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Articles avec #archives - tribulations d'une caissiere

Casse-toi pauv' oeuf *

19 Avril 2009, 11:00am

Publié par Miss pas touche

Illustration de Èm (son blog)   
Savez-vous où finissent les invendus ? Les invendables ? Les laissés-pour-compte ?
Savez-vous où se clôt la carrière des produits qui ne finiront pas dans votre caddie, votre panier ou votre cabas ?
Vous avez déjà sans doute entendu parler de « la casse », un mot qui sonne comme un couperet, un nom d'une syllabe qui ne laisse pas la place à quelque imagination que ce soit. Un mot cassant, coupant, écrasant...
Un nom qui représente le cercueil devant l'éternel de notre si grande société de consommation.
Mais savez-vous à quoi ressemble ce lieu où devrai-je dire ce non-lieu ?
Vous pensez à votre sac poubelle de 30 litres que vous avez glissé dans une petite poubelle sous l'évier ? Vous êtes loin de la réalité.
Vous imaginez que c'est comme votre poubelle à roulettes que vous déposez une fois par semaine sur le trottoir pour la collecte des ordures ?
Un indice, c'est encore plus grand, plus gros, disons moins particulier et plus industriel.
Vous pensez peut-être aux conteneurs à roulettes qu'on trouve dans les locaux à poubelle en bas des immeubles ? Ah, pas mal comme idée, mais non... Toujours pas.
Vous séchez ?

Alors, effectivement, c'est un conteneur, mais bon... un peu logique, il faut bien quelque chose pour contenir ce qui va être déversé dedans. C'est grand, logique aussi vu que vont y transiter quelques tonnes de déchets... (et cerise sur le gâteau, souvent ça pue, ben oui... c'est comme une poubelle)
Mais il vous faudra visualiser un très gros conteneur avec un accès plus ou moins grand par le côté au-dessus, certains sont fermés par des portes (que vous devez ouvrir avant usage et refermer après), certains aussi ont l'option compactage. Et c'est un grand jeu de balancer (car oui, il faut mieux lancer les objets dont vous venez vous délestez, comme ça, vous faites du sport en même temps) vos articles dans la poubelle puis d'appuyer sur le gros bouton (rouge si mes souvenirs sont bons, à moins qu'il n'était vert si ma mémoire commence à défaillir) et de voir en contrebas une énorme mâchoire venir broyer tout ce qui se trouve dans la benne. Vous auriez voulu voir comment se passait le compactage d'une voiture dans une casse ? C'est le même principe dans une grande surface (même si les cartons, les les sacs poubelle et les catalogues usagés sont moins gros qu'un véhicule je vous l'accorde).

Si vous avez la chance de travailler dans une grande surface, vous avez déjà visité ces lieux d'échanges et vous n'apprendrez rien de plus ici. Pour celles et ceux qui n'ont pas encore eu l'honneur de découvrir un des points névralgiques du supermarché, laissez-moi vous faire une petite visite guidée.


Pour bien comprendre le mécanisme de la casse, nous allons suivre un employé pris au hasard, un jour au hasard, une heure au hasard...

Disons... une caissière (ha mais si, c'est le hasard qui a décidé !) à son poste de travail, un vendredi soir vers 20H. Le magasin est bondé mais chance pour la jeune femme, elle a fini son service.

En rangeant son matériel et son poste de travail, elle découvre au bout de sa caisse une boîte d'oeufs légèrement écrasée (ça coule mais juste un peu...), un paquet de pâtes éventré (ça déborde mais à peine en fait) et un morceau d'emballage abandonné (un gros carton).
Déjà, c'est le hasard qui l'a choisie pour la démonstration mais en plus, elle n'a vraiment pas de bol la caissière. Mais bon, admettons...

Vous imaginez bien que l'employée râle un peu parce que ça fait désordre tout ce bazar et c'est autant de bazar à emporter en plus avec elle pour retourner en caisse centrale (le caisson, son produit pour laver le tapis, son sac poubelle, une boîte de conserve laissée par un client parce qu'il n'en voulait plus, les cintres des habits et en plus il faut rajouter ce qu'elle vient de trouver).
La pile est un peu bancale et manque bien de dégringoler une fois ou deux entre sa caisse et la caisse centrale. Heureusement, rien ne tombe (oui, elle n'a pas de bol la caissière mais on ne va pas non plus s'acharner sur son sort). Une fois parvenue à destination, elle rend son caisson (qu'elle a compté bien sûr), range à leur place les cintres, boîtes de conserve, produit de lavage... mais au moment où elle va pour mettre les produits cassés dans le coin prévu à cet effet (à une époque pas si lointaine, c'était un caddie cassé : à trois roues qui réceptionnait ces articles... Eh ! Entre esquintés on essaie de se rendre encore service), elle entend une voix dans son dos, une voix venue d'un autre âge qui lui ordonne :
« Tu ne laisseras point de produits frais, cassés ou non, en caisse centrale. Tu rangeras en rayon frais les articles propres à la consommation. Tu déposeras à la casse ceux qui y sont destinés. »
Vous venez d'entendre votre conscience professionnelle vous réciter un des commandements de la caissière.

20H10... Zut, déjà ! Mais vous obéissez aux commandements, vous vous exécutez et filez à l'autre bout du magasin (oui, c'est beaucoup plus drôle quand la casse est à l'opposé). Vous avez donc vos quelques articles défectueux entre les mains et en passant près des caisses, vous récupérez au passage quelques autres articles bons à balancer (oui, c'est la suite de ce commandement : « Tu seras serviable envers tes collègues et si à la casse tu vas, tu proposeras de délester tes collègues de leur fardeau ». Je vous l'accorde, certains abusent de ce commandement et le rappellent un peu trop à celle ou celui qui a déjà les bras remplis).
Ce sont donc les bras chargés de denrées multiples et (a)variées (le jeu de mot est un peu facile...) que vous arrivez devant une des portes de la réserve. Une de ces portes en caoutchouc qui s'ouvrent quand on tire sur une chevillette (enfin plutôt une cordelette), le tout servi avec un bruit de moteur semblable à une grosse mouche.
Vous tirez comme vous pouvez sur la cordelette tout en prenant garde de ne pas faire tomber vos articles (oui, vous auriez pu, vous auriez même dû prendre un panier... mais vous n'y songez que maintenant).

