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Il y a des jours avec et des jours sans...

24 Avril 2009, 13:30pm

Publié par Miss pas touche

... Manifestement, aujourd'hui est un jour avec.

Il y a des jours qui commencent bien et qui vous donnent la patate pour au moins la semaine (si ce n'est le mois)


Pensez donc.

Ce matin, quelqu'un sonne à ma porte. C'est un livreur Chronopost, il a un paquet pour moi. Un paquet que j'attendais avec grande impatience, ce sont les épreuves pour mon prochain bouquin.
Il ne me reste plus qu'à relire mes textes et apporter les ultimes corrections. Puis, direction : impression.
Date de sortie : 10 juin.
Titre : Conseils d'amie à la clientèle
Sujet : ... hé hé ... à votre avis ?


les différentes étapes de travail d'écriture résumées en un cliché


Un peu plus tard, la sonnette retentit (encore).
Cette fois, c'est le facteur (il paraît qu'il sonne toujours deux fois... j'ai oublié de compter ses coups de sonnette). Il a un colis à mon intention...
Il vient de ma maison d'édition. À l'ouverture, je sais déjà ce qu'il contient mais cela ne m'empêche pas de déchirer le paquet (oui comme les gosses...) : ce sont « les tribulations » en poche. Le livre sort le 29 avril (la semaine prochaine donc).
C'est la petite soeur de mon bouquin, elle mesure 18 cm et pèse 110g (oui, ce sont des chiffres fascinants... ou pas...), le livre coûte 5,5€.
Il contient un petit plus par rapport à l'édition grand format : une postface intitulée « Conte de caisse » et  en bonus quelques mots de lecteurs (un grand merci à eux !).

Ci-dessous :
Des notes prises sur le vif en caisse, puis sur un cahier puis écrits pour le blog. Arrive le livre paru l'été dernier et le poche qui paraît dans quelques jours.
Mine de rien, cette photo résume à elle seule : 8 ans de caisse / 2 ans de blog / des milliers d'heures d'écriture, de mots couchés sur papier et sur écran...


Tout à la fin (sur la couverture intérieure) apparaît ça :

À suivre le 10 juin donc...

L'actu va être chargée ces prochaines semaines. Entre le poche, la BD et mon prochain bouquin...

Et pour finir, un coup de fil d'une journaliste : je vais participer à un débat sur BFM TV le 2 mai prochain dans l'émission Partageons nos idées (de 19 à 20h) sur le thème : la valeur du travail à l'heure actuelle (on en reparle sur le forum si vous voulez - clic ici -).

C'est marrant, je n'ai pas encore fait ce genre d'interview : par webcam et en direct (ce ne sera pas de chez moi, mon débit n'est pas assez important, du coup, j'irai squatter chez une copine... caissière... évidemment)
Et ça promet de donner quelques points de vue très divergents.

La journée n'est pas encore terminée... mais je crois que niveau bonnes nouvelles, ça ira pour aujourd'hui ;)

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Casse-toi pauv' oeuf *

19 Avril 2009, 11:00am

Publié par Miss pas touche

Illustration de Èm (son blog)   
Savez-vous où finissent les invendus ? Les invendables ? Les laissés-pour-compte ?
Savez-vous où se clôt la carrière des produits qui ne finiront pas dans votre caddie, votre panier ou votre cabas ?
Vous avez déjà sans doute entendu parler de « la casse », un mot qui sonne comme un couperet, un nom d'une syllabe qui ne laisse pas la place à quelque imagination que ce soit. Un mot cassant, coupant, écrasant...
Un nom qui représente le cercueil devant l'éternel de notre si grande société de consommation.
Mais savez-vous à quoi ressemble ce lieu où devrai-je dire ce non-lieu ?
Vous pensez à votre sac poubelle de 30 litres que vous avez glissé dans une petite poubelle sous l'évier ? Vous êtes loin de la réalité.
Vous imaginez que c'est comme votre poubelle à roulettes que vous déposez une fois par semaine sur le trottoir pour la collecte des ordures ?
Un indice, c'est encore plus grand, plus gros, disons moins particulier et plus industriel.
Vous pensez peut-être aux conteneurs à roulettes qu'on trouve dans les locaux à poubelle en bas des immeubles ? Ah, pas mal comme idée, mais non... Toujours pas.
Vous séchez ?

