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vos histoires de caisse (21)

29 Septembre 2008, 23:00pm

Publié par Miss pas touche

(extrait d'une photo de V. Herlemont)

Le grand roman de la grande distribution continue avec toujours autant de rebondissements, d'histoires incroyables et de retournements de situation.

Mais pour bien démarrer ce nouveau billet, nous allons commencer par un passage à la caisse d'un péage sur l'autoroute. Un haut lieu de rencontres et d'histoires surprenantes... Mais lisez plutôt !

Valérie

Je travaille depuis 15 ans à la caisse d'un grand péage lyonnais. 900 personnes par jour en moyenne, ça laisse le temps d'analyser la nature humaine! Je passe sur les gens qui m'assurent qu'ils ne sont pas sur l'autoroute, ceux qui m'affirment qu'ils ne sont pas passés devant les bornes qui distribuent des tickets! (16 bornes qui disparaissent quand-même!), ceux qui arrivent en me disant "où j'vais?" ou "j'suis où là?", bref, tous les jours, une bagarre quotidienne pour rester zen, très zen...
Heureusement parfois, on arrive a aggrémenter nos journées de bons moments comme celui-ci: pour la cinquantième fois de la journée une cliente me tend le ticket en découvrant qu'elle est a deux mètres de ma caisse:
- Oups je suis un peu loin!
D'humeur badine je lui réponds :
- Oh, ce n'est pas grave madame. Vous savez depuis le temps que je travaille ici j'ai le bras gauche qui a rallongé de 15cm!
Stupéfaite, elle me regarde les yeux ronds et me dit :
- Ben dites- donc ma pauvre dame, ca doit pas etre pratique !!!
J'ai souvent eu l'occasion d'etre très étonnée par la cupidité des mes clients mais celle-là restera un de mes meilleurs souvenirs!


Alexya

Un soir peu avant la fermeture du magasin, un couple de personnes d'une cinquantaine d'années passe à ma caisse avec leurs articles. La dame passe devant les portiques d'antivols qui se mettent à sonner. La cliente me regarde d'un air assez hautain en me disant qu'elle n'a rien volé. Je lui demande donc de repasser devant les portiques et ceux-ci sonnent à nouveau. La cliente se jette alors à plat ventre sur le sol et je remarque dans le miroir (nous disposons d'un miroir aux passages des caisses afin de voir le caddie) que cette femme sort quelque chose de la poche de sa veste et le jette sous ma caisse...
Puis elle se relève, repasse fièrement devant les portiques et me dit
- Vous voyez je ne sonne plus, vos portiques ne fonctionnent pas, ils sonnent vraiment pour rien..!


Guillaume

Je travaille en caisse en grande surface et c'était un jour de deuxième démarque des soldes. Un couple de clients arrive avec des vêtements soldés. Je scanne le premier et la cliente me demande aussitôt :
- vous avez bien fait les 50%?"
Je regarde alors l'article et m'aperçois qu'il n'y a pas de prix initial mais simplement une étiquette - 20% puis une autre - 50%.
Moi : Je ne sais pas du tout puisque sans avoir le prix de base il m'est impossible de dire si une remise a été effectuée.
la cliente : Bah pourtant c'était marqué moins 50% !
Moi : Mais écoutez madame, si ça se trouve, la remise a été faite si à la base le prix était supérieur à celui qui s'affiche ici. Avez vous vu un prix en rayon ?
La cliente : Non mais il y avait marqué – 50% !
Là je me suis demandé comment j'allais pouvoir m'en sortir. Quand un client ne comprend pas ce principe c'est très difficile de lui expliquer et surtout de lui faire comprendre comment fonctionnent les remises. Mais à ce moment là son mari intervient et Ô joie ! me dit de laisser tomber, que ce n'était pas grave et qu on n'allait pas s'éterniser là-dessus. Je passe l'article suivant (également un vêtement) et rebelote! La client me demande si les 50% ont été déduits!
Au final, les clients sont allés voir les collègues de l'accueil pour exiger une remise supplémentaire puis une personne du rayon puisqu'ils n'obtenaient pas ce qu'ils voulaient ; en vain. J'ai appris par la suite que la cliente était coutumière de ce genre de chose et que c'est elle qui enlève les étiquettes avec le prix pour essayer de grapiller quelques euros.


