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Motus et bouche cousue

26 Juin 2008, 10:13am

Publié par Miss pas touche

En flânant un peu dans les grandes surfaces, les librairies de chaînes et chez les libraires indépendants, force m'est de constater que généralement, mon livre est présent un peu partout.
Cependant, si la majorité des grandes surfaces joue le jeu et met en vente « les tribulations d'une caissière », il existe tout de même un certain boycott de ce bouquin et est introuvable dans certaines enseignes...
J'ai même appris tout récemment que certains hypers l'avaient retiré de la vente.
Le motif ? Non, ce n'est pas parce qu'il ne se vend pas (au contraire...), mais parce qu'il serait violent envers les clients...
Certains doivent se sentir pris à partie je suppose (et pourtant, je ne vise ni enseigne  ni des personnes en particulier) et plutôt que d'accepter qu'une caissière ait osé prendre la parole, ils préfèrent la faire taire...  (censure ? vous avez dit censure ?)
Et c'est aussi pour ça que je remercie profondément les grandes surfaces qui jouent le jeu et tout particulièrement celles où je suis allée (ou vais aller) signer mon livre dans leurs rayons.

Moi, ce livre, je n'ai jamais voulu le rendre violent ou agressif, juste expliquer l'envers du décor avec une bonne dose  d'humour et d'auto-dérision...
Parce que ça fait du bien à tout le monde de sourire de son quotidien.

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Le monde du silence

20 Juin 2008, 22:28pm

Publié par Miss pas touche

Nous sommes début août. Le soleil tape fort, la chaleur presque étouffante à l'extérieur. Il n'y a pas une brise, pas un souffle d'air dehors. Dans le magasin, la climatisation ronronne, il fait bon.
En caisse, les clients ne se bousculent pas. D'ailleurs, il n'y a pas un chat...
Derrière votre caisse, le temps s'égrenne lentement, très lentement. Les rayons du soleil traversent la verrière et tombent en droite ligne sur l'écran, vous éblouissant au passage.
La chaleur ambiante vous fait tomber dans un état semi-léthargique. Les yeux mi-clos, vous écoutez d'une oreille distraite la musique que crachottent les haut-parleurs. Une musique d'ambiance, calme qui invite à prendre son temps. Vous finiriez presque par vous croire sur la terrasse d'un café (mais sans café et sans terrasse...).

Les minutes s'écoulent. Lentement. Vous ne voyez toujours pas un seul client. Vous finissez d'ailleurs par oublier que vous vous trouvez dans un magasin, derrière votre caisse.
La somnolence vous guette et finit par vous tomber dessus.

De temps à autre, vous jetez tout de même un oeil à droite, puis à gauche, les hôtesses aux autres caisses sont dans le même état comatique que vous. Tout au bout de ligne, vous apercevez tout de même un caddie poussé par un client. Vos sens se mettent en alerte et vous priez très fort pour que ce client ne vienne pas interrompre votre sieste.
Ouf, c'est votre collègue installée quelques mètres plus loin qui reçoit le client.
Vous pouvez remettre vos sens au repos et votre esprit retourne vagabonder.
Oh ! L'écran vient de s'éteindre. Ah, ça fait déjà trente minutes que vous patientez sans activité (pour vous donner bonne conscience, vous effleurez l'écran tactile pour rallumer votre caisse).
Vous vous recalez confortablement sur votre fauteuil (attention quand même, car le dossier tient quelque peu en équilibre...).

Le soleil tape un peu plus fort, vous avez l'impression que la chaleur ambiante fait vibrer l'air autour de vous. Vous résistez vaille que vaille à l'appel de la sieste même si vous en mourez d'envie. Vous profitez tout de même de ce temps pour observer de près l'intérieur de vos paupières (discrètement tout de même...).
Alors que vous êtes bien tranquille, que vous appréciez ces instants où vous tombez dans cette douce torpeur, un couinement titille vos oreilles. D'abord lointain, il semble se rapprocher imperceptiblement. On dirait le bruit d'une roue qui grince. Des bruits de pas, puis une voix finissent par vous réveiller tout à fait.
Vous entendrez au choix :
- Vous êtes ouverte ? Lance la cliente la bouche en coeur.
- Je vais vous faire travailler.
- Vous m'attendiez ?
(ou autres... les entrées en matière ne manquent pas)
Vous répondrez vaguement « oui ». Vous n'avez ni le courage ni l'envie cet après-midi de répondre autre chose. Il fait trop chaud...

Bon gré, mal gré, vous remettez vos gestes automatiques en marche et vous commencez à scanner les articles, réfrénant péniblement un baillement au passage. Heureusement, la cliente n'a pas beaucoup de courses et le compte est plié en une paire de minutes.
Un « AurevoirBonnefind'après-midi » plus tard et vous pouvez reprendre votre sieste là où vous l'aviez laissée. Vous jetez un coup d'oeil aux alentours, c'est le calme plat.
Ouf, vous aviez failli vous réveiller complètement.

Zzzz (ha non pardon, Driiing c'est plus réaliste)
Votre téléphone sonne (celui de la caisse, pas votre portable ! Lui est rangé dans votre casier). Vous sursautez et êtes à deux doigts de tomber de votre chaise.
Vous décrochez :
- Tu peux venir en caisse centrale ? Il y a du rangement à faire.

La sieste est bel et bien terminée... Au boulot !


---
Evidemment, ce genre d'(in)activité estivale ne fonctionne pas du tout dans les zones touristiques...