Alors, effectivement, c'est un conteneur, mais bon... un peu logique, il faut bien quelque chose pour contenir ce qui va être déversé dedans. C'est grand, logique aussi vu que vont y transiter quelques tonnes de déchets... (et cerise sur le gâteau, souvent ça pue, ben oui... c'est comme une poubelle)
Mais il vous faudra visualiser un très gros conteneur avec un accès plus ou moins grand par le côté au-dessus, certains sont fermés par des portes (que vous devez ouvrir avant usage et refermer après), certains aussi ont l'option compactage. Et c'est un grand jeu de balancer (car oui, il faut mieux lancer les objets dont vous venez vous délestez, comme ça, vous faites du sport en même temps) vos articles dans la poubelle puis d'appuyer sur le gros bouton (rouge si mes souvenirs sont bons, à moins qu'il n'était vert si ma mémoire commence à défaillir) et de voir en contrebas une énorme mâchoire venir broyer tout ce qui se trouve dans la benne. Vous auriez voulu voir comment se passait le compactage d'une voiture dans une casse ? C'est le même principe dans une grande surface (même si les cartons, les les sacs poubelle et les catalogues usagés sont moins gros qu'un véhicule je vous l'accorde).

Si vous avez la chance de travailler dans une grande surface, vous avez déjà visité ces lieux d'échanges et vous n'apprendrez rien de plus ici. Pour celles et ceux qui n'ont pas encore eu l'honneur de découvrir un des points névralgiques du supermarché, laissez-moi vous faire une petite visite guidée.


Pour bien comprendre le mécanisme de la casse, nous allons suivre un employé pris au hasard, un jour au hasard, une heure au hasard...

Disons... une caissière (ha mais si, c'est le hasard qui a décidé !) à son poste de travail, un vendredi soir vers 20H. Le magasin est bondé mais chance pour la jeune femme, elle a fini son service.

En rangeant son matériel et son poste de travail, elle découvre au bout de sa caisse une boîte d'oeufs légèrement écrasée (ça coule mais juste un peu...), un paquet de pâtes éventré (ça déborde mais à peine en fait) et un morceau d'emballage abandonné (un gros carton).
Déjà, c'est le hasard qui l'a choisie pour la démonstration mais en plus, elle n'a vraiment pas de bol la caissière. Mais bon, admettons...

Vous imaginez bien que l'employée râle un peu parce que ça fait désordre tout ce bazar et c'est autant de bazar à emporter en plus avec elle pour retourner en caisse centrale (le caisson, son produit pour laver le tapis, son sac poubelle, une boîte de conserve laissée par un client parce qu'il n'en voulait plus, les cintres des habits et en plus il faut rajouter ce qu'elle vient de trouver).
La pile est un peu bancale et manque bien de dégringoler une fois ou deux entre sa caisse et la caisse centrale. Heureusement, rien ne tombe (oui, elle n'a pas de bol la caissière mais on ne va pas non plus s'acharner sur son sort). Une fois parvenue à destination, elle rend son caisson (qu'elle a compté bien sûr), range à leur place les cintres, boîtes de conserve, produit de lavage... mais au moment où elle va pour mettre les produits cassés dans le coin prévu à cet effet (à une époque pas si lointaine, c'était un caddie cassé : à trois roues qui réceptionnait ces articles... Eh ! Entre esquintés on essaie de se rendre encore service), elle entend une voix dans son dos, une voix venue d'un autre âge qui lui ordonne :
« Tu ne laisseras point de produits frais, cassés ou non, en caisse centrale. Tu rangeras en rayon frais les articles propres à la consommation. Tu déposeras à la casse ceux qui y sont destinés. »
Vous venez d'entendre votre conscience professionnelle vous réciter un des commandements de la caissière.