Nadine

J'ai été caissière 2 mois pendant mes vacances universitaires, expérience courte mais édifiante !
Chaque jour, un couple de personnes très âgées venait faire ses courses : une petite dame toute menue, d'une élégance surannée et son mari, un béret éternellement vissé sur la tête. Ils passaient leur temps à se disputer (mais étaient charmants avec les autres !). Le contenu de leur panier était toujours le même et leur ressemblait : un lait entier et un écrémé, deux bouteilles d'eau minérale de 2 marques différentes et deux tranches de viande différentes aussi. Parfois un paquet de gâteaux complétait le tout et la dame disait, d'un air excédé, en montrant son mari :
- Il ne pense qu'aux gâteaux !
Quelques semaines après avoir terminé ce travail, je les rencontrai dans la rue et leur annonçai mon mariage prochain : la dame prit un air épouvanté et me dit :
- Ne faites surtout pas ça ! Je vous en prie, dites non !
(naturellement, je n'ai pas suivi son conseil ...)
Ils étaient touchants, ces gens-là et 20 ans plus tard, je pense souvent à eux, bien qu'ils nous aient quittés depuis sans doute bien longtemps.


Virginie

Caissière en grande surface, pendant la période des fêtes, une petite fille s'approche avec un ballon gonflé à l'hélium. je lui dis gentiment de faire attention qu'il ne s'envole pas... Son père me répond avec mépris que ce ballon ne peut pas s'envoler (sachant que le plafond est tapissé de ce genre de ballons...) puis s'adresse à sa fille en lui disant:
- Tu vois, si tu ne travailles pas à l'école, tu seras bête comme la dame.
Sentant mon sang bouillir, je lui réponds :
- On en reparlera quand elle aua une licence d'anglais en poche. Je suis étudiante monsieur et j'exerce ce métier pour financer mes études!
Il me dit alors, toujours sur ce ton méprisant et si énervant:
- Peut-être, mais c'est pas écrit sur votre front...
Touchée dans mon amour-propre, je n'ai pû m'empêcher de rétorquer:
- C'est vrai, mais votre bêtise ne se lit pas sur le vôtre.
Fière de ma répartie, je lui ai souhaité une excellente journée et offert mon plus beau sourire!!!


Aurélia

Je ne suis pas totalement caissière, je suis vendeuse. Mais j'ai quand même des anecdotes de caisse... Un jour, une cliente arrive en caisse avec un vêtement et me demande
- Vous croyez que je devrai rester avec Miguel ?
J'avoue que sur le coup je n'ai pas compris. Je me dis que peut-être elle a voulu dire "Il fallait que je prenne taille L". Dans le doute je lui demande de répéter. Et elle me sort la même chose. Autant dire que je suis un peu gênée... Je lui dis que je ne sais pas. Mais sans ma réponse elle ne sortira pas du magasin... Je lui dis que tout dépend si ce "Miguel" est gentil avec elle. Elle me répond :
- De toute façon, c'est le seul qui veuille bien coucher avec moi.
Sentant que la conversation déviait dangeureusement, je lui ai demandé son moyen de paiement, elle a réglé, et je suis vite partie chercher une autre activité...


Morgane

En tant que jeune caissière, il nous arrive parfois d'avoir les clients râleurs, ceux de mauvaise humeur! Il y a aussi le bon côté de ce métier. C'était un samedi en fin de journée, quand tu as hâte de finir la semaine et d'être enfin en week-end! Une maman fait ses courses avec son petit de 8 ans à peine. Le petit s 'approche de moi et me dit:
- Je sais que je sui trop petit pour être ton amoureux mais je pourrais attendre d'avoir ton âge parce que moi je t'aime beaucoup.
Et il m a offert une joli fleur que je garde toujours en souvenir! Ah si tous les jours pouvaient ressembler à ce moment la! Ça ferait vraiment plaisir.


