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Il est né !

27 Mai 2008, 16:40pm

Publié par Miss pas touche

L'accouchement aura été assez rapide et sans douleur... Un vrai rêve...
Il est né et a pu être admiré hier chez Stock, de manière certes encore confidentielle, mais j'ai pu apporter mon appareil photo et prendre quelques clichés pour vous montrer mon très cher livre tout nouvellement sorti de presse !!!

Et voir des dizaines de bouquins avec mon nom dessus et mes textes dedans, c'était juste... incroyable !


Place au reportage photo spécial coulisses...

Même encore plastifié, ça a déjà de la gueule...

Allez... on les installe en piles bien hautes et on admire... :)


Et là, c'est la consécration... Toute première dédicace sur MON livre !


C'est la fin de la journée, c'est déjà nettement moins bien rangé... hem...


Dans 8 jours, il sera mis en vente...
Je vais même passer aux Grosses Têtes le jour de la sortie et aussi quelques autres émissions. Vous risquez d'entendre de nouveau parler de la caissière...

En tout cas, merci à vous tous pour m'avoir aidé à porter ce projet à terme.

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Parution : 4 juin
Prix : 15,50€
Où le trouver : dans toute librairie et dans diverses grandes surfaces (mais là, je n'ai pas le détail)
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Planning des dédicaces

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vos histoires de caisse (13)

25 Mai 2008, 19:15pm

Publié par Miss pas touche

(illustration de NoTTo, c'est du second degré hein!)


Qui s'invite à la caisse aujourd'hui ? Kirikou, un amoureux, une femme qui veut se faire servir, une grande pressée ou encore une cliente qui ne sait pas décrocher un mot ? Tout ce petit monde en même temps ?
La parole est à vous.

Aurélie
Côté caisse

C'est un jour où j'étais à l'accueil. Une cliente vient vers moi et me demande:
- Je ne trouve pas ce produit.
Prévenante, je lui dis :
- Venez avec moi je vais vous le montrer dans le rayon.
Je l'accompagne dans le magasin, lui désigne le produit recherché et retourne a l'accueil.
À peine cinq minutes plus tard, la cliente revient pour connaître l'emplacement d'un autre article. Cette fois-ci je ne me déplace pas mais lui explique où le trouver.
Quelques minutes passent encore. La cliente revient avec cette fois, non pas une question pour un article mais pour toute sa liste. Je lui explique que je ne peux pas laisser mon poste à l'accueil car je dois m'occuper aussi des autres clients.
Elle marmonne :
- Bah chez XXX, eux ils me le font.
Une autre cliente qui avait suivi la conversation répond alors :
- Oui mais chez XXX, ils ne sont pas aimables et patients comme cette jeune femme.
La première dame a du coup fini ses courses toute seule.
Comme quoi, la notion de libre-service n'est pas vue de la même manière par tout le monde...

Elodie
Côté cliente

J'étais derrière une petite fille et sa maman à la caisse. À côté attendaient un papa et son fils (tous les deux noirs). À peine la petite fille a-t-elle vu le garçon qu'elle se tourne vers sa maman en criant:
- Maman, maman, regarde! Y'a Kirikou!!!
Dur dur de ne pas éclater de rire devant tant de spontanéité.
Les enfants sont touchants de naïveté, leurs réflexions me feront toujours sourire.

Cindy
Côté caisse

Caisse moins de 10 articles. Une attente de 5 ou 6 clients à ma caisse. Une dame arrive et passe devant tout le monde sans rien demander et sans s'excuser auprès de ceux qui attendent. Elle me tend deux brosses pour laver le sol et me demande le prix car un des deux articles ne passe pas. J'appelle la chef du rayon qui me dit que c'est le même prix pour les deux brosses. La cliente me tend alors de nouveau ses brosses pour que j'encaisse ses articles directement.
Je lui dis gentiment:
- Madame, vous êtes à une caisse moins de 10 articles, veuillez faire la queue comme tout le monde s'il-vous-plait.
Ça n'a pas loupé, elle me jette les brosses sur le tapis et sort par l'entrée.
- Madame la sortie est derrière moi, lui dis-je.
Biarrement, elle n'a pas dû m'entendre...


