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Articles avec #archives - tribulations d'une caissiere

Mise au point et plus encore...

14 Janvier 2009, 14:30pm

Publié par Miss pas touche

Bonjour à tous,

Je vous invite assez rarement à lire / écouter / voir les articles concernant Les tribulations d'une caissière. Mais aujourd'hui, je voulais vous faire découvrir un reportage diffusé dimanche dernier (le 11 janvier) sur une chaîne de télé suisse, la TSR.
Une équipe de l'émission Mise au Point (un peu l'équivalent de 66 minutes sur M6), un magazine d'actualité est venue chez moi il y a quelques semaines. Le journaliste Bernard Heimo a monté ce reportage qui m'a beaucoup plu. Il faut dire que cela résume très bien ma vie depuis environ un an.
Alors pour une fois, je vous mets en ligne la vidéo.



Titre du reportage : "Le fabuleux destin d'une caissière"
Journaliste : Bernard Heimo
Passé sur TSR1 (TV suisse), émission Mise au Point le 11 janvier 09
Durée : 8 mn


(pour l'adaptation BD, je vous en reparle bientôt !)



Je profite aussi de ce post "hors catégorie" pour mettre en lien un reportage radiophonique réalisé par Stéphane Nadouce pour Radio Ile de Ré, une rétrospective et une vision plus engagée sur les Tribulations d'une caissière.
L'interview a eu lieu il y a un peu plus de 9 mois et mise à jour il y a quelques semaines pour coller au plus près à mon parcours.

Vous pouvez écouter l'émission ici : partie 1 - partie 2


Titre du reportage : Les tribulations d'une caissière
Journaliste : Stéphane Nadouce
Réalisation : Philippe Nadouce
Durée totale : 30 mn



Et dernière info du jour...
Je file en Italie à la fin de la semaine prochaine pour quelques jours. Mon livre sort  en librairie là-bas et j'y vais pour faire un petit tour de promo. Je vous montrerai quelques photos de ce voyage... histoire de vous embarquer un peu tous avec moi dans ma valise.

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Dessine-moi une caissière... (3)

12 Janvier 2009, 22:01pm

Publié par Miss pas touche

Voici les dernières dédicaces réalisées par des dessinateurs d'univers très divers mais toujours sur le même thème : la caisse.
Encore une fois, je suis bluffée par la qualité de leur travail... Il y a des gens qui ont beaucoup de talent...

Rassurez-vous, c'était le dernier post autour des dédicaces BD, j'ai fait le tour de celles que j'ai pu obtenir.



Carmilla
(blog de la dessinatrice)

Dessin signé Laurel, une blogueuse largement connue dans la blogosphère...
Elle a un sacré sens de l'observation et beaucoup d'humour.

Carmilla, c'est une série fraiche et drôle plutôt destinée aux jeunes filles.




J'adore ses p'tits chats... hé hé



Nocturnes rouges
(blog du dessinateur)

Dessin signé Looky. Il y a des gens qui énervent par leur talent... Et Looky, un tout jeune dessinateur (il a tout juste 20 ans) mais qui a un sacré coup de crayon!
Nocturnes Rouges : une série d'heroïc fantasy tout comme il faut.





La photo de la dédicace ne rend pas très bien. Et pourtant, elle est superbe...
Et oui, ce sont des gousses d'ail sur la caisse. Hé ! Nocturnes Rouges, c'est un monde de vampires !



Au centre du Nowhere


Dessins signés par le scénariste Cornette et le dessinateur Constant
Si vous avez envie de vous marrer et de lire un album quelque peu décalé, tentez l'expérience.
Des personnages un peu losers sur les bords mais attachants.
Les deux auteurs ne font pas beaucoup de bruit mais ils s'éclatent avec leur série...
Vous avez dit psychédélique ?




La course au caddie vous connaissez ?

J'adore ces vieilles caisses, pas mal hein !



Krän Univers
(blog du dessinateur)

Alors là, c'est du lourd ! Et c'est Loyvet qui s'y colle. Niveau humour, on n'est pas dans le subtile, mais si vous aimez les bonnes blagues un peu grasses, c'est fait pour vous.
Sacré Krän, c'est tout un poème ce barbare là...




Pour les adultes, il y a une version un peu différente ici.


Pour plus d'infos sur les BD, cliquez sur les couvertures.


Et une petite info à venir dès que j'aurais réussi à mettre une vidéo en ligne sur le net...

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Pour quelques billets de plus

4 Janvier 2009, 00:00am

Publié par Miss pas touche

C'est une fin de semaine comme les autres. Il y a beaucoup de monde ce midi. Il faut travailler vite pour éviter  d'allonger l'attente en caisse, toujours trop longue quand il y a foule. Pas le temps de s'attarder avec qui que ce soit. À peine le temps de reprendre son souffle entre deux "bonjour". Le SBAM se réduit comme peau de chagrin tellement la pression ambiante oblige à accélérer toujours un peu plus la cadence.
Tous les postes en contact direct avec la clientèle subissent le même état : caisse, accueil, SAV, billetterie, station service... C'est le coup de feu de la fin de semaine.