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vos histoires de caisse (14)

13 Juin 2008, 08:25am

Publié par Miss pas touche

(illustration de NoTTo)

La suite de vos anecdotes arrive : la vie en caisse est un long fleuve tranquille ? Vraiment ?


Anthony
Côté caisse

Dans le magasin où je travaille, on ne donne plus du tout de sac plastique, même pour les vêtements. Les clients ont du mal à s'y faire. Il arrive souvent que l'on nous en demande. Et là, c'est systématiquement l'air étonné ou offusqué.
- Quoi? vous n'en donnez plus? Même pas pour les vêtements?

Bref, un jour, une dame passe à ma caisse avec des vêtements et elle me pose l'éternelle question :
- vous n'avez pas une petite poche? (on dit comme ça dans le sud ouest)
- Non Madame on n'en donne plus.
- Ah si, la dernière fois la caissière m'en a donné une.
- Je ne pense pas madame, ça fait au moins trois ans qu'on n'en donne plus.
- Mais si elle m'en en donné une!
- Euh madame, là ou vous me traitez de menteur, ou vous insinuez que ma collègue fait mal son travail !
- Oh non, je ne dit pas que votre collègue ne faisait pas bien son travail! C'est plutôt vous qui travaillez mal !
- ...



Audrey
Côté caisse

L'accueil se trouve à l'entrée du magasin, en face de moi se trouve le poste des surveillants, et nous sommes séparés par une série de barrières antivol. C'est donc par là que s'effectue la sortie sans achat. Un beau jour, une petite mamie bien gentille se présente à moi en me demandant très poliment si la sortie sans achat était bien là. Je lui réponds que oui et lui souhaite une bonne journée. La voilà partie avec son caddie quand tout à coup mon collègue, agent de sécurité, l'arrête dans sa course. Figurez-vous que ma cliente « sans achat » n'avait pas le caddie si vide que ça, mais repartait avec un carton de 6 bouteilles de vin.
Effectivement, le comptoir de l'accueil étant haut et large, je n'avais pas la possibilité de voir dans son chariot, et entre nous, on aurait pu lui donner le bon dieu sans confession à cette dame.



Nathalie
Côté caisse

Ah les fêtes de noël..
Je travaille depuis 19 ans déjà dans un hypermarché et j'en ai entendu des bonnes et des moins bonnes, mais dans certaines occasions il faut savoir garder le sens de l'humour...
C'est un 23 décembre il y a 2 ou 3 ans. Une cliente s'énerve parce qu'il y a de l'attente (normal c'est le plus gros jour de l'année), elle commence à crier et l'hôtesse ne sachant que faire pour la calmer appelle sa responsable ligne de caisse et c'est là que j'interviens...
Je demande donc à la cliente d'arrêter de crier car ça ne fera pas avancer la file d'attente plus vite. Elle me lance un coup d'oeil noir et me dit :
- Oh toi la grosse dinde, tais-toi !
(stupéfaction des clients qui attendent en caisse et de l'hotesse..).
Et je réponds du tac o tac :
- Ça tombe bien la grosse dinde elle va aller se faire truffer et encore je reste polie !
Eclats de rire général non seulement des clients à la caisse mais aussi ceux des caisses voisines. La cliente en reste sans voix....paye l'unique article qu'elle avait pris... et s'en va.
Quand Noël revient, on repense à cette histoire et on en rit encore....



Sandra
Côté caisse

Là ou je travaille,nous avons des t-shirts en été avec l'impression "A votre service" dans le dos.
Un jour,je me lève de caisse pour me rendre à la pesée des fruits que ma cliente avait oublié de faire (cela arrive plusieurs fois par jour). En passant dans le rayon charcuterie traiteur, je m'aperçois qu'un saucisson venait de dégringoler de l'étalage. Je me baisse pour le ramasser et là, je sens une petite tape dans le dos, je me retourne et stupéfaction, un client d'un certain âge me demande si je suis disponible de suite,je m'étonne de cette question et lui demande pardon ; c'est à ce moment qu'il me rappelle le message dans mon dos et m'interpelle une seconde fois ; si j'étais prête à rendre n'importe quel service ! Je lui répondis qu'il s'était tout bêtement trompé sur le type de magasin.


François
Côté  client

Un samedi banal dans une grande surface. Je vais en caisse pour faire passer mon article (une webcam). Devant moi se trouve un monsieur barbu auquel je ne prête pas plus d'attention que ça, occupé à préparer ma monnaie. La caissière recompte les pièces qu'il vient de lui donner. Coup d'oeil rapide de ma part, le monsieur devant moi a acheté 4 bouteilles de vin rouge (dont 2 en plastique, j'ignorais que ça existait). Il semble avoir une odeur un peu forte. L'hôtesse de caisse lui dit que le compte est bon et il lui lance :
- Vous êtes une bonne calculette.
Puis il s'en va. C'est à mon tour de passer en caisse. Les pièces que le monsieur vient de donner sont restées sur le tiroir caisse. L'hôtesse prend un morceau de sopalin, l'imbibe de produit nettoyant et y met les pièces dedans avant de les essuyer une à une et ce, devant mes yeux ! L'hôtesse de caisse semble plus occupée à récurer chaque centime qu'à prendre les billets que je lui tends. Un léger sentiment de gêne m'envahit. Le monsieur devant moi était visiblement un sans-abris aimant l'alcool. Difficile de ne pas être dérangé à ce moment là. Les pièces étaient-elles si sales que ça ? Cela valait-il la peine de le faire sans gêne devant mes yeux ? Bref, c'était la première fois que je vivais ce genre de situation...
Je vais réagir à cette histoire tout de même. Alors, c'est vrai que l'hôtesse de caisse a manqué de tact et aurait dû nettoyer les pièces un peu plus tard pour être plus discrète.
Par contre, cela m'est déjà arrivé de devoir nettoyer des pièces données par un client. Pourquoi ? Pour deux raisons, la première c'est que ces pièces étaient vraiment très sales et la seconde c'est que je n'aurais jamais pu les redonner à un autre client...