Brigitte
Deux histoires pour le prix d'une...
côté caisse


L'autre jour, j'ai eu un client un peu enrhumé, il me demandait un produit que nous n'avions plus en rayon, mais encore en réserve. Je le fais patienter à ma caisse tout en m'occupant des autres clients. Cela a pris une bonne dizaine de minutes avant que mon collègue ne revienne avec l'article recherché.
Dix longues minutes, car durant tout ce temps ce client se mouchait avec beaucoup de grâce non pas avec un mouchoir (il n'en avait sans doute pas besoin) mais avec ses doigts.
Une fois l'article passé en caisse il me paie avec une poignée de petites pièces qu'il me tend de ses doigts luisants. J'étais ravie...
Du coup, maintenant, j'ai toujours des petites lingettes avec moi.

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Un matin, une cliente passe à ma caisse. Tout se passe très bien jusqu'au moment de régler. La cliente me tend un billet, je tape sur ma caisse le montant,puis elle me dit:
- J'ai l'appoint.
- Oui, si vous voulez.
Elle s'arrête alors en plein mouvement et me dit d'un air très supérieur:
- Ha! Vous avez déjà tapé sur la caisse tant pis!
Je l'ai regardé l'air hébété et lui ai répondu:
- Je sais rendre la monnaie sans la machine.
- Non, non.
Elle a ramassé la monnaie qu'elle avait préparée. La caissière ne doit sans doute pas être capable de compter sans l'aide de sa caisse... Hem.


Nelly
Côté caisse

Aujourd'hui, c'est un jour férié, je suis à la caisse moins de 10 articles. Il n'y a pas beaucoup de monde alors je prends mon temps avec chaque client. Un jeune homme passe et nous discutons aimablement quelque secondes le temps de scanner ses 2 articles. 2 heures plus tard le client repasse et je le reconnais :
- Re-bonjour !
Je passe ses articles : une babiole et un bouquet de roses. Je lui indique le montant et il paye. Puis, avant de partir, il pose le bouquet sur ma caisse.
- C'est pour vous ...
Très surprise, je ne réponds même pas. Il me tend un papier avec son nom, adresse et numéro de téléphone.
- Si vous êtes un coeur à prendre, ajoute-t-il.
Encore plus gênée par la situation je reste muette et il finit par lancer:
- Bon je suis timide je m'en vais.
Il part sans que je ne parvienne à dire quoi que ce soit. Je reste bouche bée avec le bouquet dans les mains.

J'ai gardé les roses (après moult vérifications des agents de sécurité car le client ne m'avait pas laissé le ticket pour preuve d'achat) et n'ai jamais revu cet homme, je n'ai jamais osé l'appeler.
Il a eu beaucoup de cran pour faire ça !



Jennifer
Côté caisse

Je travaille dans les rayons en général mais je donne un coup de main en caisse quand il y a beaucoup de monde. C'était un jour entre midi et deux, il y a un coup de bourre et j'ouvre une caisse, je demande a une dame de venir vers moi. Elle ne m'entend pas. Je continue de l'appeler sans succès, c'est un jeune qui lui signale que je l'invite à venir à ma caisse.
La cliente se dirige alors vers moi sans un regard et commence à déballer son caddie.
- Bonjour Madame!
- ...
- Bonjour Madame !
- ...
Je parle un peu plus fort :
- Bonjour Madame !
Toujours pas de réponse au bout de la quatrième fois je lui demande si elle ne veut pas me dire bonjour. Elle reste muette. J'avais déjà passé ses articles sinon j'y serais encore. Je lui demande alors de régler ses achats et elle me dit (ha mais elle parle donc!) :
- Carte bleu.
Elle paye et s'en va. Elle a déjà parcouru plusieurs mètres quand je dis haut et fort :
- Au revoir Madame !!
Silence radio...

Une collègue et moi éclatons de rire car c'était vraiment la première fois qu'on voyait ce genre de réaction. On ne peut pas dire que j'ai ignoré la cliente mais elle m'avait apparemment oublié...


Vous aurez peut-être remarqué le nouveau menu tout en haut à gauche du blog, avec l'apparition d'une nouvelle rubrique : dédicaces.
Vous pourrez y voir les premières dates de rencontres en librairie et hypermarchés de prévues ;o)


N'oubliez pas le petit concours pour gagner le T-shirt du blog...
Il vous reste encore quelques jours pour participer (fin : 30 mai).