La porte s'ouvre.
Une gueule béante, noire, apparaît.
Et pour les 60 prochaines secondes vous accélérez ostensiblement le pas. Il fait sombre, la lumière est plus que tamisée, vous avancez d'un bon pas pour contourner les racks (j'ai pas dit rat!), tire-pale, palettes et autres tours pleines à craquer qui seront mises en rayon dans les prochains jours (minute spéciale gourmands : une palette remplie de pots de Nutella fait toujours son petit effet).
Au bout de l'allée, vous arrivez près de portes métalliques. Vous en comptez deux : une pour le carton, une pour les déchets ménagers. À côté, vous voyez un grand caddie où vous déposez (en vrac, c'est aussi autorisé) vos articles défectueux (et oui, ce n'est pas parce qu'ils sont bons à être jeté qu'il ne faut pas qu'ils soient comptabilisés avant de prendre la direction définitive de la poubelle. Histoire de garder à jour l'état des stocks, opération effectuée par des responsables de rayon si je ne me trompe pas).
Votre mission est remplie, vous pouvez ressortir de la réserve et retourner sur la surface de vente. Vous ne vous faites pas prier et vous pressez le pas, vite... très vite. Pourquoi ? La raison est pourtant simple... En général, une poubelle ne sent que très rarement la rose. Le magasin ne fait pas exception à la règle. Ici aussi ça pue et votre nez déjà bien sollicité au fil des jours derrière la caisse voudrait bien se reposer.
Si vous n'êtes pas bon en apnée, n'ayez crainte, vous allez vite apprendre et battre tous les records.


* vous noterez que le titre est une subtile adaptation d'une célèbre citation....

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version 2.0 - version interactive ?

17 Avril 2009, 11:00am

Publié par Miss pas touche

Ne nous méprenons pas, je ne vais pas parler d'une pseudo version de caissière 2.0 ou d'une mise à jour de logiciel de caisse enregistreuse (où enfin apparaîtrait par exemple la touche diviser de la calculette mise à disposition des employés sur ces superbes caisses - Ah, on me dit que cette touche existe déjà... mais est parfois retirée pour éviter de faire des erreurs de calcul... - no comment !).
Je ne vais pas non plus vous faire part d'avancées technologiques où l'interaction avec les caisses automatiques serait grandie. Imaginez : et si vous pouviez appuyer sur une touche pour changer la voix de la machine (voix féminine sensuelle, voix grave masculine à la Barry White...) ou pouvoir parler de la pluie et du beau temps, mieux encore : proposer une extension disponible pour les clients ayant des enfants et ainsi pouvoir parler de leur parcours scolaire ou de la bêtise du petit dernier (zut, ça aurait pu faire l'objet d'un bon poisson d'avril).

Remarquez, ça aurait de quoi faire sourire pas mal de monde...

Non, cette mise à jour, cette version 2.0 correspond tout simplement à la nouvelle garde-robe du blog : nouvelles couleurs, nouvelle bannière, nouveaux liens...
Bref, bienvenue dans cette nouvelle version du blog aux couleurs de la BD (pour celui qui ne suit pas là-bas au fond de la file d'attente : plus d'infos ici), le dessin est signé des frères Akita (et en guest star, la caissière de l'album accompagnée de son outil de travail préféré bien évidemment...)

Vous avez aussi tout en haut du blog (faites tourner la molette de votre souris jusqu'en haut...), les liens vers quelques nouvelles rubriques :


Du côté des liens pros, vous y trouverez des experts qui donnent leur point de vue critique et constructif , partial ou impartial sur le commerce (ça va du marketing au management en passant par le design) et l'autre partie amenée à être aussi beaucoup développée par la suite ce sont les travailleurs qui racontent leur métier. Nous sommes de plus en plus nombreux à raconter l'envers du décor de nos emplois respectifs et il est intéressant de découvrir avec un autre regard tous ces métiers dont on ne voit que rarement le sens global.
J'ajouterai prochainement dans cette rubrique des livres qui traitent du sujet du commerce et de la grande distribution.

Du côté du forum, cela fait bien longtemps qu'il m'était réclamé de la part de lecteurs (et surtout de la part de lectrices). C'est chose enfin faite, il est créé et il ne vivra que si vous le faites vivre bien évidemment.
J'ai mis quelques rubriques en place mais je suis bien sûr ouverte à toute proposition et il évoluera en fonction de vos demandes, de vos envies et de vos désirs. Il va permettre de discuter de manière plus pratique que par commentaires et il laisse la possibilité de lancer bien des débats.

Et enfin, la rubrique "Publications" avec les livres et adaptations parus et à paraître.


Ce sera tout pour cette version 2.0

Ah si pour rire un peu... le web 2.0 c'est quoi ? Frédéric Lefebvre répond (enfin essaie...) - CLIC pour découvrir sa réponse et bien plus encore.

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vos histoires de caisse (27)

3 Avril 2009, 13:30pm

Publié par Miss pas touche



Quiproquos, incompréhensions, fous rires, rencontres incroyables...
Le microcosme de la grande distribution revient avec vos histoires et vous allez encore découvrir de nouvelles facettes. Du plus doux au plus dur, rien ne nous sera donc épargné.


Valérie

ça s'est passé un samedi. Ma collègue derrière moi, qui se trouvait à la caisse prioritaire, était chargée de répéter à chaque client arrivant qu'elle ne pouvait prendre les Cartes Bancaires. Deux affichettes étaient placées alentour de sa caisse, mais les gens ayant souvent les yeux ailleurs, mieux vaut prévenir de vive voix.

Sauf que, mauvaise façon de s'exprimer parfois (comme certains clients quand ils nous demandent si l'on est ouverte...), ma collègue disait ne pas prendre la carte bleue.

Arriva donc une mamie qui s'installe, ma collègue la prévient qu'elle ne prend pas la carte bleue et la dame lui répond d'accord, il n'y a pas de problème.

Une fois encaissés tous ses articles, procédure habituelle, ma collègue annonce le total et la cliente lui tend sa carte bancaire. Stupéfaction extrême de ma collègue (on imagine bien !), celle-ci lui dit :

- Mais je vous avais dit que je ne prenais pas la carte bleue !
Et la dame de lui dire :
- Mais, la mienne est marron, vous avez dit bleu !


Cécile

un client d'une trentaine d'année passe à ma caisse pour un achat de slip. pas très au courant des tailles, il me demande si la taille qu'il a prise lui convient d'après moi. Perplexe, je lui réponds que je ne sais pas vraiment le renseigner mais je lui précise que l'on n'échange pas les sous-vêtements.
Ni une, ni deux, il défait le cintre où était accroché le slip, le pose devant lui (le slip, pas le cintre) et me regarde en souriant et me disant :
- Ça me va?

Bien sûr, je garde mon sérieux et lui indique que ça devrait aller. Deux minutes après son départ, j'appelle ma chef de caisse qui était à ce moment là face à moi. Un fou rire général a éclaté quand je lui ai raconté.
Les clients n'ont peur de rien!