Vanesssa
Côté caisse

Je travaillais à temps plein dans une grande surface, j'étais tous les jours de la semaine derrière ma caisse. Le week-end il y avait en plus des étudiants. Un jour, un monsieur passe à ma caisse et me dit :
- À ce que je vois, le week-end c'est bac +5, et la semaine bac – 5.
Ça l'a fait beaucoup rire, moi nettement moins...

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Je me souviens d'un jour où j'étais à la caisse moins de 10 articles, et je devais prendre ma pause, J'ai donc annoncé aux clients que j'allais fermer ma caisse, et des gens venaient et me disaient :
- S'il vous plait, je n'ai que ca.
Il accompagnait la parole en me montrant les moins de 10 articles qu'ils avaient... Ça me faisait sourire...

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Première dédicace...

8 Juin 2008, 22:10pm

Publié par Miss pas touche

Après vous avoir présenté il y a peu l'avant-première du livre chez Stock, voilà un petit reportage pour ma toute première séance de dédicaces.
C'était à Rennes, dans le Leclerc où j'ai travaillé ces dernières années.
Cette première rencontre avec les lecteurs a été un franc succès (je suis restée plus de 4 heures) et je n'ai même pas eu le temps de prendre ma pause réglementaire de 3 mn par heure travaillée... ;o)

En tout cas, merci à tous ceux qui sont venus, vous avez été très patients d'attendre aussi longtemps pour avoir un livre dédicacé.
Heureusement que ce n'est pas si long quand vous faites vos courses !


Voilà quelques photos prises sur le vif...
 
Une affiche immense pour annoncer la dédicace ! La classe quand même...

Sur la table des nouveautés... une belle pile des tribulations.

On a eu droit à la Radio (France Bleue et même RTL).
Oh le beau micro rouge :-)





J'adore cette photo, me voilà entourée de deux vendeurs de l'espace culturel...
Après avoir longtemps porté la veste orange, me voilà en train de signer un bouquin,
c'est quand même un sacré changement.


En tout cas, ça aura été un grand moment d'émotion. Vous avez très nombreux et j'ai été surprise de voir que certains d'entre vous venaient de loin !
Merci pour toutes ces rencontres très chaleureuses.chaleureux.

(promis, je ne vais pas vous faire un reportage à chaque séance de dédicaces... mais pour la première, dans mon ancien lieu de travail en plus, c'était quand même assez exceptionnel !)


Pour le prochain billet qui sera mis en ligne, ce seront vos histoires de caisse. J'ai assez causé pour le moment, il est temps que vous repreniez la parole ;o)

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Grande surface – lieu festif ouvert pour toutes occasions

2 Juin 2008, 17:02pm

Publié par Miss pas touche

(illustration de NoTTo)

 

Pour la plupart d'entre nous, la grande surface est comme un lieu neutre, même quelque peu agressif, entre toutes ces promos, ces lumières clignotantes et aveuglantes, la musique d'ascenseur, l'animateur vantant les produits au rabais, les bips saccadés des caisses, les chariots qui couinent, les gamins qui braillent, les hommes qui hèlent leur femme à l'autre bout du magasin...
Eh bien, malgré tout cela, certains doivent voir ce lieu de haute consommation comme une grande messe de socialisation. Encore mieux que le bistrot du quartier, plus branché que la boîte de nuit et terriblement plus festif que la place de la mairie de la ville.
Bienvenue dans notre société dans toute sa grandeur.

Et de derrière votre caisse, chère caissière, vous aurez le privilège de croiser d'étranges oiseaux. Surtout, ne craignez rien, il sont complètement inoffensifs, il vous donneront simplement un grand moment de rigolade... Vivez donc avec eux leur enterrement de vie de jeune fille ou de vie de garçon.
Le ridicule ne tue pas ! Il risque seulement de donner quelques crampes à vos zygomatiques quand vous verrez ces clients un peu particulier.

J'ai pu admirer de derrière ma caisse quelques bons exemples. Entre ceux qui viennent habillés en sac poubelle, en clown ou en bébé, ils sont invariablement accompagnés d'une cour aussi bruyante que chaleureuse. Les échanges avec ceux-ci sont toujours cocasses. Il y a ceux qui ont des missions particulières : distribuer des préservatifs, vendre des bonbons, demander aux clients de leur chanter une chanson, embrasser toutes les caissières, chanter dans la galerie, faire passer une annonce de rencontre au micro... Les idées ne manquent pas et tout ceci amuse la galerie. Et bien sûr, vous qui êtes toujours coincée entre caisse et bip.

De ces rencontres,je vous livre deux souvenirs de ces clients hors normes.

Le premier, c'était un jeune homme habillé très très serré avec un jean coupé pour en faire un mini-short (tellement court que les poches dépassaient par en-dessous... J'ai bien dit les poches hein !). Toute une bande de copains défilait dans le magasin avec grand fracas...
On fait du bruit ! Tout le monde regarde et le futur marié aura l'air encore plus ridicule. C'est le jeu ! En fin de compte, tout cela est plutôt banal, jusqu'à ce que j'aperçoive une des vendeuses qui ne peut réprimer un fou rire. Elle avance bien vite vers ce petit groupe bigarré.
Ha, bien sûr ! Le jeune homme était son futur mari. 
Qui des deux aura eu le plus honte au final ?