20H10... Zut, déjà ! Mais vous obéissez aux commandements, vous vous exécutez et filez à l'autre bout du magasin (oui, c'est beaucoup plus drôle quand la casse est à l'opposé). Vous avez donc vos quelques articles défectueux entre les mains et en passant près des caisses, vous récupérez au passage quelques autres articles bons à balancer (oui, c'est la suite de ce commandement : « Tu seras serviable envers tes collègues et si à la casse tu vas, tu proposeras de délester tes collègues de leur fardeau ». Je vous l'accorde, certains abusent de ce commandement et le rappellent un peu trop à celle ou celui qui a déjà les bras remplis).
Ce sont donc les bras chargés de denrées multiples et (a)variées (le jeu de mot est un peu facile...) que vous arrivez devant une des portes de la réserve. Une de ces portes en caoutchouc qui s'ouvrent quand on tire sur une chevillette (enfin plutôt une cordelette), le tout servi avec un bruit de moteur semblable à une grosse mouche.
Vous tirez comme vous pouvez sur la cordelette tout en prenant garde de ne pas faire tomber vos articles (oui, vous auriez pu, vous auriez même dû prendre un panier... mais vous n'y songez que maintenant).

La porte s'ouvre.
Une gueule béante, noire, apparaît.
Et pour les 60 prochaines secondes vous accélérez ostensiblement le pas. Il fait sombre, la lumière est plus que tamisée, vous avancez d'un bon pas pour contourner les racks (j'ai pas dit rat!), tire-pale, palettes et autres tours pleines à craquer qui seront mises en rayon dans les prochains jours (minute spéciale gourmands : une palette remplie de pots de Nutella fait toujours son petit effet).
Au bout de l'allée, vous arrivez près de portes métalliques. Vous en comptez deux : une pour le carton, une pour les déchets ménagers. À côté, vous voyez un grand caddie où vous déposez (en vrac, c'est aussi autorisé) vos articles défectueux (et oui, ce n'est pas parce qu'ils sont bons à être jeté qu'il ne faut pas qu'ils soient comptabilisés avant de prendre la direction définitive de la poubelle. Histoire de garder à jour l'état des stocks, opération effectuée par des responsables de rayon si je ne me trompe pas).
Votre mission est remplie, vous pouvez ressortir de la réserve et retourner sur la surface de vente. Vous ne vous faites pas prier et vous pressez le pas, vite... très vite. Pourquoi ? La raison est pourtant simple... En général, une poubelle ne sent que très rarement la rose. Le magasin ne fait pas exception à la règle. Ici aussi ça pue et votre nez déjà bien sollicité au fil des jours derrière la caisse voudrait bien se reposer.
Si vous n'êtes pas bon en apnée, n'ayez crainte, vous allez vite apprendre et battre tous les records.


* vous noterez que le titre est une subtile adaptation d'une célèbre citation....

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version 2.0 - version interactive ?

17 Avril 2009, 11:00am

Publié par Miss pas touche

Ne nous méprenons pas, je ne vais pas parler d'une pseudo version de caissière 2.0 ou d'une mise à jour de logiciel de caisse enregistreuse (où enfin apparaîtrait par exemple la touche diviser de la calculette mise à disposition des employés sur ces superbes caisses - Ah, on me dit que cette touche existe déjà... mais est parfois retirée pour éviter de faire des erreurs de calcul... - no comment !).
Je ne vais pas non plus vous faire part d'avancées technologiques où l'interaction avec les caisses automatiques serait grandie. Imaginez : et si vous pouviez appuyer sur une touche pour changer la voix de la machine (voix féminine sensuelle, voix grave masculine à la Barry White...) ou pouvoir parler de la pluie et du beau temps, mieux encore : proposer une extension disponible pour les clients ayant des enfants et ainsi pouvoir parler de leur parcours scolaire ou de la bêtise du petit dernier (zut, ça aurait pu faire l'objet d'un bon poisson d'avril).

Remarquez, ça aurait de quoi faire sourire pas mal de monde...

Non, cette mise à jour, cette version 2.0 correspond tout simplement à la nouvelle garde-robe du blog : nouvelles couleurs, nouvelle bannière, nouveaux liens...
Bref, bienvenue dans cette nouvelle version du blog aux couleurs de la BD (pour celui qui ne suit pas là-bas au fond de la file d'attente : plus d'infos ici), le dessin est signé des frères Akita (et en guest star, la caissière de l'album accompagnée de son outil de travail préféré bien évidemment...)