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Déshabillez-moi jusqu'à la moelle

21 Mai 2008, 22:35pm

Publié par Miss pas touche

La caissière en plus des tâches habituelles d'encaissement, de figurante pour tapis roulants, de guichet automatique et autres rendus monnaies, rend aussi parfois service à ses collègues des rayons. La caissière sait être multi-tâche (mais ne le répétez pas trop fort...).
J'occupais régulièrement le poste convoité d'encaisseuse manuelle (car oui, je prenais les pièces dans mes mains...) à l'espace culturel. J'avais la chance de non plus scanner petits pois, papier toilette et margarine, mais plutôt des produits culturels : le dernier livre de blague Carambar ou le Nothomb annuel, le nouvel album de M Pokora ou une compilation d'André Rieu et tout un tas d'autres articles aussi étonnants que passionnants (j'exagère quand même un peu parce que j'ai aussi découvert bien des trésors de derrière ma caisse et l'envie folle de découvrir de nouveaux auteurs dont les clients prenaient un livre particulier comme une friandise convoitée). Lectrice de BD acharnée, j'en ai aussi bien souvent profité pour jeter un oeil aux sorties et accessoirement exploser mon budget livre un peu plus souvent qu'à mon tour... mais quand on aime lire...

Bref, revenons à nos moutons et retournons bosser plutôt que de rêvasser.
Lorsque les journées sont plus calmes (ou même lorsqu'il y a plein de monde, mais là, on fait ce qu'on peut, on n'a que deux mains et un cerveau), les vendeurs nous demandent souvent un coup de main pour étiqueter, ranger, désétiqueter, reranger, appeler les clients pour leur annoncer que leur livre est arrivé (ou en rupture de stock) et rereranger.
Vous ai-je dit qu'on rangeait aussi de temps en temps ? C'est impressionnant d'ailleurs, on passe 5 minutes à remettre les piles de livres droites dans un rayon, on passe à celui d'à côté et lorsque l'on se retourne vers le premier, on se demande si une mini-tornade ne se serait pas abattue subrepticement dans notre dos. Et pourtant, même si on jette un oeil à droite et un à gauche, il n'y a personne... Bizarre... Bizarre...
Ceci dit, nous, de notre côté de la caisse, nous sommes toujours ravies de diversifier nos activités et lorsque le calme est plat et qu'il n'y a pas un client à l'horizon (voir même à deux mètres de la caisse...), on saute souvent sur l'occasion pour filer un petit coup de main aux vendeurs.
Et cet après-midi, le calme est particulièrement plat. Une des vendeuses devait me voir me morfondre derrière ma caisse, peut-être même prête à m'endormir (Hé, faut quand même pas pousser !). Elle me propose alors un tout nouveau boulot, une activité que je n'avais encore jamais pratiquée.
- Chouette ! Je vais apprendre un nouveau truc. Vas-y, explique-moi ce que je dois faire, lui dis-je pleine d'entrain.
- Super, regarde alors !
Elle me montre du bout de son doigt un tas de livres type Harlequin empilés sur une table à roulettes. Il y en a une bonne cinquantaine.

Au fur et à mesure qu'elle m'explique ma nouvelle tâche, mon visage perd tout sourire.
Et lorsqu'elle me montre la marche que j'aurais à suivre avec chaque exemplaire présent sur la table, mon coeur se tord. Le bruit du papier qui se déchire me fissure le coeur.

Les 50 bouquins étendus sur la table clinique attendent leur dernière opération avant de partir au rebus.
D'un geste brusque, il me faut prendre la couverture, la plier à l'envers et arracher en un mouvement sûr et précis les pages du livre.

À la fin de l'opération, il reste deux tas :
des couvertures
des feuilles remplies de signes encore maladroitement collées entre elles.

Oui, ce n'étaient que des Harlequins, oui ce n'est pas ce qu'on appelle de la grande littérature, mais détruire un livre de la sorte lorsque soi-même on aime lire... lorsque soi-même on aime carresser du regard les rayonnages des librairies, la chute est rude.

Le travail de bourreau achevé, je m'empresse de retourner derrière ma caisse et d'accueillir la cliente qui arrive avec ses livres sous le bras, ceux-là au moins ne finiront pas dans un tas de papier froissé.


Note 1 : pourquoi enlève-t-on la couverture du livre ?
Pour certains livres proposés en librairie, s'ils ne sont pas vendus, ils ne sont pas retournés au fournisseur, il n'y a aucun stock de ces livres qui ont une durée de vie très limitée. Et pour le libraire, la façon de dire à son fournisseur qu'il n'a pas vendu tous les articles est de lui faire parvenir un morceau du livre invendu (qui de toute façon sera détruit, au pilon). Et ce qui pèse le moins lourd, c'est la couverture.
Le libraire ne renvoie que la couverture et jette dans la benne à papier les feuilles imprimées qui seront recyclées.
Là où finissent beaucoup d'ouvrages...