À la billetterie justement.
Il y a depuis ce matin un peu plus d'affluence que d'habitude. La cause ? La mise en vente de places supplémentaires pour un très gros concert au Stade de France. D'ailleurs, la plupart des personnes attendent pour acheter des billets pour cette manifestation. Autant dire que les places restantes diminuent très vite et qu'à chaque instant, la vente peut être clôturée. Les gens sont forcément très impatients...
Puis arrive une demande différente, un client souhaite des places pour une rencontre sportive. Il sait exactement ce qu'il veut et les billets sont vite imprimés. Alors qu'il s'apprête à sortir son portefeuille pour payer, il stoppe son geste et semble réfléchir. L'employée le regarde, vaguement inquiète. Le client lui fait signe, il veut passer un coup de fil. Il sort son téléphone portable de sa poche et compose un numéro. 30 secondes passent, elles s'égrainent comme autant d'instants d'éternités pour l'employée (le stress monte). D'autres personnes attendent leur tour et la patience n'est pas de mise aujourd'hui.
Le client raccroche et annonce une sentence lourde de conséquences (que ce dernier ne soupçonne pas et ne peut d'ailleurs pas imaginer).

- Tout compte fait, je ne prends pas les places. Ma femme les a déjà achetées ce matin. Au revoir.

Il ne laisse pas le temps à la jeune femme de répondre et file vers la sortie passant près du panneau : « les billets ne sont ni repris, ni échangés », sans doute a-t-il pensé à ce moment là qu'il avait bien fait de ne pas les acheter.

La caissière est restée interdite, les billets dans ses mains. Son visage s'est décomposé en quelques secondes. Elle n'a pas eu le temps de répondre quoi que ce soit, de faire un seul geste au client. Il est déjà parti et de toute façon, qu'aurait-elle pu lui dire ?
Elle a trois places dans ses mains, trois places vendues pour la billeterie mais non encore encaissées.
Trois places invendues. C'est la seule chose à laquelle elle pense.
Elle appelle sa collègue à la rescousse et lui explique la situation en quelques mots.

Cette dernière lui dit :
- Appelle le chef et vois avec lui comment faire.
Car ce que le client ne sait pas et ne pouvait pas savoir, c'est que lorsqu'une place de spectacle est imprimée, elle ne peut généralement pas être annulée (c'est encore plus vrai pour certains concerts, visites particulières ou rencontres sportives).
La caissière s'affole et d'une voix blanche répond :
- Non, non. Il va encore me passer un savon.
- T'as pas le choix. Tu sais bien que c'est avec lui qu'il faut voir pour les annulations.
- Je sais. Mais je ne supporte plus qu'il m'engueule. Même si je n'y suis pour rien, je sais qu'il va encore me mettre la pression.
- Qu'est-ce que tu veux faire alors ? Laisse moi voir les billets. Zut, ça a lieu demain, tu as bien peu de chance de les vendre d'ici là.
- Je sais bien (elle réfléchit à toute vitesse). Je vais les acheter. Je file chercher de l'argent et tu m'encaisses. OK ?

Complètement paniquée, elle demande sa pause et file chercher son chéquier. Elle revient quelques minutes plus tard en courant et paie ses places. Soulagée sur l'instant car elle a évité une explication douloureuse avec son responsable, comment résorbera-t-elle cette dépense imprévue de près de 150€ dans le budget familial ?

Tout tenter plutôt que de devoir affronter le responsable.
Tout essayer plutôt que de devoir subir des réflexions injustifiées.
Tout risquer plutôt que de devoir expliquer une erreur dont elle n'est pas la cause.


Dans un pays où l'on prône l'égalité, la dictature d'un petit chef remet parfois en question toute notre institution...


Note : Ceci n'est pas un cas général mais une tranche de vie rencontrée un jour de courses ordinaire. Ne faisons donc pas d'un cas particulier une généralité.

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Ode pour elle, pour vous

23 Décembre 2008, 22:00pm

Publié par Miss pas touche

Illustration de Abe

Bonjour à tous,

Nous voilà déjà arrivé à la fin de l'année. Comme beaucoup d'entre vous, je me prépare à passer Noël en famille.
Avant d'aller fêter comme il se doit ce jour un peu spécial, je vous laisse en compagnie de ce poème que Marouèn m'a envoyé il y a quelques semaines. Une jolie ode à partager avec vous.


Joyeux Noël à toutes et à tous.
Et bon courage à celles et ceux qui bossent en ce moment, c'est l'effervescence générale !

Une caissière

Je me balade et croise ton regard.
Je ne l’oublierai jamais.
La rue empruntée pour te voir
devient alors ma préférée.
Le magasin dans lequel tu sers
sera mon seul fournisseur.
J’y achèterai même l’inutile
pourvu d’y admirer ta belle mine.
Je ne quitterai guère ta ville :
j’y danserai pour sa ballerine !

Et même si pour toi
l’horizon ouvre ses bras,
et tu répondras à l’appel du large,
je sourirai toujours au passage
l’allée par laquelle tu es venue.
Je raconterai à mes amis,
que je m’épris d’une inconnue,
dont les yeux palpitants ont mis
plein de piment dans ma vie !
On dira que je suis fou,
que seul l’animal écoute son instinct.
Je ne demande rien de vous,
seulement vos yeux, une seconde, dans les miens !

Votre visage a les traits d’une chanteuse,
votre voix, beaucoup plus mielleuse.
Lorsque je nage dans votre regard,
malgré moi, je vous tutoie,
croisant les reflets de votre âme,
je vous connais déjà !
Même si de votre vie
je ne sais que votre emploi,
je salue seulement la dame,
qui m’éblouit,
me réjouit comme personne.
Je salue l’inspiratrice,
pour qui mon coeur résonna.