Vous avez aussi tout en haut du blog (faites tourner la molette de votre souris jusqu'en haut...), les liens vers quelques nouvelles rubriques :


Du côté des liens pros, vous y trouverez des experts qui donnent leur point de vue critique et constructif , partial ou impartial sur le commerce (ça va du marketing au management en passant par le design) et l'autre partie amenée à être aussi beaucoup développée par la suite ce sont les travailleurs qui racontent leur métier. Nous sommes de plus en plus nombreux à raconter l'envers du décor de nos emplois respectifs et il est intéressant de découvrir avec un autre regard tous ces métiers dont on ne voit que rarement le sens global.
J'ajouterai prochainement dans cette rubrique des livres qui traitent du sujet du commerce et de la grande distribution.

Du côté du forum, cela fait bien longtemps qu'il m'était réclamé de la part de lecteurs (et surtout de la part de lectrices). C'est chose enfin faite, il est créé et il ne vivra que si vous le faites vivre bien évidemment.
J'ai mis quelques rubriques en place mais je suis bien sûr ouverte à toute proposition et il évoluera en fonction de vos demandes, de vos envies et de vos désirs. Il va permettre de discuter de manière plus pratique que par commentaires et il laisse la possibilité de lancer bien des débats.

Et enfin, la rubrique "Publications" avec les livres et adaptations parus et à paraître.


Ce sera tout pour cette version 2.0

Ah si pour rire un peu... le web 2.0 c'est quoi ? Frédéric Lefebvre répond (enfin essaie...) - CLIC pour découvrir sa réponse et bien plus encore.

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"Les tribulations d'une caissière" en bande dessinée

10 Avril 2009, 11:45am

Publié par Miss pas touche

Vous lisiez les histoires de caisse, les nôtres & les vôtres sur le blog ou dans le livre "les tribulations..." ?
Très bientôt, vous pourrez les lire et les regarder en même temps.
J'en avais vaguement parlé il y a déjà quelques mois, mais ça y est, cette fois, nous y sommes !
L'album est bouclé (le tome 1... le second sortira avant la fin de l'année), il est parti à l'impression et sera chez vos libraires préférés (et j'espère bien aussi en grande surface!) le 27 mai prochain.

Les auteurs de l'adaptation ?

Wol (sous ce pseudo se cache un excellent auteur) au scénario, il a un humour ravageur et a su mettre un sacré coup de fouet à toutes les histoires du livre, il a aussi pris quelques libertés (c'est la magie de l'adaptation) et vous devriez bien rire en découvrant comment il nous a tous croqués.

Julien et Mathieu Akita au dessin, deux frères qui ont déjà montré leur talent dans la bande dessinée (ils ont notamment dessiné la série Tom Sawyer). Leur trait est frais, léger avec une influence manga (plutôt ténue ici) et la capacité à mettre des émotions en seulement quelques traits... Voilà qui a de quoi donner envie de tourner les pages de l'album à leurs côtés.



Le projet a démarré l'été dernier et l'équipe s'est très vite mise au boulot, se lançant dans l'aventure avec ferveur et acharnement. Dans le lot, j'ai plutôt eu le beau rôle (c'est moi qui ai le moins travaillé pour la BD... hé hé) n'ayant qu'à superviser l'avancée des travaux pour voir s'il n'y aurait pas d'incohérences ou de passages trop décalés.





Au final, cette BD c'est quoi ?
C'est le livre "Les Tribulations d'une caissière" en dessiné, en plus humoristique, un peu caricaturé (mais pas trop).
Le but ? Il est simple... Rions un peu de nous-mêmes, ça fait du bien, ça nous remet les idées en place, ça nous permet de nous décaler un peu de nos réalités et de regarder avec un regard plus neuf notre monde actuel (tout un programme donc !)
Et les messages qui passaient dans le livre sont préservés.


La BD sortira sous le nouveau label Nomad (éditions Soleil), le tout pour moins de 10€.

De tout ce qui arrive aujourd'hui à mon bouquin, je vous avoue très volontiers que c'est cette BD qui me touche le plus, étant amatrice de cet art depuis des années, c'est un vrai grand plaisir de voir ce projet arrivé à terme...



Et rien que pour le plaisir... quelques extraits histoire de vous donner le ton.




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vos histoires de caisse (27)

3 Avril 2009, 13:30pm

Publié par Miss pas touche



Quiproquos, incompréhensions, fous rires, rencontres incroyables...
Le microcosme de la grande distribution revient avec vos histoires et vous allez encore découvrir de nouvelles facettes. Du plus doux au plus dur, rien ne nous sera donc épargné.