L'autre souvenir qui me fait sourire à chaque fois que j'y repense est assez... mais je vous laisse découvrir l'histoire...
Je suis en caisse à l'Espace culturel ce jour-là. C'est samedi après-midi, il y a du monde.
Et tout à coup, une bande de joyeux drilles avance d'un pas décidé vers ma caisse. Ils parlent un peu tous en même temps et j'ai quelques difficultés à comprendre ce qu'ils demandent.
La « victime », un grand gaillard habillé très bling-bling avec un t-shirt ajouré et des tatouages partout, parvient enfin à s'expliquer.
(âmes sensibles s'abstenir... Hé, pour un enterrement de vie de garçon, pour bien faire, il faut que ce soit un brin graveleux!)
- Salut. Je suis JM Pokora, si tu m'offres un cadeau, je te donne une photo dédicacée de mon gland.
(Et pour les messieurs, il y avait aussi un autre genre de photo : la chatte de sa copine...)
Si vous ne connaissez pas JM Pokora, vous devriez connaître M Pokora, le chanteur de ces midinettes *clic*)
- Ouahou ! Mais vous êtes une star ! (ha oui! il faut rentrer dans le jeu)

Et coup de pot, à ce moment-là, on offrait pour je ne sais plus quel DVD, un petit tatouage tribal en décalcomanie. L'occasion était trop belle... J'invitais donc notre star à une séance improvisée à ma caisse de tatouage à l'eau...
30 secondes plus tard, mon chef d'oeuvre collé sur son bras (pfff... même pas droit !), JM Pokora pouvait fièrement montrer à tous son nouveau tatouage tribal.

J'ai eu ensuite l'honneur de signer son livre d'or où j'ai crânement noté : « JM Pokora, je t'aime! » (il en a de la chance, une caissière amoureuse).
En contrepartie, ma toute nouvelle idole m'a dédicacé une photo d'un magnifique gland de chêne...
La bande de joyeux drilles s'en est alors allée, comme elle était venue.

Un collègue masculin est venu me voir quelques minutes plus tard, lui avait eu droit lui aussi à une photo dédicacée de la chatte de la copine de JM Pokora, un superbe félidé angora...

J'ai malheureusement perdu ma photo depuis, mais j'en ri encore...

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Concours T-Shirt spécial blog :
Le concours s'est terminé il y a quelques jours, vous avez été extrêmement nombreux à jouer.
La gagnante est : Lisa I. (91) (une hôtesse de caisse étudiante, osera-t-elle le porter à son boulot ?)
Bravo à elle.

Je referai très certainement un autre petit concours prochainement.


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Je suis un peu moins présente sur le blog cette semaine, mais je répondrai à vos messages dès que possible ;o)

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Il est né !

27 Mai 2008, 16:40pm

Publié par Miss pas touche

L'accouchement aura été assez rapide et sans douleur... Un vrai rêve...
Il est né et a pu être admiré hier chez Stock, de manière certes encore confidentielle, mais j'ai pu apporter mon appareil photo et prendre quelques clichés pour vous montrer mon très cher livre tout nouvellement sorti de presse !!!

Et voir des dizaines de bouquins avec mon nom dessus et mes textes dedans, c'était juste... incroyable !


Place au reportage photo spécial coulisses...

Même encore plastifié, ça a déjà de la gueule...

Allez... on les installe en piles bien hautes et on admire... :)


Et là, c'est la consécration... Toute première dédicace sur MON livre !


C'est la fin de la journée, c'est déjà nettement moins bien rangé... hem...


Dans 8 jours, il sera mis en vente...
Je vais même passer aux Grosses Têtes le jour de la sortie et aussi quelques autres émissions. Vous risquez d'entendre de nouveau parler de la caissière...

En tout cas, merci à vous tous pour m'avoir aidé à porter ce projet à terme.

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Parution : 4 juin
Prix : 15,50€
Où le trouver : dans toute librairie et dans diverses grandes surfaces (mais là, je n'ai pas le détail)
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Planning des dédicaces

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vos histoires de caisse (13)

25 Mai 2008, 19:15pm

Publié par Miss pas touche

(illustration de NoTTo, c'est du second degré hein!)


Qui s'invite à la caisse aujourd'hui ? Kirikou, un amoureux, une femme qui veut se faire servir, une grande pressée ou encore une cliente qui ne sait pas décrocher un mot ? Tout ce petit monde en même temps ?
La parole est à vous.

Aurélie
Côté caisse

C'est un jour où j'étais à l'accueil. Une cliente vient vers moi et me demande:
- Je ne trouve pas ce produit.
Prévenante, je lui dis :
- Venez avec moi je vais vous le montrer dans le rayon.
Je l'accompagne dans le magasin, lui désigne le produit recherché et retourne a l'accueil.
À peine cinq minutes plus tard, la cliente revient pour connaître l'emplacement d'un autre article. Cette fois-ci je ne me déplace pas mais lui explique où le trouver.
Quelques minutes passent encore. La cliente revient avec cette fois, non pas une question pour un article mais pour toute sa liste. Je lui explique que je ne peux pas laisser mon poste à l'accueil car je dois m'occuper aussi des autres clients.
Elle marmonne :
- Bah chez XXX, eux ils me le font.
Une autre cliente qui avait suivi la conversation répond alors :
- Oui mais chez XXX, ils ne sont pas aimables et patients comme cette jeune femme.
La première dame a du coup fini ses courses toute seule.
Comme quoi, la notion de libre-service n'est pas vue de la même manière par tout le monde...