A la voix qui m’égaiera
dans ma nostalgie,
la douceur réparatrice
pour l’éternité,
est dédiée cette poésie.

Marouèn FARHAT



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Ticket de caisse bis : le blog tourne un peu au ralenti ces temps-ci mais il y a pas mal de projets qui m'occupent beaucoup. Les histoires de caisse (les vôtres et les miennes) reviendront dès janvier ;o)

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Dessine-moi une caissière... (2)

17 Décembre 2008, 18:00pm

Publié par Miss pas touche

En cette fin d'année, j'ai eu la chance de rencontrer quelques dessinateurs et comme en octobre dernier (article en question ici), j'ai demandé aux auteurs de se prêter au jeu de la dédicace spéciale caisse...

Pour ceux qui connaissent les albums en question, voir ainsi les personnages principaux détournés s'avère drôle car il faut bien imaginer que dans le lot, il y a des guerriers, des enquêteurs ou autres chasseurs de vampire...

Place aux dédicaces, j'avoue que cela m'amuse beaucoup et j'y prends goût !
Vous pouvez découvrir les sites (ou blog) des auteurs en cliquant sur leurs noms et des chroniques de leur album en cliquant sur la couverture.



Julien et Mathieu Akita
dessinateurs de la série Tom Sawyer (scénario JL Istin - éditions Soleil)


Chouette adaptation en cours de l'aventure de Tom Sawyer de Mark Twain


Pour celle-ci, c'est une petite boutade envers certains auteurs qui trouvent que leur statut d'auteur leur offre la possibilité, que dis-je l'oblgation de devenir un poil snob... Et au passage, un auteur BD n'est pas vraiment un auteur pour ces personnes-là.





Mara
auteur de l'album Clues - éditions Akileos


Un début d'enquête prometteuse dans un 19e siècle romantique.
Un beau coup de coeur de lecture au passage.



Laetita Coryn
auteur de l'album Le monde merveilleux des vieux - éditions : Vents des savanes


Amateurs de blagues un peu grasses, vous allez être servis ! Un album qui en fera rire plus d'un et qui fera grincer des dents (ou des dentiers) d'autres...


La suite très bientôt car j'ai eu d'autres dédicaces dans la même lignée et qui me plaisent aussi beaucoup !
C'est vrai que certains auteurs sont assez surpris par mes demandes de dédicaces. Heureusement que tout le monde ne fait pas pareil ! Sinon, j'imagine bien leur émotion si un autre lecteur venait les voir en leur demandant : vous pourriez pas faire votre héros en plombier ou le super méchant en hôtesse de l'air ?
Il y aurait des dépressions dans l'air...

En tout cas, les filles, quand vous êtes derrière votre caisse, vous savez  dorénavant quoi demander aux clients qui signent leur chèque. Que pensez-vous d'un auto-portrait du consommateur transformé en caissière ?
Ah, on me signale que ce n'est pas vraiment possible... C'est presque dommage.

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vos histoires de caisse (24)

8 Décembre 2008, 23:00pm

Publié par Miss pas touche

(illustration de NoTTo, il est de retour...
avec son humour toujours aussi décapant!)

Voilà enfin le retour de vos histoires de caisse après quelques semaines d'absence...
Le temps file très vite et l'arrivée des fêtes de fin d'année accélère beaucoup nos activités à tous.
Bon courage à toutes celles et tous ceux qui travaillent d'arrache-pied pour que les fêtes de Noël soient une réussite dans les foyers.

Salomé

Une femme d'une cinquantaine d'années dont je passe les articles le plus normalement du monde :
- (moi) Cela fera 49.52 euros, s'il vous plaît.
- Vous voulez bien me débarrasser de ma monnaie ?
- Pas de problème.
Elle paie 48.52 euros avec de la monnaie, 2€, 1€, et tous les centimes disponibles. En me mordant la joue, je fais des petits tas de cinq euros et 1 euro pour les centimes, recompte, empêche quelques pièces de glisser entre la caisse et le tapis, et enfin...
- Il manque 1€, madame.
Majestueuse, elle me sort un billet de 50€ de son sac.
J'en étais bouche bée, et j'ai eu beaucoup de mal à lui sourire en lui disant au revoir. "Le client est roi"...


Ou encore, un homme au regard vicieux qui me regarde avec insistance tout le temps où je m'occupe de ses articles. Au moment de payer, il me montre sa carte bleue avec un sourire et dit "Je peux vous la mettre ?"
18 ans à peine, et les joues rouges...


Et pour finir, un couple assez BCBG passe à ma caisse en me disant à peine bonjour. La dame porte un manteau de fourrure (qui me semble vraie). Je passe leurs articles, notamment des berlingots d'eau de Javel.
Ils paient, et repartent. Quelques minutes plus tard, ils reviennent, l'air absolument furieux.
- Je veux que le magasin rembourse mon vison (donc j'avais raison sur la valeur du manteau). J'ai laissé tomber l'eau de Javel en la sortant du chariot et...
Elle me montre alors le fameux vison, visiblement fichu. J'ai dû appeler au directeur du magasin, qui a lui-même géré cette crise.