Stéphanie

J'ai été caissière pendant 5 ans, à temps partiel pendant mes études. 5 ans, c'est long. Surtout pour un premier boulot. Surtout quand on a 18 ans.
En 5 ans, j'ai été agressée, insultée, arnaquée. L'atmosphère de la journée dépendait beaucoup du premier client, comme j'aimais à le dire... Un client aimable et la journée s'annonce bien. Bien sûr il y a toujours des idiots pour vous mettre les nerfs en pelote pendant au moins 1 heure... Et heureusement il y a ces gens.
Ces gens que je n'oublie toujours pas, après 1 an, et à qui je n'ai jamais pu dire au revoir, étant partie brusquement. J'ai eu un nombre incalculable de lettres, de déclarations. Des petits cadeaux, pour mon anniversaire, pour Noël. Et même une carte envoyée de l'île Maurice ! Une personne qui m'a dit avoir été son seul soutien à la mort de son père, alors que je n'ai pas été au courant, seulement par ma gentillesse. Des gens avec qui on s'était échangé nos numéros au fil du temps...Des gens avec qui je parlais lecture, musique. Avec qui j'avais des goûts communs, avec qui on s'échangeait, et même parfois s'offraient livres, cds, dvds...

Des anecdotes j'en aurais des milliers ! Comme je l'ai dit, 5 ans, c'est long...
Mais là, je voulais juste rendre un hommage aux gens qui me donnaient envie de venir travailler.
Bizarrement, c'est un métier qui me manque, car humainement très enrichissant!


Chantal

Je suis caissière au Luxembourg.
J'allais remplacer ma collègue pour qu'elle fasse sa pause, et elle était en train de compter un grand nombre de pièces rouges ; elle me regarde alors d'un air désespérée ! Le client me demande :

- Vous parlez français? (Au Luxembourg, il y a 3 langues : français, allemand, et luxembourgeois ; ma collègue ne parle pas du tout français).
- Oui monsieur, qu'est-ce qu'il se passe?
- Expliquez à votre collègue que j'ai besoin de cette armoire maintenant et que je viendrai lui amener les 45 cents manquants cet après-midi!
(Fou rire affiché de ma part)
- Mais enfin monsieur, vous ne voudriez tout de même pas que ma collègue vous paye vos courses par hasard ? De ma part, vous n'auriez pas 1 cent...
- Mais, je suis bon client!
- Veuillez alors vous adresser à l'information pour demander à la direction, car nous, nous ne pouvons rien pour vous.

Il est parti à l'info, je lui ai amené son caddie pendant que ma collège surveillait mon caisson en plus du sien ; et suis revenu à ma place. Le client suivant, ironique, me dit :
- Alors pour moi , je prends les 5 articles ; mais je n'en paye que 2 maintenant , le reste sans 3 jours...
Fou rire!
Seulement, après il y a eu un scandale à l'info et là je n'ai eu que des échos mais le client a été très menaçant.
10 minutes plus tard, le même client passe à ma caisse, il a l'argent nécessaire et me dit que ma collègue de l'info était méchante avec les clients, qu'elle le prenait pour un voleur avec son sachet de bombes de peinture...
- Oui ,monsieur, montrez-moi votre sachet!
- Oui voilà, ça vient d'à coté, mais votre collègue allemande a déjà vérifié, à l'info aussi, elle est vraiment méchante vous savez. Et maintenant vous encore une fois, je ne suis pas un voleur!
- Monsieur, laissez vos achats dans votre voiture; ça évitera tout malentendu; les caissières ne font que leur travail!
- Ah vous parlez bien vous; l'autre elle était méchante !


Anne

J'avais 16 ans, mon premier job estival : caissière en grande surface. Mon second jour, je ne reconnaissais pas encore tous les légumes, en confondais certains, et le code barres n'existait pas à ce moment-là.
Alors donc ce deuxième jour, un monsieur passe en caisse, et je confonds lamentablement courgettes et concombres... Il me reprend d'un air méprisant et ajoute :
- Mademoiselle, il faudra songer à vous recycler !
J'avais 16 ans...


Lorelei


Aujourd'hui j'ai quitté cet emploi pour pouvoir faire ma licence en alternance... mais comment dire être caissière reste en moi!

Il était 20h , un lundi, dans mon grand magasin (le plus grand d'Europe), caisse 83, donc du côté du froid!! Toute caissière qui se respecte sait que même s'il n'y a personne dans le magasin, ces caisses là sont toujours remplies.
Il faut remettre les choses dans le contexte...
En plus de mon job d'étudiante dans ce magasin, j'étais en stage au service décoration donc j'enchaînais le tout... 7H-15h-18h-22h... d'où les larmes à la fin de mon histoire...

J'étais en train de passer une mère et son fils (âgé du même âge que moi), on était en train de discuter du fait de travailler en plus des études quand un monsieur "âgé", très guindé, arrive avec son panier...
il décide de ne pas le vider... et oui pour lui c'est à moi de le faire. Toujours en train de discuter avec ma cliente, je me permets de lui demander de vider son panier quand soudain il me "balance" au sens propre et au figuré ses articles et que de toute façon je suis payée pour être son chien!!
La stupeur frappe ma cliente et son fils qui se permettent de lui demander de me présenter des excuses (très gentils de leur part). De mon côté, j'explique au client que ce n'est pas à moi de vider son panier et là... Il part dans un long monologue :

- Mademoiselle, vous êtes un déchet de l'humanité même pas digne d'être prostituée ni même digne d'essuyer la merde de mes chaussures sur votre visage!! Comment vos parents ont pu élever un excrément pareil...

Entre temps je lui demande de se calmer, de me respecter... bref le petit discourt habituel.  Cependant je sentais les larmes venir mais je ne voulais pas pleurer. Au moment de dire au revoir à ma cliente et de passer ce vieux monsieur (pour être polie), le fils de ma cliente me dit que je suis bien courageuse et que lui et sa mère ne partiront pas tant qu'il ne sera pas parti. Je lui explique que ce n'est pas la peine. Et rebelotte le monsieur âgé recommence à m'insulter de déchet et de chien; s'il avait la possibilité de m'écraser, il le ferait là maintenant tout de suite! Mes nerfs finissent par lâcher pendant que je passe ses articles. Je me mets soudain à pleurer, et lui m'insulte de encore plus violemment. Le fils de ma cliente décide alors d'aller chercher la sécurité pendant que je finis d'encaisser ce monsieur.
Celui-ci repart dans un monologue où il me rabaisse de plus en plus pour finir par me dire que ce soir je devrais me suicider. Ma collègue de devant ainsi que ma précédente cliente mais aussi ma cliente suivante lui demandent de se calmer. Il ne veut pas et moi toujours pro et en larmes lui demande de partir et de passer une bonne soirée. Il refuse de partir, la sécurité arrive, il traite ma cliente suivante de "s.....". Et là le jeune homme qui avait appelé la sécurité envoie une droite au vieux monsieur qui hurle de nouveau... La sécurité force cet homme à partir mais le jeune lui est remercié! Ma caissière principale a fini par arriver entre temps avec ma remplaçante. Je me suis mise à craquer vraiment, je n'en pouvais plus mais je ne voulais pas être remplacée tant que je n'aurai pas encaissé cette gentille cliente qui s'est fait insulter à cause de moi. Je les remercie tous et m'écroule dans les bras de ma chef.Impossible de me réconforter! Je pars en pause et ne retourne pas en caisse de la soirée et finis par faire les paniers et rire avec mes collègues.