Valérie

ça s'est passé un samedi. Ma collègue derrière moi, qui se trouvait à la caisse prioritaire, était chargée de répéter à chaque client arrivant qu'elle ne pouvait prendre les Cartes Bancaires. Deux affichettes étaient placées alentour de sa caisse, mais les gens ayant souvent les yeux ailleurs, mieux vaut prévenir de vive voix.

Sauf que, mauvaise façon de s'exprimer parfois (comme certains clients quand ils nous demandent si l'on est ouverte...), ma collègue disait ne pas prendre la carte bleue.

Arriva donc une mamie qui s'installe, ma collègue la prévient qu'elle ne prend pas la carte bleue et la dame lui répond d'accord, il n'y a pas de problème.

Une fois encaissés tous ses articles, procédure habituelle, ma collègue annonce le total et la cliente lui tend sa carte bancaire. Stupéfaction extrême de ma collègue (on imagine bien !), celle-ci lui dit :

- Mais je vous avais dit que je ne prenais pas la carte bleue !
Et la dame de lui dire :
- Mais, la mienne est marron, vous avez dit bleu !


Cécile

un client d'une trentaine d'année passe à ma caisse pour un achat de slip. pas très au courant des tailles, il me demande si la taille qu'il a prise lui convient d'après moi. Perplexe, je lui réponds que je ne sais pas vraiment le renseigner mais je lui précise que l'on n'échange pas les sous-vêtements.
Ni une, ni deux, il défait le cintre où était accroché le slip, le pose devant lui (le slip, pas le cintre) et me regarde en souriant et me disant :
- Ça me va?

Bien sûr, je garde mon sérieux et lui indique que ça devrait aller. Deux minutes après son départ, j'appelle ma chef de caisse qui était à ce moment là face à moi. Un fou rire général a éclaté quand je lui ai raconté.
Les clients n'ont peur de rien!


Stéphanie

J'ai été caissière pendant 5 ans, à temps partiel pendant mes études. 5 ans, c'est long. Surtout pour un premier boulot. Surtout quand on a 18 ans.
En 5 ans, j'ai été agressée, insultée, arnaquée. L'atmosphère de la journée dépendait beaucoup du premier client, comme j'aimais à le dire... Un client aimable et la journée s'annonce bien. Bien sûr il y a toujours des idiots pour vous mettre les nerfs en pelote pendant au moins 1 heure... Et heureusement il y a ces gens.
Ces gens que je n'oublie toujours pas, après 1 an, et à qui je n'ai jamais pu dire au revoir, étant partie brusquement. J'ai eu un nombre incalculable de lettres, de déclarations. Des petits cadeaux, pour mon anniversaire, pour Noël. Et même une carte envoyée de l'île Maurice ! Une personne qui m'a dit avoir été son seul soutien à la mort de son père, alors que je n'ai pas été au courant, seulement par ma gentillesse. Des gens avec qui on s'était échangé nos numéros au fil du temps...Des gens avec qui je parlais lecture, musique. Avec qui j'avais des goûts communs, avec qui on s'échangeait, et même parfois s'offraient livres, cds, dvds...

Des anecdotes j'en aurais des milliers ! Comme je l'ai dit, 5 ans, c'est long...
Mais là, je voulais juste rendre un hommage aux gens qui me donnaient envie de venir travailler.
Bizarrement, c'est un métier qui me manque, car humainement très enrichissant!


Chantal

Je suis caissière au Luxembourg.
J'allais remplacer ma collègue pour qu'elle fasse sa pause, et elle était en train de compter un grand nombre de pièces rouges ; elle me regarde alors d'un air désespérée ! Le client me demande :

- Vous parlez français? (Au Luxembourg, il y a 3 langues : français, allemand, et luxembourgeois ; ma collègue ne parle pas du tout français).
- Oui monsieur, qu'est-ce qu'il se passe?
- Expliquez à votre collègue que j'ai besoin de cette armoire maintenant et que je viendrai lui amener les 45 cents manquants cet après-midi!
(Fou rire affiché de ma part)
- Mais enfin monsieur, vous ne voudriez tout de même pas que ma collègue vous paye vos courses par hasard ? De ma part, vous n'auriez pas 1 cent...
- Mais, je suis bon client!
- Veuillez alors vous adresser à l'information pour demander à la direction, car nous, nous ne pouvons rien pour vous.

