. Je pris soin d'y agrafer une carte ou j'y ai inscrit: "pour vos jolis yeux".
Etant de nature timide, lorsqu'elle eut fini de passer mes articles et m'eut encaissé, j'ai profité d'un instant d'inattention de sa part afin de m'éclipser rapidement en laissant ostensiblement le bouquet en bout de caisse. Je suis parti sans me retourner ne sachant pas si elle avait pris la peine de lire la carte sur le bouquet et je dois dire que ce doute m'occupa l'esprit durant quelques jours.
Une semaine plus tard, alors que je me baladais dans la rue, je reconnus la jeune caissière qui venait vers moi. Rouge de honte, je fis mine de continuer mon chemin. Elle me rattrapa, me pris par le bras et m'embrassa tendrement en me disant merci pour les fleurs, avant de poursuivre sa route.
Je ne l'ai jamais revu mais ce seul baiser a, je dois dire, emplit mes vacances de soleil.



Anaïs
côté caisse

Je travaille dans un bowling. Il y a quelques temps, une cliente est venue se détendre avec sa  famille. Visiblement, c'était la première fois qu'elle jouait. Elle m'a posé beaucoup de questions, auxquelles j'ai répondu avec patience, malgré la file d'attente qui commençait à s'agrandir. Au moment de payer, je leur demande leurs chaussures (pour leurs donner les chaussures de bowling) et je me rends compte que cette dame n'a pas de chaussettes. Je lui explique que c'est obligatoire pour une question d'hygiène et que si elle n'en a pas amené je peux lui en vendre une paire réutilisable au tarif d'un euro.
- Ah c'est cher, me dit la dame, qui hésite longuement (quel investissement !) puis contre toute attente elle me demande :
- Mais elle sont propres?
Sur le coup je n'ai même pas su quoi répondre tellement j'étais interloquée par sa question, puis j'ai réprimé un énorme fou rire, m'imaginant récupérer les chaussettes sales des joueurs pour ensuite les revendre. Je vous laisse imaginer la tête du mari et des enfants, face à cette question pour le moins surprenante !



Olivier
côté client

Un beau jour d'été, je finis mes courses, et je me rends donc vers les caisses.
A ce moment là nous avons toujours le même dilemme, quelle caisse choisir ?

Nous avons tous notre préférence : fille mignonne, la caisse qui nous semble la plus rapide, ...

Moi je choisis la seule caisse, où il n'y a qu'un seul et unique caddie, certes bien rempli, mais un seul caddie.

En bon client, je me mets derrière, le caddie est déjà presque vide. Le dernier article est scanné par le caissier, soudain un autre caddie arrive, poussé par une autre personne, il passe devant moi (c'est un magasin où il n'y à pas de tapis de caisse, le caissier transvase vos articles de votre caddie vers un autre caddie). Je lui lance un « faut pas vous gêner », il me répond :
- Je suis avec monsieur.
Bon cela passe, pas trop grave...

Mais voilà un troisième caddie qui passe devant moi, le ton monte, et le caissier me lance froidement :
- C'est le même compte, monsieur.

Je lui réponds :
- Donc, si je comprends bien, pendant que vous commencez à scanner mes articles, je peux continuer mes courses ?
On ne me répond pas.

Sentant mon énervement, on ouvre une caisse juste pour me faire passer.

Deux jours plus tard, je me rends à nouveau au magasin, le même caissier est présent, j'arrive à sa caisse, je fais la file avec mon caddie, avec simplement un paquet de biscuit. Arrivé à mon tour, je lui lance un grand sourire et lui dit :
- Vous permettez monsieur, je vais continuer mes courses, c'est le même compte.

Il n'a pas osé dire quoi que ce soit, et a simplement répondu :
- Bien sûr monsieur.

J'ai évidemment pris directement ce dont j'avais besoin, et j'ai terminé très rapidement la petite blague, mais je pense que le brave caissier a bien compris la méprise totale de cette histoire deux jours plus tôt.


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Dessine-moi une caissière... (1)

2 Novembre 2008, 17:00pm

Publié par Miss pas touche

Bonjour à tous,

Pour ceux qui ne le sauraient pas, je suis une lectrice insatiable de bandes dessinées. C'est une passion qui me suit depuis mon enfance et comme beaucoup de fans de ces livres remplis de petits dessins, j'aime aller à la rencontre de quelques auteurs dans les salons et festivals dédiés à la BD.
Et il y a une semaine se tenait le second plus gros festival BD de France à St Malo, le bien nommé Quai des Bulles. De rencontres en discussions, j'ai donc cédé à la "fan attitude" et demandé quelques dédicaces.
Le thème que j'ai proposé aux auteurs était un peu spécial et certains ont fait des yeux ronds en entendant ma demande... Il faut dire que demander leur personnage principal à une caisse de supermarché, ça laisse comme une vague interrogation.
En leur expliquant le contexte de ce blog et du livre, ils se sont tous prêtés au jeu.
Et comme j'aime bien partager, je vous laisse découvrir ces très belles dédicaces.


Dessin signé Kerascoët, les dessinateurs de Miss pas Touche
- leur site -


Pour celle-ci, une explication s'impose. Mon pseudo sur ce blog est Miss pas Touche, directement emprunté de cette série signée Hubert & Kerascoët. Depuis un an et demi, j'espérais pouvoir rencontrer enfin les dessinateurs. Et pour une fois, c'est moi qui me suis retrouvée toute intimidée face à ce couple d'auteurs.
Pour la petite histoire, je leur ai demandé de dédicacer mon propre livre et pas leur album, je n'ai pas pu m'en empêcher...



Dessin signé Gally, auteure de l'album Mon gras et moi
- son blog -


Fan de première heure de son blog d'une grosse, Gally a sorti de ce blog un album drôle avec un vrai, grand et gros message de fond.
Au passage, son album fait parti de la très sélecte sélection officielle pour le festival BD d'Angoulême (le plus gros festival BD de France). On croise les doigts pour toi Gally !




Dessin signé Cédric Perez, auteur de l'album The Ape
- son blog -



Eh oui... dans cette bande dessinée, un des personnages récurrents est un gorille...
Cédric Perez m'a promis que l'an prochain il me fera une suite à cette première case. Je me demande bien quelle tête aura Ginette !





Dessin signé Anne Guillard, auteure de la série Valentine
- son site -


Elle a poussé le vice à me remettre derrière la caisse... c'est malin ! Et je ne m'étais jamais rendue compte que j'avais une si grande bouche ;o)
Pour la défense de la cliente, elle a une vie difficile... entre une mère qui lui laisse son chien tous les week-end, une vie amoureuse totalement plate et un pot de Nutella qui lui fait de l'oeil, c'est dur d'être un loser...




Dessin signé Yiagël, dessinateur de la série EgoVox
- son blog -


Quel avenir ! Un super héros qui veut absolument passer à une caisse fermée, tenue par un robot de premier ordre...
Vous noterez que même dans le futur les caddies auront toujours leurs petites roues.




Dessin de Sébastien Grenier - dessinateur de la série Arawn
- son site -



C'est une série mêlant légendes et fantastique où les luttes sont féroces... En témoigne ce douloureux passage en caisse.
Pour la petite histoire, le dessinateur ne connaissait pas mon pseudo Miss pas Touche et son dessin est un superbe clin d'oeil sans le vouloir...



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Ticket de caisse bis : si vous voulez plus d'infos sur les albums, cliquez sur la couverture petit format, vous pourrez lire une chronique de chaque BD.

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