La morale de cette histoire c'est que tous les clients présents à ma caisse ce soir là, ont écrit une lettre relatant les faits et expliquant que j'étais quelqu'un de très professionnel, d'humain et qu'à ma place ils n'auraient jamais gardé aussi longtemps leur calme!
J'ai été très émue de ce geste car ça fait du bien d'être reconnue et défendue par les clients!!! C'est si rare.
Après ces faits, je ne me suis plus jamais laissée faire aussi facilement.

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Nom de code : HRP 4C (edit)

31 Mars 2009, 23:15pm

Publié par Miss pas touche

Edit : vous n'avez pas été dupes cette année (l'an dernier, ça avait été beaucoup plus drôle j'avoue ^_^)... Effectivement, c'était un petit poisson d'avril.
Et les infos ci-dessous sont quelques peu erronnées... D'ailleurs, dans les commentaires, François révèle le pot aux roses ;o)

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Des innovations en grande surface, on en a vu pas mal ces dernières années :l'arrivée des scanners, des tapis roulants motorisés, les caisses qui calculent le rendu monnaie, les écrans tactiles ou encore le self scanning.
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on est loin de l'immobilisme ! Et les innovations sont loin de s'arrêter là. C'est presque à se demander où tout cela va nous mener.

Un article est paru sur le net il y a une quinzaine de jours, sur une nouvelle invention assez folle. D'après ce que j'ai pu lire, une entreprise de technologie avancée japonaise a créé un tout nouveau modèle promis à un avenir très prometteur. Cette entreprise répondant au nom d'AIST a créé un robot humanoïde capable de répondre à des demandes vocales et d'accomplir des gestes relativement simples. Cet androïde possède 30 points d'articulations, sait parler (dire bonjour, merci...) et montrer des émotions (sourire, colère, surprise...).
L'AIST développe actuellement le projet pour la grande distribution. Il faut dire que ce robot est pour le moment trop coûteux : le modèle dépasse le million d'Euro (c'est le prototype !), cependant, il est question de réduire considérablement le coup de production. Quand ces robots seront produits à la chaîne, ils baisseront en-dessous de 150 000€ pièce...

Avant de vous laisser découvrir la vidéo ci-dessous (extrait d'un journal japonais), j'attire votre attention sur certains points: vous noterez que ce robot bien proportionné, même s'il a une démarche un peu saccadée est déjà capable de dire bonjour (écoutez, on l'entend dire « konnichiwa »).
Les quelques chiffres mentionnés : les 43kg représentent en fait ce que peut soulever le robot (soit près de 5 packs d'eau!), les 158cm c'est l'envergure de ses bras articulés et rétractables (ce qui peut être pratique pour récupérer les objets posés au bout de la caisse ou encore dans le caddie).
Le modèle que nous ont présenté les japonais répond aux critères esthétiques orientaux, mais le présentateur explique que les déclinaisons physiques sont infinies.

Je me demande bien ce que donnerait une ligne de caisse de caissières cybernétiques !
Au passage, cette future employée robotique répond au doux nom d'Ucroa.



Source officielle : http://www.aist.go.jp (en japonais)

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Et vous, vous êtes fidèle ?

27 Mars 2009, 22:23pm

Publié par Miss pas touche

(illustration de Cécile Bertrand - lalibre.be)


Il y a une certaine paire de mois (bon, en vrai c'était il y a déjà plus d'un an et demi...), j'avais fait un petit topo sur les cartes de fidélité, les diverses utilisations possibles et les modalités de fonctionnements. Et il y a eu une sacrée (r)évolution pour l'une d'entre elles, une des enseignes principales que je ne nommerai pas mais qui commence par L.
Alors que jusqu'à présent, la carte de cette enseigne ne permettait pas toujours de s'en servir dans plusieurs magasins du groupe ou encore le fonctionnement différait entre les grandes surfaces. En fait, il n'était pas toujours facile de s'y retrouver.
Et tout à été remis à plat, tout a été repensé, lissé mais aussi creusé. Le résultat est dorénavant plus propre et propose une solution plus simple aux clients pour que notamment ils puissent profiter des avantages dans tous les magasins du groupe.
Comme tout changement important, comme toute évolution et modification profonde, il est nécessaire, que dis-je, indispensable de bien informer les personnes concernées par ce qui va être modifié. Et ce qu'on peut dire c'est que la communication pour ces changements a été forte et bien pensée. Au final, les messages étaient clairs.
Malgré tous les efforts, il y a toujours des ratés et il faut alors tout réexpliquer en direct au client.

L'autre jour, je passe dans un magasin de cette enseigne en question et je regarde le petit bureau où les clients viennent faire l'échange entre leur ancienne carte de fidélité et la nouvelle. Les réactions de certains sont... extraordinaires.

Morceaux choisis :

- Ha bon ? Vous devez reprendre mon ancienne carte ? Mais je l'aimais bien moi.


- J'aime pas la nouvelle couleur, ça ne va pas du tout avec la couleur de mon portefeuille.


Le code de la carte de fidélité a changé, maintenant il est imposé et c'est des chiffres en rapport avec la date de naissance. (enfin, ça dépend du magasin, pour d'autres vous choisirez vous-même votre code...)
Ce n'est pas au goût de tout le monde...
- Mais c'est n'importe quoi, tout le monde va le savoir.
- Ce sont les consignes madame.
- N'importe qui va pouvoir voler mon argent !


(note : je peux comprendre la réaction de cette personne, un code secret c'est toujours sécurisant mais il y a un certain nombre de cartes de fidélités qui ne possèdent aucun code secret...)


Dialogue de sourds...
- J'ai 2 cartes, je peux les rassembler en une seule ?
- Oui
- Mais mes cartes sont à deux noms différents ?
- Oui.
- Oui mais avec deux adresses différentes.
- Oui.
- Avec deux cartes différentes, je n'aurais plus qu'un compte ?
- Oui.
- Même avec deux noms différents ?
- ...

Ce genre de réaction me fait toujours penser à ce dialogue qu'on a facilement :
- Vous avez [mettez un nom de produit quelconque] ?
- Non, on n'en a plus.
- Ah bon ? Vous n'en avez plus ?
- Non, on n'en a plus.

- Vous êtes sûr ?