Elodie
Côté cliente

J'étais derrière une petite fille et sa maman à la caisse. À côté attendaient un papa et son fils (tous les deux noirs). À peine la petite fille a-t-elle vu le garçon qu'elle se tourne vers sa maman en criant:
- Maman, maman, regarde! Y'a Kirikou!!!
Dur dur de ne pas éclater de rire devant tant de spontanéité.
Les enfants sont touchants de naïveté, leurs réflexions me feront toujours sourire.

Cindy
Côté caisse

Caisse moins de 10 articles. Une attente de 5 ou 6 clients à ma caisse. Une dame arrive et passe devant tout le monde sans rien demander et sans s'excuser auprès de ceux qui attendent. Elle me tend deux brosses pour laver le sol et me demande le prix car un des deux articles ne passe pas. J'appelle la chef du rayon qui me dit que c'est le même prix pour les deux brosses. La cliente me tend alors de nouveau ses brosses pour que j'encaisse ses articles directement.
Je lui dis gentiment:
- Madame, vous êtes à une caisse moins de 10 articles, veuillez faire la queue comme tout le monde s'il-vous-plait.
Ça n'a pas loupé, elle me jette les brosses sur le tapis et sort par l'entrée.
- Madame la sortie est derrière moi, lui dis-je.
Biarrement, elle n'a pas dû m'entendre...


Brigitte
Deux histoires pour le prix d'une...
côté caisse


L'autre jour, j'ai eu un client un peu enrhumé, il me demandait un produit que nous n'avions plus en rayon, mais encore en réserve. Je le fais patienter à ma caisse tout en m'occupant des autres clients. Cela a pris une bonne dizaine de minutes avant que mon collègue ne revienne avec l'article recherché.
Dix longues minutes, car durant tout ce temps ce client se mouchait avec beaucoup de grâce non pas avec un mouchoir (il n'en avait sans doute pas besoin) mais avec ses doigts.
Une fois l'article passé en caisse il me paie avec une poignée de petites pièces qu'il me tend de ses doigts luisants. J'étais ravie...
Du coup, maintenant, j'ai toujours des petites lingettes avec moi.

---

Un matin, une cliente passe à ma caisse. Tout se passe très bien jusqu'au moment de régler. La cliente me tend un billet, je tape sur ma caisse le montant,puis elle me dit:
- J'ai l'appoint.
- Oui, si vous voulez.
Elle s'arrête alors en plein mouvement et me dit d'un air très supérieur:
- Ha! Vous avez déjà tapé sur la caisse tant pis!
Je l'ai regardé l'air hébété et lui ai répondu:
- Je sais rendre la monnaie sans la machine.
- Non, non.
Elle a ramassé la monnaie qu'elle avait préparée. La caissière ne doit sans doute pas être capable de compter sans l'aide de sa caisse... Hem.


Nelly
Côté caisse

Aujourd'hui, c'est un jour férié, je suis à la caisse moins de 10 articles. Il n'y a pas beaucoup de monde alors je prends mon temps avec chaque client. Un jeune homme passe et nous discutons aimablement quelque secondes le temps de scanner ses 2 articles. 2 heures plus tard le client repasse et je le reconnais :
- Re-bonjour !
Je passe ses articles : une babiole et un bouquet de roses. Je lui indique le montant et il paye. Puis, avant de partir, il pose le bouquet sur ma caisse.
- C'est pour vous ...
Très surprise, je ne réponds même pas. Il me tend un papier avec son nom, adresse et numéro de téléphone.
- Si vous êtes un coeur à prendre, ajoute-t-il.
Encore plus gênée par la situation je reste muette et il finit par lancer:
- Bon je suis timide je m'en vais.
Il part sans que je ne parvienne à dire quoi que ce soit. Je reste bouche bée avec le bouquet dans les mains.

J'ai gardé les roses (après moult vérifications des agents de sécurité car le client ne m'avait pas laissé le ticket pour preuve d'achat) et n'ai jamais revu cet homme, je n'ai jamais osé l'appeler.
Il a eu beaucoup de cran pour faire ça !



Jennifer
Côté caisse

Je travaille dans les rayons en général mais je donne un coup de main en caisse quand il y a beaucoup de monde. C'était un jour entre midi et deux, il y a un coup de bourre et j'ouvre une caisse, je demande a une dame de venir vers moi. Elle ne m'entend pas. Je continue de l'appeler sans succès, c'est un jeune qui lui signale que je l'invite à venir à ma caisse.
La cliente se dirige alors vers moi sans un regard et commence à déballer son caddie.
- Bonjour Madame!
- ...
- Bonjour Madame !
- ...
Je parle un peu plus fort :
- Bonjour Madame !
Toujours pas de réponse au bout de la quatrième fois je lui demande si elle ne veut pas me dire bonjour. Elle reste muette. J'avais déjà passé ses articles sinon j'y serais encore. Je lui demande alors de régler ses achats et elle me dit (ha mais elle parle donc!) :
- Carte bleu.
Elle paye et s'en va. Elle a déjà parcouru plusieurs mètres quand je dis haut et fort :
- Au revoir Madame !!
Silence radio...

Une collègue et moi éclatons de rire car c'était vraiment la première fois qu'on voyait ce genre de réaction. On ne peut pas dire que j'ai ignoré la cliente mais elle m'avait apparemment oublié...