Note 2 : C'est en lisant ce texte : Le pilon que j'ai repensé à ce que j'ai fait subir plusieurs fois à ces livres qui ne m'avaient rien demandé.

Note 3 : Mon livre sort dans tout juste deux semaines ! (et j'ose écrire un article où la caissière torture les bouquins ! ha ben bravo...)
Le prix définitif est enfin connu (il est temps me direz-vous...), il est à 15,50€. Je suis contente, le prix n'est pas excessif.

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Commerce équitable en grande distribution ?

15 Mai 2008, 14:56pm

Publié par Miss pas touche

Je vais dépasser un peu le cadre du blog avec cet article, mais pas pour autant celui de la grande distribution.  Pour une fois, je vais passer du côté du consommateur et regarder un peu ce qu'on peut trouver dans les rayons.
Lorsque l'on fait nos courses, nous voyons sur certains produits alimentaires (mais pas seulement) une mention « commerce équitable ».
Je me souviens avoir d'abord découvert ces termes sur du café il y a déjà quelques années puis en y prêtant un peu attention sur une multitude d'autres produits. Ces produits, on les trouve aussi bien dans des magasins bio que dans les grandes surfaces car la plupart des grandes enseignes ont accepté d'ouvrir leurs rayons à ce moyen de consommer différemment.

On en a tous plus ou moins entendu parler, mais le commerce équitable, c'est quoi ?
« Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l'objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleurs conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations du commerce équitable (soutenues par les consommateurs) s'engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l'opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel. »
(source)


Cela nous concerne tous et apprendre à consommer mieux n'est pas forcément synonyme de dépenser plus. C'est un acte citoyen, un acte qui pourra être profitable à tous : au producteur qui se verra rémunéré décemment, et au consommateur qui achètera des produits de qualités qui respectent l'Homme et l'environnement.


Ce qui m'a motivée à écrire sur ce sujet, c'est cette vidéo qui a beaucoup circulé sur le net ces dernières semaines pour promouvoir la quinzaine du commerce équitable (infos ici) qui vient de s'achever.



C'est un joli reflet du message sous-jacent : « consommer autrement ».
Au passage, je me suis demandée comment aurait réagi la direction du magasin si elle avait vu des clients lancer les produits dans les allées du supermarché...

Et puis, imaginez la même scène en caisse : un client lance un article, la caissière l'attrape au vol, scanne l'objet et le relance dans le caddie 5 mètres plus loin. Quel jeu de passe-passe.
Et là, c'est le drame, le paquet atterrit dans un autre chariot...
Et un slogan au bout des caisses :
Pour égayer vos courses en hypermarché, passez à la caisse "panier de basket équitable"

Blague à part, j'aime assez ce regard sur la consommation où le consommateur devient un acteur actif et non plus passif. En choisissant d'acheter des produits équitables (mais c'est aussi vrai avec la vente directe des producteurs locaux à travers les coopératives qui se multiplient), on prend conscience qu'en faisant des choix pertinents, l'impact sera significatif tant au niveau du vendeur que de l'acheteur.

En y regardant d'un peu plus près, il existe aussi des arguments montrant que le commerce équitable n'est pas si équitable et qu'il apporte aussi des aspects négatifs (lire ici 10 contre-arguments) mais peut-on parvenir à un résultat 100% positif ? Si cela améliore les conditions de vie et de travail du producteur et que le consommateur n'est pas lésé dans l'opération, il y a déjà un grand pas d'accompli.
C'est un bon début, non ?

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vos histoires de caisse (12)

11 Mai 2008, 16:58pm

Publié par Miss pas touche

(illustration de NoTTo)

Sur le podium de la semaine, vous pourrez découvrir : un agent de sécurité curieux, une histoire de blonde, 80 centimes de plus, une bouteille de vin, une carte bancaire et une poignée de menue monnaie.
Pas mal...