Pas toujours facile de s'y retrouver, heureusement qu'il y aura toujours une caissière pour aider le client a démêler les noeuds liés aux nouveautés...


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Je ne vais pas rentrer dans les détails de fonctionnement de cette carte ici (j'ai mis à jour l'article sur les cartes de fidélité)

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Sûr et certain !

7 Mars 2009, 17:10pm

Publié par Miss pas touche

Nous sommes tous remplis de certitudes. Nous savons toujours mieux que nos voisins et nous avons bien souvent l'impression que ce sont les autres qui ne comprennent pas ce qu'on dit. Pire encore, les "autres" essaient bien souvent de nous faire changer d'avis, de nous faire voir voir les choses différemment...

Heureusement, nous pouvons garder nos a priori, nos façons de voir la vie et ne pas en bouger d'un iota.
Et c'est en réagissant comme cela qu'on entend parfois de drôles de réflexions de la part de certains clients. Des réflexions et des piques qui sont un peu contre tout le monde et contre personne à la fois.

Ainsi, un jour en caisse...
Une cliente passe pour payer quelques articles. Son caddie n'est pas très rempli mais comporte quelques articles indispensables pour se nourrir pour quelques jours. Elle est accompagnée par un jeune homme, il a l'air d'être son fils. En tout cas, il est serviable et il range les courses au fur et à mesure que les articles sont déposés par la caisière de l'autre côté du caddie. Puis, la dame va pour payer ses achats.

La caissière lui pose l'éternelle question, celle qu'on dit sans plus vraiment réfléchir :

- Vous avez la carte de fidélité ?
- Oui, je vous la donne tout de suite
, répond la cliente.

Et le jeune homme qui l'accompagne rétorque, sans rire et le plus sérieusement du monde :

- Non, non ! Ne la passe pas ! ça augmente les prix !

Nous sommes tous remplis de certitudes, mais certaines d'entre elles sont bien étranges et je me demande parfois où on va les chercher...


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J'ai reçu un strip BD il y a quelques semaines d'une italienne : Alessandra, la traduction italien-français se trouve dans le premier commentaire (merci beaucoup Chapeaupointu !)
En tout cas, merci chère demoiselle pour cette illustration de la vie chez A... point de vue du "roller". Vous savez c'est celle qui fait le tour du magasin en rollers (ou en courant quand elle est à pieds) pour trouver les prix manquants.

cliquez sur l'image pour voir le strip en entier.


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Quelques nouvelles des tribulations à l'étranger :
- En Italie, le livre a été réimprimé plusieurs fois et connaît un bon succès
- En Allemagne, le livre est carrément dans le top des ventes !


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Un de ces prochains jours, je vous mettrai quelques vidéos trouvées un peu partout sur le net et qui se déroulent en grande surface. C'est fou tout ce qu'on peut faire dans les magasins!

Si ça vous intéresse (ou pas hein ^_^), je serai présente au salon du livre de Paris le samedi 14 mars, stand des éditions Stock de 13h à 15h.
Et pendant ce temps-là, l'écriture du prochain livre avance...

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vos histoires de caisse (26)

23 Février 2009, 08:30am

Publié par Miss pas touche

Et c'est reparti pour un tour d'horizon de caisse, spécial papier cadeau (oui Noël est passé depuis quelques temps déjà), canard, préservatif et miarcle...

Que d'aventures !

 

 

 

Camille

 

Ah les périodes de Noël, les parents ne savent plus où donner de la tête... À Noël dernier, un couple de jeunes parents passe à ma caisse... Tout se passe bien, monsieur règle pendant que madame met dans les sacs. Et là, madame me pose une question :

- Avez vous du papier toilette pour les cadeaux?

Je m'efforce de ne pas rire et tout en rentrant dans son petit lapsus, je lui dis très sérieusement:

- Très bien, alors vous préférez simple, double ou triple épaisseur ? Peut-être une marque précise ?

Et là le monsieur explose de rire (ayant suivi toute l'histoire). Madame n'ayant pas fait attention à sa bêtise, je lui explique rapidement et se met à rire par la suite et me dit:

- Excusez-moi mademoiselle, je ...

Je lui dit :

- Pas de soucis, je vous souhaite de passer une bonne soirée et si vous le souhaitez vous avez du papier cadeau à l'accueil!

 

 

Alice

 

J'étais affectée à la caisse MG, c'est-à-dire tout ce qui concerne ce qui ne se mange pas, en gros (je ne sais pas exactement ce que ces initiales veulent dire, c'est triste...). L'heure de la fermeture approchait et il n'y avait pas grand monde dans cette partie du magasin. C'est alors que je vois arriver un père de famille et ses deux filles d'environ 6 et 8 ans avec un panier rempli de choses diverses et variées du genre gel douche, stylos, deux ou trois jouets pour les gamines, etc... L'homme dispose donc ces achats devant moi, ce que j'apprécie particulièrement (comme ça on passe les articles plus vite). Et puis, le plus discrètement du monde, il dépose dans un coin un tube de gel lubrifiant intime. Je l'imagine priant intérieurement pour que personne ne voit "ça". Je commence à scanner le tout et là, l'ainée des deux fillettes lance un tonitruant :

- Tu te lubrifies, Papa ?

À ce moment, j'ai dû arrêter le scanning, prendre trois ou quatre inspirations rapides, me masser les joues et essuyer la petite larme qui commençait à couler de mon œil. J'ai tout fait pour éviter le regard du monsieur dont la couleur oscillait entre le blanc cadavre et le rouge coquelicot et qui essayait de rattraper la bourde par un « ça ne te regarde pas » sévère. J'ai eu la plus grande difficulté à annoncer « 18€53, s'il vous plait ».

Le client a remballé ses courses et payé à la vitesse du son, ce qui m'a permis de rire à m'en étouffer dès qu'il fut éloigné d'au moins un mètre cinquante. Depuis, je ne comprends pas, cet habitué ne passe plus à ma caisse même si personne n'y fait la queue.



 

 

Marg

 

les consignes venaient d'être présentées : une pièce d'identité si le montant dépassait un certain montant. ou en cas de client « louche » (ça restait donc à notre libre appréciation).

un monsieur très BCBG achète pour bien plus que la somme limite pour la pièce d'identité

poliment je lui demande donc s'il peut me présenter sa carte d'identité. Air furieux et courroucé du client qui commence me dire qu'il n'en était pas question, pour qui le prenait-on etc...

je lui explique donc que ce sont les consignes et je lui montre le petit panonceau qui précise le texte de loi.

Là-dessus monsieur le client me regarde dédaigneusement et me dit que la loi il la connait bien mieux que moi (je n'en doutais pas, je n'étais qu'en BTS de comptabilité) et qu'il connaissait le directeur, que ça ne se passerait pas comme ça...