Il est parti à l'info, je lui ai amené son caddie pendant que ma collège surveillait mon caisson en plus du sien ; et suis revenu à ma place. Le client suivant, ironique, me dit :
- Alors pour moi , je prends les 5 articles ; mais je n'en paye que 2 maintenant , le reste sans 3 jours...
Fou rire!
Seulement, après il y a eu un scandale à l'info et là je n'ai eu que des échos mais le client a été très menaçant.
10 minutes plus tard, le même client passe à ma caisse, il a l'argent nécessaire et me dit que ma collègue de l'info était méchante avec les clients, qu'elle le prenait pour un voleur avec son sachet de bombes de peinture...
- Oui ,monsieur, montrez-moi votre sachet!
- Oui voilà, ça vient d'à coté, mais votre collègue allemande a déjà vérifié, à l'info aussi, elle est vraiment méchante vous savez. Et maintenant vous encore une fois, je ne suis pas un voleur!
- Monsieur, laissez vos achats dans votre voiture; ça évitera tout malentendu; les caissières ne font que leur travail!
- Ah vous parlez bien vous; l'autre elle était méchante !


Anne

J'avais 16 ans, mon premier job estival : caissière en grande surface. Mon second jour, je ne reconnaissais pas encore tous les légumes, en confondais certains, et le code barres n'existait pas à ce moment-là.
Alors donc ce deuxième jour, un monsieur passe en caisse, et je confonds lamentablement courgettes et concombres... Il me reprend d'un air méprisant et ajoute :
- Mademoiselle, il faudra songer à vous recycler !
J'avais 16 ans...


Lorelei


Aujourd'hui j'ai quitté cet emploi pour pouvoir faire ma licence en alternance... mais comment dire être caissière reste en moi!

Il était 20h , un lundi, dans mon grand magasin (le plus grand d'Europe), caisse 83, donc du côté du froid!! Toute caissière qui se respecte sait que même s'il n'y a personne dans le magasin, ces caisses là sont toujours remplies.
Il faut remettre les choses dans le contexte...
En plus de mon job d'étudiante dans ce magasin, j'étais en stage au service décoration donc j'enchaînais le tout... 7H-15h-18h-22h... d'où les larmes à la fin de mon histoire...

J'étais en train de passer une mère et son fils (âgé du même âge que moi), on était en train de discuter du fait de travailler en plus des études quand un monsieur "âgé", très guindé, arrive avec son panier...
il décide de ne pas le vider... et oui pour lui c'est à moi de le faire. Toujours en train de discuter avec ma cliente, je me permets de lui demander de vider son panier quand soudain il me "balance" au sens propre et au figuré ses articles et que de toute façon je suis payée pour être son chien!!
La stupeur frappe ma cliente et son fils qui se permettent de lui demander de me présenter des excuses (très gentils de leur part). De mon côté, j'explique au client que ce n'est pas à moi de vider son panier et là... Il part dans un long monologue :

- Mademoiselle, vous êtes un déchet de l'humanité même pas digne d'être prostituée ni même digne d'essuyer la merde de mes chaussures sur votre visage!! Comment vos parents ont pu élever un excrément pareil...