Sandrine

J'ai dix ans de caisse derrière moi comme on dit mais cette histoire est restée ancrée dans ma mémoire plus que les autres...
Dans cette supérette je travaillais les dimanches et les jours fériés (il y a une dizaine d'années). C'est l'heure de la fermeture (à midi) et au moment où je ferme le store une cliente arrive. Je lui dis gentiment que le magasin est fermé et que je ne peux plus l'encaisser car j'ai clôturé ma caisse. Elle me regarde méchamment et me dit :
- Mais c'est pas possible, vous ne devez pas fermer...
Je lui rappelle qu'il est midi et que c'est l'heure a laquelle nous fermons habituellement. Elle se retourne agacée et en criant bien fort,
- Vous êtes bien des fonctionnaires tiens!
 Je suis restée abasourdie car nous étions dimanche, il était midi à ma montre et je ne crois pas connaitre beaucoup de fonctionnaires qui travaillent le dimanche... J'aurai bien aimé savoir le métier de cette dame mais elle est partie trop vite.


Oriane

Il s'agissait d'un vendredi soir . Mon père était sorti tard du travail , nous arrivions donc en caisse vers 20h30 . Le caddy contenait les courses de la semaine pour 5 personnes dont 4 ados en pleine croissance , vous visualisez ?
Deux personnes avant nous. Nous prenons notre mal en patience. De toute façon, à cette heure il n'y a plus beaucoup de caisses ouvertes. Nous déchargeons peu à peu nos achats, la jeune hôtesse annonce qu'elle ferme après nous (fermeture du magasin oblige).

Lorsque notre tour vient, il n'est pas loin de 21h. La caissière semble réellement fatiguée mais toujours souriante et aimable.

- Bonjour, monsieur ! lance-t-elle à mon père en faisant passer le premier article sur le scanner...

Et... pas le plus petit bip ! Rien ! Autre tentative ! Troisième tentative avec un autre article...
Rien !
La jeune femme appelle la chef de caisse et après quelques minutes, il faut nous rendre à l'évidence : le scanner de codes barre a rendu l'âme !
Mon père et moi proposons de changer de caisse, c'est normal !

Et là, l'hôtesse prend une grande inspiration, nous fait son plus beau sourire et dit :
- Ce n'est pas la peine, on va se débrouiller.

Eh bien, croyez-le ou non, elle a tapé l'ensemble des codes barres à la main !! Ça a pris 20 minutes. L'hôtesse avait toujours son sourire .

Quelques semaines plus tard , nous sommes par hasard retombés sur sa caisse et nous nous sommes reconnus. Il y a eu un véritable instant de grâce lorsque le scan a fait " Bip ! " au premier article.

Cécile

Je suis caissière dans une jardinerie-animalerie. Et dans ces commerces, les animaux sont autorisés. Donc, j'étais à mon poste et j'encaissais des clients qui faisaient la queue. Tous en faisant mon activité, je regardais autour de moi le va-et-vient des personnes aux abords immédiats. Là, mon regard se pose sur une cliente accompagnée d'un caniche. Ce dernier passait son temps à renifler les moindres recoins. Là j'ai pensé : « Non pas ici ! ». Juste à ce moment là, je rendais la monnaie à un client en face de moi et le remerciait de sa visite, tout en passant au suivant : « Bonjour... ». Je prends une seconde pour faire un rapide tour d'horizon. Mais plus de dame, ni de chien ! Un « Ouf ! » me vient à l'esprit. Mais je n'avais pas encore remarqué que la cliente avait fini par passer à la caisse d'à côté. J'observe "Kiki" du coin de l'œil, qui est toujours à sentir le moindre centimètre carré. Puis la dame s'en va avec son canidé. Alors libérée de toute activité, je fais le tour de mon poste pour donner un petit coup de balai. Et là ! Je m'aperçois que "Kiki" avait levé la patte sur ma caisse à différents endroits. Beurk ! Ha! Nos amis les bêtes !

Audrey

Ma sœur et moi étions caissière dans la même grande surface, ce qui nous a permis d'échanger pleins anecdotes toutes aussi croustillantes.
Un jour, un papy passe en caisse avec un pack de soda ouvert, il manquait juste une bouteille sur les six, ma sœur lui fait gentiment la remarque qu'il y a une promo sur le pack (5 achetées et la sixième gratuite).
Le papy s'énerve et fait un scandale car on avait pris LA bouteille gratuite du pack! On ne savait plus où se mettre et surtout quoi lui répondre...

Valérie

Il y a quelques temps, ma chef m'appelle à ma caisse et me dit de fermer ma caisse pour aller en pause. Je demande à mes derniers clients de mettre le panneau "caisse fermée" au bout du tapis. Je continue de m'occuper de mes clients et tout d'un coup j'entends :
- Non c'est pas possible ça fait 10 minutes que j'attends !
Je tourne la tête et je vois une cliente en train de râler après les derniers clients, ceux à qui j'avais demandé de mettre mon panneau fermé.
Je laisse courir, je ne dis rien et la femme continue de râler. Je m'occupe de mes derniers clients et arrive le tour de cette "fameuse" cliente. Je scanne son vélo et là je lui dis
- Je peux me permettre de vous dire quelque chose.
elle me répond :
- Non sinon je vous laisse le vélo.
Alors je décide de me taire. en fait cela ne faisait pas 10 minutes que je savais que j'allais en pause et c'est ce que je voulais dire à cette cliente très mal élevée.

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Ticket de caisse bis :
Je suis invitée à l'Assemblée Nationale pour exprimer aux députés mon avis sur le travail le dimanche.
J'y vais ce mardi et j'espère que nous (j'y vais pour représenter la corporation des hôtesses de caisse) serons entendues.