Tout en me sortant sa tirade et ses menaces (car j'allais être virée, il connaissait personnellement le directeur), il m'a donné une pièce d'identité que j'ai recopié.

Je lui ai rendu ses papiers en le traitant mentalement de gros c****d (non pas de « canard »...), lui ai fait mon plus beau sourire et il est parti en agitant beaucoup les bras


 

 

Fanny

 

Je me trouvais derrière ma caisse, comme un jour ordinaire, lorsque un petit monsieur vient à ma caisse (une bonne soixantaine d'année). Donc je l'accueille, commence à passer ses articles quand le pack de jus d'orange ne passe pas, je sors alors une bouteille du pack en crevant le plastique (normal quoi) et là le monsieur me lance :

- Ah bah, ça se voit qu'vous avez l'habitude de mettre les préservatifs, vous !

Je le regarde d'un air interrogatif ?!?

Après j'ai fini de passer ses articles sans dire un mot, toute rouge gênée par sa réflexion.



 

 

Louisiane

 

Tiens, il y a quelques temps (un matin), j'étais à une caisse moins de 10 articles. Il n'y avait pas grand monde, et une dame avec un chariot plein voulait passer à ma caisse. Je lui explique que c'est une caisse rapide, et lui recommande d'aller à une autre caisse pas loin. Elle insiste. Je lui explique que si quelqu'un arrive avec une baguette de pain, il devra attendre, et la caisse rapide perdrait de son sens. Furieuse, elle s'est dirigée vers une autre caisse, et je l'ai entendu se plaindre à d'autres clients, à la caissière... Plus fort encore : aux agents de sécurité puis à l'accueil où elle a rédigé une lettre pour la direction ! Quelques minutes après, un agent de sécurité vient me voir et me dit qu'en réalité, la cliente s'était trompée de caisse, qu'elle avait cru que c'était une caisse prioritaire, et que je ne voulais pas la faire passer. Étrange, je lui avais pourtant répété plusieurs fois que j'étais à une caisse rapide.... Si j'avais pu quitter ma caisse pour m'expliquer avec la cliente, je l'aurai fait. Un peu plus tard, elle est passée devant ma caisse, l'air de rien, même pas une excuse...Je n'ai jamais vu autant de mauvaise foi chez un adulte. Moi qui pensais qu'avec l'âge on devenait plus sage...



 

 

Vava

Miracle à la supérette

 

Je travaille dans une supérette, la façade vitrée transparente laisse entre les 3 caisses du magasin et le trottoir du centre ville, quelques mètres à peine…

Un jour en caisse, passe une mamie qui, en prenant appui sur sa canne en bois, parvient tant bien que mal à avancer, à régler ses achats et avec mon aide, à mettre ses courses dans des sacs. Elle s’en va.

Quelques minutes après, le client la succédant affiche un grand sourire, en regardant au dehors et s’écrie :

- Miracle !

Les clients à proximité et moi-même, nous tournons tous la tête. Sur le trottoir, notre mamie tient un sac de courses dans chaque main (effet balancier visiblement parfait), elle a tout simplement oublié sa canne en caisse et elle avance tranquillement dans la rue qui longe le magasin!

Nous avons beaucoup ri en la voyant marcher de façon insouciante alors qu’elle semblait ne rien pouvoir faire sans cette fameuse canne, un client est allé la lui rapporter et la mamie a aussitôt repris son ancienne démarche mal assurée.

Grands sourires à nouveau aux environs de ma caisse, commentaires un peu psycho tous azimuts…

Comme quoi, pas besoin d’aller jusqu’à Lourdes dans certains cas, descendre à la supérette du coin peut suffire pour retrouver toutes ses capacités physiques!

Je n’ai qu’un regret quand à ce qui s’est passé : avoir laisser le client rapporter sa canne à la mamie.



 

Aline

Je suis serveuse, j'encaisse souvent pas mal de choses.

 

Je faisais mes petites courses à l'hyper en face de mon boulot, j'échange un jovial bonjour avec la caissière qui me fait un grand sourire, et me lance un "

Je ne vous aurais pas déjà vu quelque part ?

Après quelques (courts) instants de réflexion, il s'est avéré qu'elle avait été ma cliente quelques jours auparavant, dans le restaurant où je travaille...

Elle avait le même prénom que moi, en plus. Maintenant, si je la repère en caisse, je vais la voir automatiquement.

 

Un autre jour, je devais payer en CB, et machinalement j'ai validé, attendu que le ticket sorte, l'ai arraché puis validé, et l'ai tendu avec ma carte au caissier... qui a éclaté de rire. Quand j'ai réalisé... je l'ai rejoint dans son fou rire. Il m'a dit que ça lui arrivait régulièrement avec des caissières, aussi...


 

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Airbag nouvelle génération

14 Février 2009, 22:30pm

Publié par Miss pas touche

Petite histoire croquée sur le vif en faisant quelques courses aujourd'hui...

Lieu : Parking d'un supermarché
Personnages & mise en scène : 4 clients (une famille), un caddie bien rempli avec des tas de paquets qui débordent du chariot, une voiture.

Les 4 membres de la famille arrivent à la voiture (un modèle du genre de la Mini) et remplissent complètement le coffre. Il est plein à craquer, le caddie est vide... enfin presque, il reste un paquet démesuré posé sur le côté de la voiture.
En effet, en ce moment, dans une enseigne de grande distribution, vous avez la possibilité d'acheter des articles en gros volumes, voir en très gros volumes à des prix apparemment bien intéressants (ça a l'air en tout cas quand on voit le nombre de personnes avec des caddies remplis d'énomes paquets défiler aux alentours du magasin). Sur le côté de la voiture, ce "gros volume" doit bien représenter à lui tout seul un mètre carré... de rouleaux de papier toilette spécial double épaisseur, doux et à petites fleurs. Le paquet est presque aussi haut que la voiture.

Deux personnes entrent dans la voiture et prennent place à l'arrière du véhicule. Une femme s'assied à l'avant côté passager et laisse la porte ouverte.
Le dernier personnage prend alors le paquet encombrant et tente de le faire entrer par la porte avant ouverte mais c'est trop gros, ça ne rentre pas. Il pousse sur le paquet et parvient à en faire passer la moitié, s'écrasant au passage en partie sur la passagère.
Il continue à pousser vigoureusement.
Il plie un coin puis un autre et parvient à faire entrer la centaine de rouleaux dans la voiture. Le tout est quelque peu écrasé mais qu'importe, la portière peut enfin fermer.
La passagère se retrouve complètement collée à son siège découvrant en gros plan la composition des feuilles de papier toilette.

Tout le monde est rentré dans la voiture, toutes les courses sont aussi à l'intérieure. La voiture démarre et roule en direction de la sortie du parking.
Vue de l'arrière : rien de spécifique.
Vue de l'avant : la moitié du pare-brise est normal, l'autre moité est mangée par la vision de multiples rouleaux...