Vous aurez peut-être remarqué le nouveau menu tout en haut à gauche du blog, avec l'apparition d'une nouvelle rubrique : dédicaces.
Vous pourrez y voir les premières dates de rencontres en librairie et hypermarchés de prévues ;o)


N'oubliez pas le petit concours pour gagner le T-shirt du blog...
Il vous reste encore quelques jours pour participer (fin : 30 mai).

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Déshabillez-moi jusqu'à la moelle

21 Mai 2008, 22:35pm

Publié par Miss pas touche

La caissière en plus des tâches habituelles d'encaissement, de figurante pour tapis roulants, de guichet automatique et autres rendus monnaies, rend aussi parfois service à ses collègues des rayons. La caissière sait être multi-tâche (mais ne le répétez pas trop fort...).
J'occupais régulièrement le poste convoité d'encaisseuse manuelle (car oui, je prenais les pièces dans mes mains...) à l'espace culturel. J'avais la chance de non plus scanner petits pois, papier toilette et margarine, mais plutôt des produits culturels : le dernier livre de blague Carambar ou le Nothomb annuel, le nouvel album de M Pokora ou une compilation d'André Rieu et tout un tas d'autres articles aussi étonnants que passionnants (j'exagère quand même un peu parce que j'ai aussi découvert bien des trésors de derrière ma caisse et l'envie folle de découvrir de nouveaux auteurs dont les clients prenaient un livre particulier comme une friandise convoitée). Lectrice de BD acharnée, j'en ai aussi bien souvent profité pour jeter un oeil aux sorties et accessoirement exploser mon budget livre un peu plus souvent qu'à mon tour... mais quand on aime lire...

Bref, revenons à nos moutons et retournons bosser plutôt que de rêvasser.
Lorsque les journées sont plus calmes (ou même lorsqu'il y a plein de monde, mais là, on fait ce qu'on peut, on n'a que deux mains et un cerveau), les vendeurs nous demandent souvent un coup de main pour étiqueter, ranger, désétiqueter, reranger, appeler les clients pour leur annoncer que leur livre est arrivé (ou en rupture de stock) et rereranger.
Vous ai-je dit qu'on rangeait aussi de temps en temps ? C'est impressionnant d'ailleurs, on passe 5 minutes à remettre les piles de livres droites dans un rayon, on passe à celui d'à côté et lorsque l'on se retourne vers le premier, on se demande si une mini-tornade ne se serait pas abattue subrepticement dans notre dos. Et pourtant, même si on jette un oeil à droite et un à gauche, il n'y a personne... Bizarre... Bizarre...
Ceci dit, nous, de notre côté de la caisse, nous sommes toujours ravies de diversifier nos activités et lorsque le calme est plat et qu'il n'y a pas un client à l'horizon (voir même à deux mètres de la caisse...), on saute souvent sur l'occasion pour filer un petit coup de main aux vendeurs.
Et cet après-midi, le calme est particulièrement plat. Une des vendeuses devait me voir me morfondre derrière ma caisse, peut-être même prête à m'endormir (Hé, faut quand même pas pousser !). Elle me propose alors un tout nouveau boulot, une activité que je n'avais encore jamais pratiquée.
- Chouette ! Je vais apprendre un nouveau truc. Vas-y, explique-moi ce que je dois faire, lui dis-je pleine d'entrain.
- Super, regarde alors !
Elle me montre du bout de son doigt un tas de livres type Harlequin empilés sur une table à roulettes. Il y en a une bonne cinquantaine.

Au fur et à mesure qu'elle m'explique ma nouvelle tâche, mon visage perd tout sourire.
Et lorsqu'elle me montre la marche que j'aurais à suivre avec chaque exemplaire présent sur la table, mon coeur se tord. Le bruit du papier qui se déchire me fissure le coeur.

Les 50 bouquins étendus sur la table clinique attendent leur dernière opération avant de partir au rebus.
D'un geste brusque, il me faut prendre la couverture, la plier à l'envers et arracher en un mouvement sûr et précis les pages du livre.

À la fin de l'opération, il reste deux tas :
des couvertures
des feuilles remplies de signes encore maladroitement collées entre elles.

Oui, ce n'étaient que des Harlequins, oui ce n'est pas ce qu'on appelle de la grande littérature, mais détruire un livre de la sorte lorsque soi-même on aime lire... lorsque soi-même on aime carresser du regard les rayonnages des librairies, la chute est rude.

Le travail de bourreau achevé, je m'empresse de retourner derrière ma caisse et d'accueillir la cliente qui arrive avec ses livres sous le bras, ceux-là au moins ne finiront pas dans un tas de papier froissé.


Note 1 : pourquoi enlève-t-on la couverture du livre ?
Pour certains livres proposés en librairie, s'ils ne sont pas vendus, ils ne sont pas retournés au fournisseur, il n'y a aucun stock de ces livres qui ont une durée de vie très limitée. Et pour le libraire, la façon de dire à son fournisseur qu'il n'a pas vendu tous les articles est de lui faire parvenir un morceau du livre invendu (qui de toute façon sera détruit, au pilon). Et ce qui pèse le moins lourd, c'est la couverture.
Le libraire ne renvoie que la couverture et jette dans la benne à papier les feuilles imprimées qui seront recyclées.
Là où finissent beaucoup d'ouvrages...

Note 2 : C'est en lisant ce texte : Le pilon que j'ai repensé à ce que j'ai fait subir plusieurs fois à ces livres qui ne m'avaient rien demandé.