Sandrine

C'était il y a 7 ans. J'étais enceinte mais ça ne se voyait pas beaucoup avec mon pull ample. J'étais mince avec un "petit bidon". Je faisais quelques courses pendant mon heure de déjeuner pour m'avancer. Il n'y avait pas trop de monde mais comme je devais reprendre mon service, je me présente aux caisses "femmes enceintes-handicapés" avec le sourire aux lèvres d'une future maman. La caissière sans me dire bonjour avec un air peu aimable me détaille et me demande ma carte. Je lui dis gentiment que je suis désolée mais que la CAF ne me l'avait toujours pas envoyée. Je lui confirme que je suis enceinte et que c'est le début ! Elle se penche vers moi et me dit,
Je ne vous crois pas vous n'êtes pas grosse.
Stupéfaite je perds mon sourire et je lui dis qu'avant de devenir grosse il faut laisser le temps au bébé de grandir ! Elle ne me laisse toujours pas passer. je lui rétorque alors sèchement,
Vous voulez que je vous montre mon échographie pour que vous me croyiez? Appelez moi un responsable,
Elle se rassoit en grognant et jette brutalement chaque article sur le tapis. Je lui demande de se calmer car sinon ça allait mal finir. J'ai pris mes achats et suis partie sans lui dire au revoir. Moi qui était gaie au départ , je suis retournée travailler stressée et vexée. J'avais envie de pleurer par la colère car j'étais de bonne foi et polie.


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mélanie 04/11/2008 14:40

raa ces histoires mai on en a bcp!!!!! on es tous clien raleur je crois!!! moi enceine de 9 mois on ma refuser de me prendre a une caisse prioritaire la caissiere m a di de kelle droi je passerais devant tt le monde!!! et bien la on es bien ennerver et regrette toutes ses course!!!!

Roseline 02/11/2008 20:49

Très belles histoires et parfois touchantes en tout cas je ne me lasserais pas de les lire .
Roseline
http://lespapillons.over-blog.com

Delphine 12/10/2008 21:34

Samedi dernier, j'ai été témoin à ma caisse de l'incarnation de la bonté à l'état pur.
Un samedi, en heure de pointe avec six heures de boulot dans l'après-midi, on se dit que pas grand chose pourra égayer notre journée, et bien, j'ai été un peu soufflée...
Un couple de gens, la trentaine, avec un caddie à moitié rempli, dont la totalité était déjà étalé sur mon tapis fait passer un jeune homme devant eux ave trois articles dans les bras. Rien de trop trop surprenant cela dit... Mais attention, cela se corse, son montant était de 3,97euros (je m'en souviens encore), il vie son porte-monnaie, mince! il lui manque trente centimes! Je n'a même pas eu le temps de lui proposer d'enlever un de ces articles que la cliente suivante me tend les trente centimes en question. Après avoir remercier la cliente, le jeune homme s'en va. L'image m'a tellement surprise que je me permet de dire à ma cliente qu'il était très rare de voir de telles choses et que s'était très gentil de sa part. Elle me répond quelque chose de tellement naturel et tellement sensé que je n'ai pas su quoi dire : "Je pensais juste que s'il avait été mon fils, j'aurais bien aimé que quelqu'un le fasse pour lui". Bravo, de quoi vous redonner confiance en l'humanité.

Bony le copieur 11/10/2008 14:38

Bonjour,
alors mon talent graphique n'égalle pas votre talent scriptural (mais si ça existe scriptura... non?) et mes anecdotes ne sont pas aussi poignantes ou amusantes que celles qui sont décrites ici, mais comme c'est une expérience commune à tous que de faire ses courses... Je mets mon grains de sable à l'édifice...
http://dubondubony.blogspot.com/

Encore bravo pour ce blog, qui est le seul blog "sans images" que je parcours avec plaisir régulièrement.

Jean-Michel 09/10/2008 22:05

Depuis que je suis papa (moins avant, hélas!) et que je consomme vraiment en famille, j'ai décidé d'être toujours sympa avant tout avec... les caissières. Ou caissiers.
On ne badine pas avec ça: un sourire, un peu d'humour si la machine coince, des regards vers les clients suivants, et c'est une toute autre ambiance, croyez-moi!