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Distraction quand tu nous tiens... (acte II & III)

28 Novembre 2008, 12:00pm

Publié par Miss pas touche

Après le "vous êtes ici", on voit bien que les questions surprenantes sont parfois très... surprenantes justement.
Et ce genre de réflexion me fait toujours sourire. Après tout, nul n'est infaillible et on a bien le droit d'avoir nos moments d'absence. C'est aussi ce qui nous rend un peu plus humain et indulgent aussi envers son prochain.


Acte 2

Quelle joie ! Aujourd'hui sont arrivées les nouvelles tenues pour les employés du magasin. Avant, vous étiez toute de noir vêtue : veste noire, pantalon noir, chaussures noires et un chemisier blanc pour relever votre côté pingouin. Il paraît qu'on (qui « on » ?) trouvait ça chic et que cela donnait un certain cachet à la ligne de caisse.
Depuis quelques temps, la direction a changé d'optique et sans doute aussi suite à diverses remarques de clients avertis : « on dirait que vous allez toutes à un enterrement » ou encore « On ne sait jamais si vous êtes caissière, on ne vous différencie pas des clients », la décision a été prise de créer une ligne plus colorée avec des vêtements aux couleurs du magasin (au choix) : rouge intense, orange citrouille, bleu roy ou jaune poussin... la palette de couleurs criardes est finalement très large.
Les nouvelles tenues sont arrivées et vous enfilez pour la première fois votre tout nouveau polo coloré, le logo du magasin présent sur votre poitrine et un fabuleux texte d'accueil inscrit en lettres capitales dans le dos « A VOTRE SERVICE ».
Ce matin, vous êtes de corvée pour rapporter en rayon les articles que les clients ont laissé trainer la veille. Vous vous baladez dans les rayons depuis presque une heure. Vous êtes en train de remettre une boîte de conserve tout en bas du rayon quand vous sentez une main tapoter légèrement sur votre épaule. Vous vous redressez et vous retournez. Une cliente se trouve face à vous et vous demande :
- Vous travaillez ici ?

Distraite, vous avez dit distraite ?



Acte 3

Les caddies semblent avoir entamé un curieux ballet depuis le début de la journée. D'un rayon à un autre, de l'allée centrale au stand poissonnerie, entre deux têtes de gondole, les caddies filent à des allures parfois improbables.
Certains flânent, d'autres courent (roulent vite serait d'ailleurs plus approprié). Mieux vaut jeter un coup d'œil avant de tourner au bout d'un rayon avant de s'y engager, une machine roulante pourrait bien débouler et surprendre le consommateur non averti.
De votre caisse, vous observez ce manège qui tourne sans discontinuer. Vous vous amusez à détailler les comportements des chariots. Vous notez que certains grincent, d'autres couinent ou au contraire roulent parfaitement droit alors que quelques-uns avancent en crabe tellement les roues des caddies sont usées. Usées à force de parcourir les allées du magasin et le chemin jusqu'au parking où ils iront rejoindre leurs congénères jusqu'à ce qu'un autre client glisse un jeton ou une pièce pour emprunter de nouveau le chemin qui le conduira jusqu'au grand magasin.
Vous pensez même qu'ils ont une vie bien réglée et que les clients ont pris cette habitude comme s'il était naturel de nourrir une boîte en fer à roulettes...
vous commencez même à doucement philosopher sur la condition de vie de vos compagnons de métal quand un client vient vous demander :
- C'est où les caddies ?
Se seraient-ils révoltés et auraient-ils tout à coup décidé de ne plus vouloir récupérer des victuailles qui ne font jamais que transiter un temps dans leurs entrailles ? Non pourtant... d'autres clients poussent comme à leur habitude un caddie.
- Euh... (oui, vous êtes quand même surprise par la question) sur le parking monsieur.
- Ah oui, c'est vrai. Merci.

Distrait, vous avez dit distrait ?

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Vous êtes ici : ■

20 Novembre 2008, 22:30pm

Publié par Miss pas touche


Soyons un peu fou et observons avec attention le client qui fera lever un sourcil de surprise à la caissière suite à une question aussi étrange que décalée.

Acte 1

Vous êtes confortablement installée derrière votre caisse sur votre chaise (Chance ! Celle-ci est un bon état et tient le choc quand vous vous adossez dessus). Vous jetez un œil distrait sur votre badge où est inscrit votre prénom, un petite maxime du style « A votre service », « Puis-je vous aider? », « Le temps d'un sourire et je suis à vous » ou encore « Que puis-je faire pour vous? » et le nom de l'entreprise avec le logo.
Juste à côté de votre TPE (la machine à carte bancaire), est affiché un mot avec quelques directives  et explications de la direction du genre : « Pour tout paiement par chèque, merci de présenter une pièce d'identité », le logo de la chaîne du magasin apparaît au bas de la feuille scotchée.
Un coup d'œil circulaire et vous découvrez en tête de gondole des produits d'appels : des articles vantés dans le dernier prospectus (distribué dans des dizaines de milliers de boîtes aux lettres et proposé à l'accueil du magasin), les prix sont inscrits sur une pancarte flashy, le logo du magasin est visible en gros sur l'affiche.
Un peu plus loin dans le rayon, vous apercevez une grande affiche (elle doit dépasser le mètre en hauteur) avec de la publicité pour un produit quelconque, le logo de l'enseigne est évidemment bien présent.
Vous tournez la tête côté galerie et le nom du magasin est collé aux murs à divers points stratégiques.
Bref, qu'importe l'endroit où votre regard se porte, vous voyez le nom de l'enseigne.