Au moins, une chose est sûre, la passagère n'aura pas besoin d'airbag pour la durée du voyage...


Et une illustration que j'ai reçu il y a quelques jours avec Gédéon en guest Star.
Gédéon c'est un gars qui a des idées sur tout... enfin... euh.... des idées... ^_^
allez voir son blog






Les mises à jour sont très irrégulières en ce moment mais j'ai tout un tas d'impératifs et des délais assez serrés. ça va durer encore quelques semaines...

Alors, profitez-en pour découvrir ces quelques blogs si vous ne les connaissez pas encore :
- Journal pas intime d'une pequeña mierda - ou l'histoire d'une assistante - humour décalé, féroce et satirique à souhait.
- Retourne au CM1.com - Les fautes de grammaire et d'orthographe sont partout... Et sur ce site, certraines perles sont répertoriées et toujours expliquées.
- Sans emploi (BD) - Si vous commencez, vous allez finir par tomber accro de Constantin, un brin loser mais attachant.
- Tu mourras moins bête (BD) - C'est parfois trash, souvent  décapant, toujours drôle et les réponses aux questions posées sont basées sur des informations scientifiques vérifiées. (déconseillé aux plus jeunes...)

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Au bout du rouleau

27 Janvier 2009, 00:27am

Publié par Miss pas touche

* second degré de rigueur*

Il est devenu tout vieux, vidé, usé par les deux bouts. De sa belle couleur dont il  avait hérité à sa naissance, il ne lui en reste guère que le nom. Il avait un brillant inimitable, une longueur à faire pâlir certains de ses pairs, il était beau, dimensionné comme pas un et toujours prêt à se rendre utile.
Il n'est plus que l'ombre de lui-même, écrasé, ratatiné, fendu, certains de ses semblables terminent même cassés ; broyés par leur âge avancé.
Il en a vu des mains défiler, de toutes les tailles, de tous les âges, de toutes les couleurs et des deux sexes, lui ne faisait aucune différence, du moment qu'il parvenait à accomplir sa tâche, il était tout à fait heureux. Passer de mains en mains, de doigts remplis de bagues à ceux déformés par l'arthrite, de mains de travailleurs à celles tout juste sorties de manucures, il se plaisait à observer la courbure des doigts qui le caressaient ou le serraient avec vigueur.
Et jamais, Ô grand jamais il n'a failli à sa tâche, accomplissant jour après jour sa besogne quotidienne. À peine visible et pourtant si indispensable. Il est là, secondant avec ferveur son propriétaire. Enfin je devrai plutôt dire sa propriétaire tellement celle qui le manipule est très majoritairement une femme.
Mais aujourd'hui sera sans doute une de ses dernières sorties avant de tirer définitivement sa révérence.
Aujourd'hui encore il va essayer de se tenir à la hauteur de ses engagements.
Aujourd'hui, pour le tour d'honneur il va vider ses ultimes gouttes qu'il va aller recueillir au plus profond de son corps.
Et pour cette dernière fois, il espère tel le chant du cygne si beau et si douloureux, annonçant la mort prochaine de ce noble animal, oui il espère effleurer le palais délicat d'une demoiselle avant de rejoindre sa dernière demeure.

Quelle extase ce serait. Une jeune femme vient justement de le prendre en main, elle semble surprise de découvrir un tel objet entre ses doigts, du genre usé et un brin fissuré. Elle soulève un sourcil et oublie bien vite sa vétusté. Les secondes passent, elle semble ailleurs cette jeune femme et elle a l'air d'avoir occulté le pourquoi de la présence de cet être venu d'un autre temps. Distraitement, elle le met en bouche, il y a comme un moment d'extase totale... jusqu'à ce que la caissière vienne tout gâcher :

- Euh... Vous ne devriez pas mettre ce stylo à la bouche ! Il est passé par je ne sais combien de mains avant les vôtres !

La cliente, visiblement dégoûtée recrache le stylo bic, sale et usé. Elle signe à la va-vite son chèque et jette le crayon sur le tapis de caisse. Elle s'essuie la bouche avec un mouchoir, surprise elle-même d'avoir osé mettre ce vieux bic entre ses lèvres, comme elle le fait habituellement avec ses propres stylos. Ça lui apprendra à avoir la tête ailleurs...


---
C'est de l'humour à prendre au second degré !

Et oui, même d'Italie, j'ai pu dégoter une connexion internet et poster...
À mon retour, je vous parlerai un peu de ce voyage assez particulier, rempli de chouettes rencontres, et de visites express entre Rome et Milan...

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vos histoires de caisse (25)

20 Janvier 2009, 08:00am

Publié par Miss pas touche

illustration d'Èm - son blog -

Il est temps de revenir à nos bonnes habitudes et de reprendre le chemin de la caisse.
Hé ! J'en vois une là-bas qui n'a pas le sourire... Besoin d'un petit fou rire ?
Lis donc les histoires qui suivent, il y en a bien une ou deux qui vont te changer les idées et il y en aura bien une qui te décrochera un petit rire ?

Pour accompagner votre lecture ces jours-ci, une chanson à découvrir d'un groupe qui déménage :

Groupe : Last Ground - chanson : Jassâsa l'espionne
                  Le site du groupe





Camille


Un jeune couple vient à ma caisse. Je passe leurs articles, ils paient. Je les vois regarder du côté de leurs petites jumelles (elles doivent avoir 6 ou 7 ans) qui se baladaient pas loin, puis je les entends les appeler
- Clara, Morgane, on rentre les enfants!

Autant dire que ne pas rire a été bien difficile...
Cette anecdote remporte haut la main la palme de ce début d'année ! Garder son calme dans ces moments là doit être bien difficile...
Pour ceux qui ne connaîtraient pas Clara Morgane, je vous laisse le soin de faire une recherche sur google...


Maryline


Je me suis rendue au supermarché pour prendre quelques compotes pour mon bébé, de la crème solaire et du pain.
Tout le long du magasin, je n'ai cessé d'être « poursuivie » par le vigile qui franchement, ne pouvait pas être plus indiscret. Il n'a cessé de reluquer ma poussette et d'aller inspecter ce que je venais de toucher, j'ai une tête de voleuse ou quoi ?
Ma petite fille de 3 ans et demi m'accompagne.