Note 3 : Mon livre sort dans tout juste deux semaines ! (et j'ose écrire un article où la caissière torture les bouquins ! ha ben bravo...)
Le prix définitif est enfin connu (il est temps me direz-vous...), il est à 15,50€. Je suis contente, le prix n'est pas excessif.

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Commerce équitable en grande distribution ?

15 Mai 2008, 14:56pm

Publié par Miss pas touche

Je vais dépasser un peu le cadre du blog avec cet article, mais pas pour autant celui de la grande distribution.  Pour une fois, je vais passer du côté du consommateur et regarder un peu ce qu'on peut trouver dans les rayons.
Lorsque l'on fait nos courses, nous voyons sur certains produits alimentaires (mais pas seulement) une mention « commerce équitable ».
Je me souviens avoir d'abord découvert ces termes sur du café il y a déjà quelques années puis en y prêtant un peu attention sur une multitude d'autres produits. Ces produits, on les trouve aussi bien dans des magasins bio que dans les grandes surfaces car la plupart des grandes enseignes ont accepté d'ouvrir leurs rayons à ce moyen de consommer différemment.

On en a tous plus ou moins entendu parler, mais le commerce équitable, c'est quoi ?
« Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l'objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleurs conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations du commerce équitable (soutenues par les consommateurs) s'engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l'opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel. »
(source)


Cela nous concerne tous et apprendre à consommer mieux n'est pas forcément synonyme de dépenser plus. C'est un acte citoyen, un acte qui pourra être profitable à tous : au producteur qui se verra rémunéré décemment, et au consommateur qui achètera des produits de qualités qui respectent l'Homme et l'environnement.


Ce qui m'a motivée à écrire sur ce sujet, c'est cette vidéo qui a beaucoup circulé sur le net ces dernières semaines pour promouvoir la quinzaine du commerce équitable (infos ici) qui vient de s'achever.



C'est un joli reflet du message sous-jacent : « consommer autrement ».
Au passage, je me suis demandée comment aurait réagi la direction du magasin si elle avait vu des clients lancer les produits dans les allées du supermarché...

Et puis, imaginez la même scène en caisse : un client lance un article, la caissière l'attrape au vol, scanne l'objet et le relance dans le caddie 5 mètres plus loin. Quel jeu de passe-passe.
Et là, c'est le drame, le paquet atterrit dans un autre chariot...
Et un slogan au bout des caisses :
Pour égayer vos courses en hypermarché, passez à la caisse "panier de basket équitable"

Blague à part, j'aime assez ce regard sur la consommation où le consommateur devient un acteur actif et non plus passif. En choisissant d'acheter des produits équitables (mais c'est aussi vrai avec la vente directe des producteurs locaux à travers les coopératives qui se multiplient), on prend conscience qu'en faisant des choix pertinents, l'impact sera significatif tant au niveau du vendeur que de l'acheteur.

En y regardant d'un peu plus près, il existe aussi des arguments montrant que le commerce équitable n'est pas si équitable et qu'il apporte aussi des aspects négatifs (lire ici 10 contre-arguments) mais peut-on parvenir à un résultat 100% positif ? Si cela améliore les conditions de vie et de travail du producteur et que le consommateur n'est pas lésé dans l'opération, il y a déjà un grand pas d'accompli.
C'est un bon début, non ?

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vos histoires de caisse (12)

11 Mai 2008, 16:58pm

Publié par Miss pas touche

(illustration de NoTTo)

Sur le podium de la semaine, vous pourrez découvrir : un agent de sécurité curieux, une histoire de blonde, 80 centimes de plus, une bouteille de vin, une carte bancaire et une poignée de menue monnaie.
Pas mal...

Karine

Après avoir scanné les articles de toute une petite famille, celle-ci les range bien précieusement dans ses sacs. Soudain l'agent de sécurité du magasin arrive à ma caisse. Il se dirige rapidement vers la mère de famille et lui demande de reculer de quelques pas.
Le mari et les enfants se demandent bien ce qu'elle a pu faire. L'agent et la femme échangent quelques mots puis le vigile repart. La cliente revient à ma caisse. Je ne peux pas m'enpêcher de lui demander ce que l'agent lui voulait.
Mi-étonnée, mi-amusée par ce qui venait de se passer, elle m'explique que le vigile aimait bien son pantalon et lui a demandé ou elle l'avait achetée pour pouvoir offrir le même à sa femme. Ça nous a fait bien rire et heureusement que le mari avait beaucoup d'humour...



Aurore

J'étais en caisse prioritaire, réservée aux femmes enceintes et aux personnes à mobilité réduite.
J'encaisse les courses d'un couple dont la femme n'est plus qu'à quelques jours de l'accouchement, derrière suit une future maman accompagnée de la future grand-mère.
Tout à coup une jeune femme blonde platine déboule et lance avec un grand sourire :
- Je suis enceinte.
Elle paraissait très fière de l'annoncer. Une layette se balançait sur le bout de son index. Je lui réponds que les dames devant elle le sont aussi.
- Oui mais moi plus qu'elles !
Le couple que j'encaissais regarde la cliente enceinte qui était derrière eux (celle accompagnée de sa maman), le mari rit et dit à cette future maman quil faudra bientôt présenter les certificats médicaux. Je souris aussi. La scène est vraiment drôle.

Le couple s'en va en me souhaitant un bon courage. La future maman et la future grand-mère laissent gentiment passer cette dame « à la layette ».
Après son départ, la future maman ne peut s'empêcher de me dire, avec un grand sourire :
- Y a que les blondes pour faire ça !
On a éclaté de rire toutes les trois !