Et alors que vous reportez votre attention sur votre caisse, un sac échangeable (aux couleurs du magasin) est posé sur votre tapis. Le client propriétaire du sac se penche vers vous et vous regarde fixement. Il lance un coup d'œil aux alentours, il semble chercher quelque chose. Il vous demande alors, sur un air de confidence :
- C'est quel magasin ici ?
Et pendant ce temps-là, le haut-parleur général hurle :
- Bienvenue dans votre magasin xxx...

Stoïque, le client attend votre réponse.
Il ne vous reste plus qu'à lever un sourcil et à répondre avec votre plus beau sourire :
- Eh bien, vous êtes chez xxx
Vous vous retiendrez de pointer votre doigt sur votre badge, la pancarte du bout de caisse, l'affiche au-dessus du rayon, la tête de gondole ou les multiples endroits qui arborent fièrement le logo de l'enseigne.
De son côté, le client, satisfait de la réponse, retournera terminer ses courses.

Il existe des petites questions anodines qui vous surprendront toujours un peu plus qu'hier et un peu moins que demain...



Si vous êtes perdu sur le net : www.perdu.com  ;)

(Acte 2 non pas lundi mais un peu plus tard, l'actualité va vite parfois...)



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Ticket de caisse bis :
ce week-end, je suis à la fête du livre à Toulon - stand Libraire Papiers Collés - (samedi 22 pour la journée et dimanche 23 au matin)

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vos histoires de caisse (23)

6 Novembre 2008, 00:00am

Publié par Miss pas touche


Il est temps de repartir à la conquête des rayons de supermarché, cette conquête de l'espace, non pas intersidéral, mais plutôt celui nécessaire pour passer deux caddies de front entre chaque rayon et parvenir à attraper tous les articles indispensables. Le tout en gérant la crise de larmes du petit dernier qui ne supporte plus le bruit ambiant, la lumière agressive et la foule qui se presse toujours un peu plus au rythme des musiques qui passent.
Les courses : une conquête ou un parcours du combattant ? Une aventure sans fin c'est certain.

Place à vos tranches de vie, vos coups de coeur et coups de gueule.



Isabelle
côté client

Je faisais les courses avec ma fille âgée de 4 mois dans le porte bébé. Après la galère dans les rayons parce qu'on est un peu coincés avec un bébé devant soi j'arrive en caisse. Je commence à vider mon chariot et là je galère, presque impossible d'atteindre le fond du chariot.
Je ne peux pas me pencher en avant parce que j'ai le bébé, je dois donc me mettre à coté du chariot et plier les genoux, sauf que je suis petite et mes bras ne touchent pas le fond du chariot (si si essayez ce n'est pas évident, je vous assure).
Plusieurs clients me regardent, commencent à sourire, j'entends des chuchotements. J'ai envie de les envoyer bouler avec leurs moqueries.
Et une vieille dame s'approche de moi d'un pas décidé, je me dis que je vais me faire jeter de prendre du temps. Eh bien non, en fait elle venait m'aider ! Il a fallu que ce soit la personne la moins à même d'aider qui le fasse.
Merci madame.




Ango
côté client

Une petite anecdote de caisse de mon fils...
Au supermarché à côté de chez nous, mon fils de 3 ans a une manie. Quand nous arrivons en caisse, il file jusqu'à la petite porte qui permet à la caissière de prendre son poste, l'ouvre et entre....
Et quand la caissière est nouvelle, il faut lui expliquer que mon fils... Veut un câlin!
Ce filou en profite pour tenter de leur extorquer des sous une fois sur deux. Évidemment, il n'y est encore jamais arrivé...



Aurore
côté caisse

Je travaillais comme caissière dans un salon de thé à Paris (dans un quartier chic)

Le téléphone sonne, je réponds. Ben oui les caissières sont polyvalentes (standardiste, point info, vestiaires, papier cadeau....) c'était même écrit « caissière polyvalente » sur mon contrat (véridique!).

Au téléphone, c'est une actrice française qui veut commander 2/3 choses et une amie à elle passera dans l'après-midi récupérer son bien.

Cette dame arrive donc quelques heures plus tard.
Elle: Bonjour mademoiselle, je viens de la part de Mme...., récupérer sa commande.
Moi: Oui bien sûr , tout est là je vous attendais.
Elle me tend la carte bleue de Mme.... avec un bout de papier où sont inscrits quelques chiffres : Tenez (le code était noté sur le bout de papier) je n'ai pas mes lunettes, mais je vous fais confiance pour saisir le code.
Moi (voyant le nom de cette actrice sur la CB): Vous êtes sûre Mme ?
Elle: Oui, oui.

je m'exécute, je trouve ça adorable de me faire confiance comme ça, je la remercie, lui souhaite une bonne soirée.

10 min plus tard Mme.... appelle, je réponds
L'actrice : Merci Mademoiselle pour la commande c'est très gentil, je vous dis a bientôt (c'était une habituée).
Moi très touchée : Avec Plaisir Mme, à très bientôt.

J'ai eu un sourire radieux jusqu'à la fin de la soirée!

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Une dame assez snob (on est dans un quartier chic) arrive pour régler ses achats et sort son chéquier, la machine le remplit et...