Karine

Après avoir scanné les articles de toute une petite famille, celle-ci les range bien précieusement dans ses sacs. Soudain l'agent de sécurité du magasin arrive à ma caisse. Il se dirige rapidement vers la mère de famille et lui demande de reculer de quelques pas.
Le mari et les enfants se demandent bien ce qu'elle a pu faire. L'agent et la femme échangent quelques mots puis le vigile repart. La cliente revient à ma caisse. Je ne peux pas m'enpêcher de lui demander ce que l'agent lui voulait.
Mi-étonnée, mi-amusée par ce qui venait de se passer, elle m'explique que le vigile aimait bien son pantalon et lui a demandé ou elle l'avait achetée pour pouvoir offrir le même à sa femme. Ça nous a fait bien rire et heureusement que le mari avait beaucoup d'humour...



Aurore

J'étais en caisse prioritaire, réservée aux femmes enceintes et aux personnes à mobilité réduite.
J'encaisse les courses d'un couple dont la femme n'est plus qu'à quelques jours de l'accouchement, derrière suit une future maman accompagnée de la future grand-mère.
Tout à coup une jeune femme blonde platine déboule et lance avec un grand sourire :
- Je suis enceinte.
Elle paraissait très fière de l'annoncer. Une layette se balançait sur le bout de son index. Je lui réponds que les dames devant elle le sont aussi.
- Oui mais moi plus qu'elles !
Le couple que j'encaissais regarde la cliente enceinte qui était derrière eux (celle accompagnée de sa maman), le mari rit et dit à cette future maman quil faudra bientôt présenter les certificats médicaux. Je souris aussi. La scène est vraiment drôle.

Le couple s'en va en me souhaitant un bon courage. La future maman et la future grand-mère laissent gentiment passer cette dame « à la layette ».
Après son départ, la future maman ne peut s'empêcher de me dire, avec un grand sourire :
- Y a que les blondes pour faire ça !
On a éclaté de rire toutes les trois !

Ce n'est pas une blague sur les blondes ! ça s'est passé le mercredi 6 février 2008... journée des enfants et des mamies.
Mais à ce moment là j'ai eu l'impresion que c'était une blague... Tout y était : un décor classique avec cette scène surréaliste et une grande blonde platine très fière d'elle.
Quand je dis qu'on n'a pas besoin de caricaturer les clients, ils le font très bien tous seuls, l'anecdote ci-dessus en est un excellent exemple.
La scène me fait bien rire, j'avoue.

Nadia

Un client passe a ma caisse, paye ses achats (un gros caddie) et oublie de me présenter sa fameuse « carte de fidélité ». Il me dit que c'est de ma faute et commence à s'exciter...
Je téléphone à ma responsable qui met une dizaine de minutes à venir (il y a beaucoup de monde) ce qui laisse le client de marbre mais impatiente les clients suivants. Ma chef arrive enfin et propose d'annuler tous les articles pour pouvoir passer la carte (je rappelle que c'est un caddie énorme).
Je m'exécute et repasse tous les articles afin de les annuler les uns après les autres.
Le client observe la scène et répète plusieurs fois que c'est de ma faute, qu'il m'avait tendu sa carte et que je ne l'avais pas scanné....
Tous les articles sont annulés.
Je repasse donc une troisième fois les articles pour que cette fois-ci, je prenne sa carte de fidélité. Il règle et apparaît sur le ticket de caisse : « vous avez obtenu 80 CENTIMES grâce à votre carte de fidélité ».
Avant de partir, le client avoue à ma chef qu'il avait réellement oublié de me donner sa carte... Un soupçon de remords peut-être ?

Mais que ne ferait-on pas pour 80 centimes...




Vanessa

Un jour, un type arrive à ma caisse en hurlant que le magasin est une véritable porcherie. Il me dit que du vin a été renversé dans le magasin et que personne ne vient nettoyer.
Je lui demande ce que je dois faire d'après lui vu que je suis en caisse. Il me répond que je pourrais au moins aller nettoyer et que je devrais avoir honte.
Sans attendre de réponse, il s'en va.
Ma collègue de derrière m'interpelle :
- C'est lui qui a fait tomber une bouteille de vin dans le rayon...

Zen attitude...



Catherine

À choisir une anecdote, parmi les nombreuses négatives que j'aurais à raconter, ce sera ma plus jolie.
Un couple et leur fils d'environ trois ans passent en caisse. Au moment de payer, le papa me tend sa carte bleue :
- Je vous donne ma carte.
Et son fils, très étonné, lui dit :
- Mais papa, tu vas plus en avoir des cartes après !!!
S'en est suivi un bon fou rire avec les parents, et un grand échange...