Au bout de 10 minutes, je me rends en caisse et là : DRIIIIIIIIING au moment de régler mes achats.
Il n'a pas eu grande distance à courir vu qu'il ne me quittait pas des yeux. J'ai alors vu un mélange de fierté dans son visage et un vent de panique du coté de la caissière qui était habituée à me voir régulièrement dans ce magasin.
On prend le temps de voir si c'est moi, ou la poussette ou ma fille qui fait sonner le portique.
La caissière était terriblement gênée pour moi. Et moi donc !
L'agent de sécurité a carrément fouillé la poussette et a commencé à me dire que depuis le début il trouvait mon comportement louche. Ha oui ? Tiens..;
Il reprend sa fouille, hésite une minute à accuser ma fille quand la caissière finit par lui dire d'arrêter, que visiblement je n'ai rien pris, que je suis une habituée et que c'est surement quelque chose d'autre qui fait sonner, soit mes chaussures, ou alors que le portique déconne.

Bref le vigile insiste.. Je finis par crier ma bonne foi, me sentant vraiment dévisagée par l'assemblée. Je lui montre mon sac pour qu'il comprenne que je n'ai RIEN pris qui ne soit pas payé.

Ça l'énerve de ne rien trouver quand la caissière finit par dire tout haut :
- Bon , ben c'est surement quelque chose d'autres qui fait sonner, peut être un truc sur vous.
Je reconnais, je n'ai pas pu m'en empêcher, j'ai sorti tout haut :
- Ha punaise ! Ces guignols m'ont laissé l'emballage avec le stérilet, ne cherchez plus, c'est mon stérilet.
Et là..... Fous rires absolus en caisse, les clients qui étaient vraiment gênés pour moi vu le comportement déplacé du vigile (qui n'a même pas pris la peine de régler l'affaire ailleurs qu'en caisse à la vue de tous) riaient aux éclats et le vigile, peu fier... s'est en allé (tout rouge) à l'entrée du magasin.

L'histoire s'est bien terminée, néanmoins la caissière m'a accompagnée à l'accueil afin que je puisse rapporter de ce comportement vraiment déplacé du vigile.



Luna


Je ne suis pas spécialement ronde, plutôt maigrichonne même mais quand je viens de manger, mon estomac gonfle un peu.
La semaine dernière, je formais un nouveau à la caisse. Un habitué me demande :
- Vous êtes enceinte ?

Pensant qu'il croyait à un départ prochain je lui réponds
- Non, on a recruté du personnel pour l'été c'est tout...

Le client désigne mon ventre de la main... et insiste
- Je pensais, parce qu'avec vos vêtements...

(j'aime m'habiller large, je lui réponds alors que non, je ne suis pas enceinte, vraiment pas !), il se confond en excuses
- J'ai déjà vu la même robe sur une femme enceinte alors je pensais que...

Je pense qu'il va falloir que je fasse un petit régime...



Asha


Un samedi. Je me trouvais en caisse et celle-ci était située à l'une des extrémités du magasin en face d'une entrée. Une cliente pensant certainement qu'une entrée égale une sortie arrive d'un pas pressé et bim! entre en collision avec les barrières qui bien sûr ne se sont pas ouvertes. Je lui lance donc de ma caisse:
- Madame ce n'est pas une sortie il faut aller de l'autre côté!

Marcher! Quelle horreur! D'un air agacé elle me montre ma caisse:
- Et par là?

Ce à quoi je réponds :
- Là non plus ce n'est pas une sortie.

Visiblement énervée elle fait demi-tour et prend la direction de l'entrée. Et là, le client dont je passais les articles me dit en souriant:
- De toute façon, elle n'aurait pas pu passer!

L'hôtesse assise à côté de moi se retourne alors et me dit :
- Je l'ai pensé mais j'ai pas osé le dire!

Bon, j'ai bien ri mais ce n'est pas mon genre de critiquer le physique des clients!


Manuela


Depuis quelques mois je suis serveuse dans un salon de thé où il y a beaucoup de clients, c'est vrai je dois dire qu'on n'arrive pas à les reconnaitre tous mais au fil des jours, on fixe quelques visages. C'était deux jours après la saint Valentin.
Quand j'arrive pour commencer ma journée, je découvre qu'il y a un emballage cadeau pour moi. Surprise, je l'ouvre et je trouve une boite de bonbons en forme de cœur avec  la photo d'un homme d'une quarantaine d'années (j'en ai 29), une petite carte qui disait qu'il avait aimé mon sourire et qu'il espérait que je le reconnaitrai, le tout accompagné d'une invitation pour aller boire un verre. À vrai dire, je ne l'ai pas reconnu du tout. J'ai pris les chocolats et je les ai mangés, j'ai jeté la boite (pour éviter des ennuis au cas ou mon mari la découvrirait, il est très jaloux).
Les jours passent et j'avais pris des congés. En retournant au travail, mes collègues me disent qu'un monsieur n'arrête pas d'appeler pour me parler. Moi je ne suis pas du tout intéressée par ces appels incessants et leur demande de dire que je suis pas là jusqu'au jour où il arrive devant moi et me dit:
- Bonjour,je suis .... vous avez reçu les bonbons?

Alors que je ne savais plus ou me mettre je lui ai expliqué je le remerciai pour les bonbons mais que j'étais mariée fidèle. Il a compris et est parti tout triste.
Il revient de temps en temps boire son café et demande à ce que ce soit moi qui le sert... et tous mes collègues se moquent de moi en disant qu'il y a mon amoureux dans la salle.



Ingrid


Ça fait plusieurs mois que j'achète, tous les midis, le même sandwich (oui, je suis fan de ce sandwich...) au coin boulangerie d'un supermarché et les caissières qui y travaillent ont pris le coup. Quand j'arrive, elles sortent tout de suite un "chèvre" et me le tendent en souriant. C'est idiot, mais ça fait chaud au cœur et mon sandwich est encore meilleur ! Cette petite connivence fait que pour rien au monde je n'achèterai mon sandwich ailleurs, ni ne changerai de sandwich.


Carole


j'aimerais pouvoir rapporter ici une anecdote qui me fait beaucoup rire.
J'arrive à la caisse d'un supermarché avec mon petit neveu de quelques mois dans sa poussette. Il est mignon à croquer et soulève une foule d'admirateurs. La caissière le voit et comme les autres s'extasie devant ses fossettes, son sourire... Elle me demande comment il s'appelle. Et là, le trou noir. Je l'ai toujours appelé « petit père » ou « bébé raf ». Je me voyais déjà appeler mon frère pour qu'il vienne me chercher au commissariat où j'aurais été placée en garde à vue pour rapt d'enfant. Heureusement la musique d'ascenseur m'a sauvée. La caissière a cru que je n'avais entendu la question et le temps qu'elle me la répète je me souvenais que mon neveu s'appelle Raphaël.

Trois secondes de doute et un gros film tourne dans la tête...
Rassure-toi Carole, on voit même des clients oublier le code de leur carte bancaire alors même qu'ils utilisent ce même code depuis des années...
Les trous de mémoire, ça arrive à tout le monde mais ce sont toujours de grands moments de solitudes.

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