Moi: Je vous demanderai une pièce d'identité avec votre chèque Madame, s'il vous plait.
La cliente: Vous ne voyez pas que c'est un chèque de la banque de France?
Moi: Excusez moi madame (avec le sourire et tout le tralala...) mais j'ai des directives je suis dans l'obligation de demander une pièce d'identité pour tout règlement par chèque quel qu'il soit (bien sûr intérieurement et après coup je me disais que c'était la première fois que j'en voyais un et je ne connaissais pas la valeur des "chèques de la banque de France" je ne savais pas qu'ils étaient différents des autres)
La cliente me tend sa carte d'identité et me répond : J'en informerai la direction c'est inacceptable .

Info annexe : avoir un chéquier de la Banque de France est synonyme d'un compte bien approvisionné. Ce qui veut donc dire que le compte ne devrait jamais se retrouver à découvert.
Mais la cliente avait un peu trop vite oublié que si la caissière demande une pièce d'identité, ce n'est pas pour la contacter en cas de compte non solvable, mais pour vérifier que ce n'est pas un chèque volé.
Certes, la procédure agace certaines personnes, mais elle s'avère nécessaire et en cas de vol, c'est une sécurité supplémentaire (même si, comme pour tout, ce genre de sécurité n'est pas infaillible)


Cyril
côté caisse

J'arrive avec mon caisson sous le bras pour aller à mon poste (travail étudiant le dimanche) et il y avait beaucoup de monde comme à l'accoutumée . Une fois que je passe le rayon des fruits et légumes, les clients me guettent et me "sautent" dessus. Et j'entends très souvent :
- Vous allez ouvrir ? (pas bonjour ni autre chose n'est ce pas...)
- Bonjour. Oui mais non, je n'ouvre que dans 10 minutes mais vous pouvez tout à fait attendre que je revienne ?
- Roooh (et d'autres râles, insultes si j'avais tendu l'oreille).
Je pose mon tiroir sur sa base et ouvre la caisse pour faire un apport monnaie qui se trouvait dans un sac.
A ce moment là, une cliente arrive et commence à poser ses articles sur le tapis même pas en marche et la barrière encore fermée.
- Je n'ouvre pas toute de suite madame.
- Si allez, il y a du monde !!!
- Non madame, j'ouvre après avoir au moins pris une pause de 5 min car j'ai commencé à 7h du matin (j'étais en rayon jusqu'à 10h).
Mais elle ne voulait absolument pas partir. Je fais mon apport monnaie et je ferme mon tiroir. La cliente attend toujours...Je m'en vais dehors en entendant quelque chose comme :
- Ces jeunes alors !!!!

Il m'était déjà arrivé ce genre de rapport avec un autre client et j'avais fléchi, ne prenant pas mes cinq minutes de pause auxquelles j'avais droit. Une fois mais pas deux.





Mathieu
côté client

A l'époque j'étais dans une station balnéaire pour toute la période estivale, du fait du travail de mon père. Avant que je commence à travailler, j'allais tous les jours faire quelques courses au supermarché du coin afin de cuisiner pour mon père lorsqu'il rentrait du travail le midi. Or il s'est avéré que je trouvais une caissière particulièrement charmante et de mon âge.
Je suis d'un naturel assez timide et je m'arrangeais à passer toujours à sa caisse lorsqu'elle était là afin d'avoir la joie qu'elle pose son regard sur moi, et ce même si sa caisse était bondée de monde.
Au bout d'un moment elle me reconnaissait et nous discutions un peu le temps qu'elle passe mes articles.
Lorsque vint le dernier jour où je passais à sa caisse (le lendemain était mon premier jour de travail), j'ai acheté un bouquet de roses blanches dans le supermarché. Je pris soin d'y agrafer une carte ou j'y ai inscrit: "pour vos jolis yeux".
Etant de nature timide, lorsqu'elle eut fini de passer mes articles et m'eut encaissé, j'ai profité d'un instant d'inattention de sa part afin de m'éclipser rapidement en laissant ostensiblement le bouquet en bout de caisse. Je suis parti sans me retourner ne sachant pas si elle avait pris la peine de lire la carte sur le bouquet et je dois dire que ce doute m'occupa l'esprit durant quelques jours.
Une semaine plus tard, alors que je me baladais dans la rue, je reconnus la jeune caissière qui venait vers moi. Rouge de honte, je fis mine de continuer mon chemin. Elle me rattrapa, me pris par le bras et m'embrassa tendrement en me disant merci pour les fleurs, avant de poursuivre sa route.
Je ne l'ai jamais revu mais ce seul baiser a, je dois dire, emplit mes vacances de soleil.



Anaïs
côté caisse

Je travaille dans un bowling. Il y a quelques temps, une cliente est venue se détendre avec sa  famille. Visiblement, c'était la première fois qu'elle jouait. Elle m'a posé beaucoup de questions, auxquelles j'ai répondu avec patience, malgré la file d'attente qui commençait à s'agrandir. Au moment de payer, je leur demande leurs chaussures (pour leurs donner les chaussures de bowling) et je me rends compte que cette dame n'a pas de chaussettes. Je lui explique que c'est obligatoire pour une question d'hygiène et que si elle n'en a pas amené je peux lui en vendre une paire réutilisable au tarif d'un euro.
- Ah c'est cher, me dit la dame, qui hésite longuement (quel investissement !) puis contre toute attente elle me demande :
- Mais elle sont propres?
Sur le coup je n'ai même pas su quoi répondre tellement j'étais interloquée par sa question, puis j'ai réprimé un énorme fou rire, m'imaginant récupérer les chaussettes sales des joueurs pour ensuite les revendre. Je vous laisse imaginer la tête du mari et des enfants, face à cette question pour le moins surprenante !