Pour ces petites bulles de bonheur, je n'echangerais ma place pour rien au monde, pour les moments plus désagréables, je m'en irais bien en courant.



Sabine

Un samedi soir, au moment de la fermeture, j'ai un client qui arrive avec trois articles. Je les scanne et lui indique la somme à payer.
- Je peux vous donner des pièces de 1 et 2 cents ? Ça vous arrange ?
- Oui, on a toujours besoin de monnaie.
J'imaginais qu'il voulait m'en donner une petite poignée. Le client sort alors de sa poche un pochon rempli de petites pièces et me paie 2,44 euros avec sa menue monnaie. Je prends son sav et après avoir fait des petits tas par 10 cents (pour être sûre de ne pas me tromper dans mes comptes), je lui rends les quelques pièces qu'il restait.
Avec un grand sourire il me dit :
- Heureusement que ça suffisait, sinon j'aurais du vous donner un billet de 5 euros
Je lui dis bonsoir avec un sourire un peu nerveux car ma caisse débordait de monnaie, le comptage s'en trouvait du coup bien rallongé...
Cela partait d'un bon sentiment de la part du client, car on sait bien que dans les commerces, on a souvent besoin de monnaie. Après, les gens ne peuvent pas savoir que le soir on compte notre caisse. Tous les soirs ou toutes les semaines, dans certains magasins (j'aurais bien aimé voir ça...) ce n'est pas l'hôtesse de caisse qui compte son caisson mais une employée de la caisse centrale...

Mais il faut quand même que appreniez une chose chers clients, la caissière essaie très souvent d'avoir un caisson presque vide pour effectuer un rapide comptage de caisse le soir, et c'est tout un art d'arriver juste... Combien de fois je me suis faite "avoir" et ouvrir un roulot de pièce (ha ! nan! 50 pièces de 1 centimes... zut!) à cinq minutes de la fermeture. Ce sera perdu pour ce soir, mais on retentera demain...
Oui, on s'amuse comme on peut. :-)

EDIT : Le saviez-vous ? (moi pas en tout cas!)
Voilà qui pourra servir à certaines personnes derrière leur caisse un jour ou l'autre. Merci de l'info Anath
(source)
Règlement CE n° 974-98 du Conseil du 3 mai 1998 concernant l'introduction de l'euro
        Article 11 (extrait)
"A l'exception de l'autorité émettrice et des personnes spécifiquement désignées par la législation nationale de l'État membre émetteur, nul n'est tenu d'accepter plus de cinquante pièces lors d'un seul paiement."

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N'oubliez pas, le concours est ouvert jusqu'à la fin du mois.

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Et pour les curieux, une petite interview parue ici sur le nouveau blog de psychologies.com (au passage, découvrez donc l'interview de Miss Gally pour son blog d'une grosse, ça vaut le détour)

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Gagnez votre tee-shirt de caisse (concours clôt)

8 Mai 2008, 07:06am

Publié par Miss pas touche

Vous avez toujours rêvé de porter une tenue hors du commun, un habit haute couture serti de diamants et signé par un des plus grands designers du monde la mode ?
Vous rêvez de vous démarquer et d'être envié(e) par tous les clients et caissières (qui, elles, portent un tout autre style de tenue) que vous croiserez lorsque vous effectuerez vos courses le samedi matin (fonctionne aussi les autres jours de la semaine) ?
Vous voulez être la ou le plus chic quand vous poussez votre caddie entre le rayon saucisse de Strasbourg et le rayon papier toilette ?
Alors, j'ai LA solution !

Ce tee-shirt que vous pouvez admirer juste en dessous est à gagner.
Petits veinards...
Un lot unique, un seul gagnant (du moins pour cette fois-ci).

Bref, je trouvais ça rigolo - et plutôt que de garder égoïstement ce splendide bijou haute-couture pour moi toute seule - et plus amusant de l'envoyer à l'un ou l'une d'entre vous.

Aucune question, ce sera le hasard qui désignera le gagnant.


(par contre, à cause des frais de port, le concours est réservé aux habitants de la France métropolitaine ou d'un pays limitrophe... désolée pour les lecteurs du bout du monde...)



Les résultats très bientôt ;o)


Le tirage au sort est automatique et c'est la main pure et innocente de l'ordinateur (oui oui, les ordinateurs ont des mains pures et innoncentes...) de Kyranthia (la gentille demoiselle qui a créé le module juste au-dessus) qui tirera l'heureux ou l'heureuse gagnant(e).