Ce n'est pas une blague sur les blondes ! ça s'est passé le mercredi 6 février 2008... journée des enfants et des mamies.
Mais à ce moment là j'ai eu l'impresion que c'était une blague... Tout y était : un décor classique avec cette scène surréaliste et une grande blonde platine très fière d'elle.
Quand je dis qu'on n'a pas besoin de caricaturer les clients, ils le font très bien tous seuls, l'anecdote ci-dessus en est un excellent exemple.
La scène me fait bien rire, j'avoue.

Nadia

Un client passe a ma caisse, paye ses achats (un gros caddie) et oublie de me présenter sa fameuse « carte de fidélité ». Il me dit que c'est de ma faute et commence à s'exciter...
Je téléphone à ma responsable qui met une dizaine de minutes à venir (il y a beaucoup de monde) ce qui laisse le client de marbre mais impatiente les clients suivants. Ma chef arrive enfin et propose d'annuler tous les articles pour pouvoir passer la carte (je rappelle que c'est un caddie énorme).
Je m'exécute et repasse tous les articles afin de les annuler les uns après les autres.
Le client observe la scène et répète plusieurs fois que c'est de ma faute, qu'il m'avait tendu sa carte et que je ne l'avais pas scanné....
Tous les articles sont annulés.
Je repasse donc une troisième fois les articles pour que cette fois-ci, je prenne sa carte de fidélité. Il règle et apparaît sur le ticket de caisse : « vous avez obtenu 80 CENTIMES grâce à votre carte de fidélité ».
Avant de partir, le client avoue à ma chef qu'il avait réellement oublié de me donner sa carte... Un soupçon de remords peut-être ?

Mais que ne ferait-on pas pour 80 centimes...




Vanessa

Un jour, un type arrive à ma caisse en hurlant que le magasin est une véritable porcherie. Il me dit que du vin a été renversé dans le magasin et que personne ne vient nettoyer.
Je lui demande ce que je dois faire d'après lui vu que je suis en caisse. Il me répond que je pourrais au moins aller nettoyer et que je devrais avoir honte.
Sans attendre de réponse, il s'en va.
Ma collègue de derrière m'interpelle :
- C'est lui qui a fait tomber une bouteille de vin dans le rayon...

Zen attitude...



Catherine

À choisir une anecdote, parmi les nombreuses négatives que j'aurais à raconter, ce sera ma plus jolie.
Un couple et leur fils d'environ trois ans passent en caisse. Au moment de payer, le papa me tend sa carte bleue :
- Je vous donne ma carte.
Et son fils, très étonné, lui dit :
- Mais papa, tu vas plus en avoir des cartes après !!!
S'en est suivi un bon fou rire avec les parents, et un grand échange...

Pour ces petites bulles de bonheur, je n'echangerais ma place pour rien au monde, pour les moments plus désagréables, je m'en irais bien en courant.



Sabine

Un samedi soir, au moment de la fermeture, j'ai un client qui arrive avec trois articles. Je les scanne et lui indique la somme à payer.
- Je peux vous donner des pièces de 1 et 2 cents ? Ça vous arrange ?
- Oui, on a toujours besoin de monnaie.
J'imaginais qu'il voulait m'en donner une petite poignée. Le client sort alors de sa poche un pochon rempli de petites pièces et me paie 2,44 euros avec sa menue monnaie. Je prends son sav et après avoir fait des petits tas par 10 cents (pour être sûre de ne pas me tromper dans mes comptes), je lui rends les quelques pièces qu'il restait.
Avec un grand sourire il me dit :
- Heureusement que ça suffisait, sinon j'aurais du vous donner un billet de 5 euros
Je lui dis bonsoir avec un sourire un peu nerveux car ma caisse débordait de monnaie, le comptage s'en trouvait du coup bien rallongé...
Cela partait d'un bon sentiment de la part du client, car on sait bien que dans les commerces, on a souvent besoin de monnaie. Après, les gens ne peuvent pas savoir que le soir on compte notre caisse. Tous les soirs ou toutes les semaines, dans certains magasins (j'aurais bien aimé voir ça...) ce n'est pas l'hôtesse de caisse qui compte son caisson mais une employée de la caisse centrale...

Mais il faut quand même que appreniez une chose chers clients, la caissière essaie très souvent d'avoir un caisson presque vide pour effectuer un rapide comptage de caisse le soir, et c'est tout un art d'arriver juste... Combien de fois je me suis faite "avoir" et ouvrir un roulot de pièce (ha ! nan! 50 pièces de 1 centimes... zut!) à cinq minutes de la fermeture. Ce sera perdu pour ce soir, mais on retentera demain...
Oui, on s'amuse comme on peut. :-)

EDIT : Le saviez-vous ? (moi pas en tout cas!)
Voilà qui pourra servir à certaines personnes derrière leur caisse un jour ou l'autre. Merci de l'info Anath
(source)
Règlement CE n° 974-98 du Conseil du 3 mai 1998 concernant l'introduction de l'euro
        Article 11 (extrait)
"A l'exception de l'autorité émettrice et des personnes spécifiquement désignées par la législation nationale de l'État membre émetteur, nul n'est tenu d'accepter plus de cinquante pièces lors d'un seul paiement."

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N'oubliez pas, le concours est ouvert jusqu'à la fin du mois.

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Et pour les curieux, une petite interview parue ici sur le nouveau blog de psychologies.com (au passage, découvrez donc l'interview de Miss Gally pour son blog d'une grosse, ça vaut le détour)

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