Olivier
côté client

Un beau jour d'été, je finis mes courses, et je me rends donc vers les caisses.
A ce moment là nous avons toujours le même dilemme, quelle caisse choisir ?

Nous avons tous notre préférence : fille mignonne, la caisse qui nous semble la plus rapide, ...

Moi je choisis la seule caisse, où il n'y a qu'un seul et unique caddie, certes bien rempli, mais un seul caddie.

En bon client, je me mets derrière, le caddie est déjà presque vide. Le dernier article est scanné par le caissier, soudain un autre caddie arrive, poussé par une autre personne, il passe devant moi (c'est un magasin où il n'y à pas de tapis de caisse, le caissier transvase vos articles de votre caddie vers un autre caddie). Je lui lance un « faut pas vous gêner », il me répond :
- Je suis avec monsieur.
Bon cela passe, pas trop grave...

Mais voilà un troisième caddie qui passe devant moi, le ton monte, et le caissier me lance froidement :
- C'est le même compte, monsieur.

Je lui réponds :
- Donc, si je comprends bien, pendant que vous commencez à scanner mes articles, je peux continuer mes courses ?
On ne me répond pas.

Sentant mon énervement, on ouvre une caisse juste pour me faire passer.

Deux jours plus tard, je me rends à nouveau au magasin, le même caissier est présent, j'arrive à sa caisse, je fais la file avec mon caddie, avec simplement un paquet de biscuit. Arrivé à mon tour, je lui lance un grand sourire et lui dit :
- Vous permettez monsieur, je vais continuer mes courses, c'est le même compte.

Il n'a pas osé dire quoi que ce soit, et a simplement répondu :
- Bien sûr monsieur.

J'ai évidemment pris directement ce dont j'avais besoin, et j'ai terminé très rapidement la petite blague, mais je pense que le brave caissier a bien compris la méprise totale de cette histoire deux jours plus tôt.


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Dessine-moi une caissière... (1)

2 Novembre 2008, 17:00pm

Publié par Miss pas touche

Bonjour à tous,

Pour ceux qui ne le sauraient pas, je suis une lectrice insatiable de bandes dessinées. C'est une passion qui me suit depuis mon enfance et comme beaucoup de fans de ces livres remplis de petits dessins, j'aime aller à la rencontre de quelques auteurs dans les salons et festivals dédiés à la BD.
Et il y a une semaine se tenait le second plus gros festival BD de France à St Malo, le bien nommé Quai des Bulles. De rencontres en discussions, j'ai donc cédé à la "fan attitude" et demandé quelques dédicaces.
Le thème que j'ai proposé aux auteurs était un peu spécial et certains ont fait des yeux ronds en entendant ma demande... Il faut dire que demander leur personnage principal à une caisse de supermarché, ça laisse comme une vague interrogation.
En leur expliquant le contexte de ce blog et du livre, ils se sont tous prêtés au jeu.
Et comme j'aime bien partager, je vous laisse découvrir ces très belles dédicaces.


Dessin signé Kerascoët, les dessinateurs de Miss pas Touche
- leur site -


Pour celle-ci, une explication s'impose. Mon pseudo sur ce blog est Miss pas Touche, directement emprunté de cette série signée Hubert & Kerascoët. Depuis un an et demi, j'espérais pouvoir rencontrer enfin les dessinateurs. Et pour une fois, c'est moi qui me suis retrouvée toute intimidée face à ce couple d'auteurs.
Pour la petite histoire, je leur ai demandé de dédicacer mon propre livre et pas leur album, je n'ai pas pu m'en empêcher...



Dessin signé Gally, auteure de l'album Mon gras et moi
- son blog -


Fan de première heure de son blog d'une grosse, Gally a sorti de ce blog un album drôle avec un vrai, grand et gros message de fond.
Au passage, son album fait parti de la très sélecte sélection officielle pour le festival BD d'Angoulême (le plus gros festival BD de France). On croise les doigts pour toi Gally !




Dessin signé Cédric Perez, auteur de l'album The Ape
- son blog -



Eh oui... dans cette bande dessinée, un des personnages récurrents est un gorille...
Cédric Perez m'a promis que l'an prochain il me fera une suite à cette première case. Je me demande bien quelle tête aura Ginette !





Dessin signé Anne Guillard, auteure de la série Valentine
- son site -


Elle a poussé le vice à me remettre derrière la caisse... c'est malin ! Et je ne m'étais jamais rendue compte que j'avais une si grande bouche ;o)
Pour la défense de la cliente, elle a une vie difficile... entre une mère qui lui laisse son chien tous les week-end, une vie amoureuse totalement plate et un pot de Nutella qui lui fait de l'oeil, c'est dur d'être un loser...




Dessin signé Yiagël, dessinateur de la série EgoVox
- son blog -


Quel avenir ! Un super héros qui veut absolument passer à une caisse fermée, tenue par un robot de premier ordre...
Vous noterez que même dans le futur les caddies auront toujours leurs petites roues.




Dessin de Sébastien Grenier - dessinateur de la série Arawn
- son site -



C'est une série mêlant légendes et fantastique où les luttes sont féroces... En témoigne ce douloureux passage en caisse.
Pour la petite histoire, le dessinateur ne connaissait pas mon pseudo Miss pas Touche et son dessin est un superbe clin d'oeil sans le vouloir...



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Ticket de caisse bis : si vous voulez plus d'infos sur les albums, cliquez sur la couverture petit format, vous pourrez lire une chronique de chaque BD.

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