Bonne chance !


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On dit bonjour d'abord

5 Mai 2008, 15:01pm

Publié par Miss pas touche

Une règle de conduite fondamentale me fascine régulièrement. Quand j'étais petite, un des préceptes que mes parents m'ont inculqué et que j'ai toujours pris soin de suivre est de commencer par dire bonjour à la personne qui est en face de moi et d'engager ensuite la conversation.
Un minimum de savoir-vivre.
Un minimum de considération pour mon interlocuteur.

J'ai toujours en tête cette phrase de mes parents : « on dit bonjour d'abord ».
J'ai appris, j'ai apprivoisé cette loi et je l'applique toujours.

Et puis, dire « bonjour », « merci » ou « au revoir » n'a jamais écorché la langue de quiconque.
Du moins, c'est ce que je pensais...

Je ne travaillais pas depuis très longtemps dans la grande distribution et je croyais encore naïvement que les personnes que je croisais étaient à peu près toujours agréables. Ha, la jeunesse nous berce de bien des illusions.
C'était un après-midi, une journée de dingues. Il y avait une foule de clients à n'en plus finir.
C'est une de ces journées où l'on comprend que notre travail est un travail à la chaîne :
Bonjour, scannage des articles, paiement, merci, au revoir.
Et hop, client suivant.
Cela devient complètement machinal, on se sent un peu abruti par l'exécution de ces mouvements mille fois répétés, ces paroles dites et redites qui perdent peu à peu leur sens mais je n'en oubliais pas pour autant ce principe essentiel du « bonjour ».

Et je me souviens.
Une femme passe avec sa fille. La mère apparaît tout de suite autoritaire.
Moi : Bonjour
Elle : Alors vous voyez, j'ai un bon de réduction
Moi : Bonjour
Elle : Et donc, je veux que
Moi : (je la coupe) Bonjour
Elle me lance un regard noir !
Moi : (je soutiens son regard - réponds sèchement certainement) On dit bonjour d'abord.


Oui, parole déplacée.
Oui, parole qui aurait dû rester au fond de ma gorge et surement pas passer la ligne fatidique de mes lèvres.
Car oui, La caissière ne doit jamais répondre au client.
Et oui, c'est un principe que nul employé de caisse (et de rayon) ne doit ignorer.
Oui mais voilà, cet après-midi là, ces gestes tellement mécanisés, abrutissants au possible m'ont doucement fait glisser vers une révolte intérieur où l'envie de garder ce statut d'humain face au client était devenue très forte.
Le silence des uns, les coups d'oeil assassins des autres qui ne supportent plus l'attente en caisse, les remarques cinglantes à cause de prix qui ne passent pas, et tant d'autres piques m'ont fait bouillir à petit feu.
Et cette femme, apparemment bourrée de principes, sa tenue vestimentaire et physique, sa façon de parler, sa fille bien sage... tout me portait à croire que c'était une personne qui avait appris à bien se conduire en société. Cette femme me toisait du haut de ses talons chics sans seulement prêter attention à la personne qui était en face d'elle.
Alors cette remarque que ma mère m'a bien des fois répétées est sortie. Sans réfléchir.

Évidemment, la cliente a été très vexée.
Évidemment, elle m'a passé un savon.
Évidemment, elle a crié au scandale en hurlant à qui voulait l'entendre que je l'avais humiliée devant sa fille.

Je vous passerai les détails sur la suite de cette histoire car là n'est pas l'important et n'ont aucun intérêt ici.
À partir de ce jour-là, j'ai compris quelque chose d'essentiel : caissière, tu resteras à ta place de caissière et quelle que soit la personne en face de toi, tu ne répondras pas, tu encaisseras, dans tous les sens du terme...

Depuis, je n'ai plus jamais insisté quand quelqu'un ne répondait pas à mon bonjour...

Au passage, pourquoi aujourd'hui nous émerveillons-nous lorsqu'un enfant est poli et dit bonjour à la caissière, au voisin, au passant ou à la boulangère ? Est-il devenu si rare qu'un enfant suive ce principe basique du savoir-vivre en communauté ? Je m'interroge...
Quoi qu'il en soit, j'ai toujours été sensible en caisse, lorsqu'un enfant me disait : « Bonjour madame ». Et nul besoin d'en dire plus.


Prochaine anecdote : Destruction en règle

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