Entre temps je lui demande de se calmer, de me respecter... bref le petit discourt habituel.  Cependant je sentais les larmes venir mais je ne voulais pas pleurer. Au moment de dire au revoir à ma cliente et de passer ce vieux monsieur (pour être polie), le fils de ma cliente me dit que je suis bien courageuse et que lui et sa mère ne partiront pas tant qu'il ne sera pas parti. Je lui explique que ce n'est pas la peine. Et rebelotte le monsieur âgé recommence à m'insulter de déchet et de chien; s'il avait la possibilité de m'écraser, il le ferait là maintenant tout de suite! Mes nerfs finissent par lâcher pendant que je passe ses articles. Je me mets soudain à pleurer, et lui m'insulte de encore plus violemment. Le fils de ma cliente décide alors d'aller chercher la sécurité pendant que je finis d'encaisser ce monsieur.
Celui-ci repart dans un monologue où il me rabaisse de plus en plus pour finir par me dire que ce soir je devrais me suicider. Ma collègue de devant ainsi que ma précédente cliente mais aussi ma cliente suivante lui demandent de se calmer. Il ne veut pas et moi toujours pro et en larmes lui demande de partir et de passer une bonne soirée. Il refuse de partir, la sécurité arrive, il traite ma cliente suivante de "s.....". Et là le jeune homme qui avait appelé la sécurité envoie une droite au vieux monsieur qui hurle de nouveau... La sécurité force cet homme à partir mais le jeune lui est remercié! Ma caissière principale a fini par arriver entre temps avec ma remplaçante. Je me suis mise à craquer vraiment, je n'en pouvais plus mais je ne voulais pas être remplacée tant que je n'aurai pas encaissé cette gentille cliente qui s'est fait insulter à cause de moi. Je les remercie tous et m'écroule dans les bras de ma chef.Impossible de me réconforter! Je pars en pause et ne retourne pas en caisse de la soirée et finis par faire les paniers et rire avec mes collègues.

La morale de cette histoire c'est que tous les clients présents à ma caisse ce soir là, ont écrit une lettre relatant les faits et expliquant que j'étais quelqu'un de très professionnel, d'humain et qu'à ma place ils n'auraient jamais gardé aussi longtemps leur calme!
J'ai été très émue de ce geste car ça fait du bien d'être reconnue et défendue par les clients!!! C'est si rare.
Après ces faits, je ne me suis plus jamais laissée faire aussi facilement.

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Nom de code : HRP 4C (edit)

31 Mars 2009, 23:15pm

Publié par Miss pas touche

Edit : vous n'avez pas été dupes cette année (l'an dernier, ça avait été beaucoup plus drôle j'avoue ^_^)... Effectivement, c'était un petit poisson d'avril.
Et les infos ci-dessous sont quelques peu erronnées... D'ailleurs, dans les commentaires, François révèle le pot aux roses ;o)

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Des innovations en grande surface, on en a vu pas mal ces dernières années :l'arrivée des scanners, des tapis roulants motorisés, les caisses qui calculent le rendu monnaie, les écrans tactiles ou encore le self scanning.
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on est loin de l'immobilisme ! Et les innovations sont loin de s'arrêter là. C'est presque à se demander où tout cela va nous mener.

Un article est paru sur le net il y a une quinzaine de jours, sur une nouvelle invention assez folle. D'après ce que j'ai pu lire, une entreprise de technologie avancée japonaise a créé un tout nouveau modèle promis à un avenir très prometteur. Cette entreprise répondant au nom d'AIST a créé un robot humanoïde capable de répondre à des demandes vocales et d'accomplir des gestes relativement simples. Cet androïde possède 30 points d'articulations, sait parler (dire bonjour, merci...) et montrer des émotions (sourire, colère, surprise...).
L'AIST développe actuellement le projet pour la grande distribution. Il faut dire que ce robot est pour le moment trop coûteux : le modèle dépasse le million d'Euro (c'est le prototype !), cependant, il est question de réduire considérablement le coup de production. Quand ces robots seront produits à la chaîne, ils baisseront en-dessous de 150 000€ pièce...

Avant de vous laisser découvrir la vidéo ci-dessous (extrait d'un journal japonais), j'attire votre attention sur certains points: vous noterez que ce robot bien proportionné, même s'il a une démarche un peu saccadée est déjà capable de dire bonjour (écoutez, on l'entend dire « konnichiwa »).
Les quelques chiffres mentionnés : les 43kg représentent en fait ce que peut soulever le robot (soit près de 5 packs d'eau!), les 158cm c'est l'envergure de ses bras articulés et rétractables (ce qui peut être pratique pour récupérer les objets posés au bout de la caisse ou encore dans le caddie).
Le modèle que nous ont présenté les japonais répond aux critères esthétiques orientaux, mais le présentateur explique que les déclinaisons physiques sont infinies.

Je me demande bien ce que donnerait une ligne de caisse de caissières cybernétiques !
Au passage, cette future employée robotique répond au doux nom d'Ucroa.



Source officielle : http://www.aist.go.jp (en japonais)

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