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Articles avec #archives - tribulations d'une caissiere

Tout au rabais

10 Décembre 2009, 14:00pm

Publié par Miss pas touche

Bien des fois, les clients en mal de promotions se sont laissés emporter dans la folie des soldes, parfois au détriment de toute réflexion.
Une envie, une pulsion, un espoir d'affaire de siècle et les achats compulsifs s'envolent.

Tous les clients ne réagissent pas comme ça, certains (beaucoup?) ne se laissent pas berner par les sirènes des promos et préfèrent regarder d'un peu plus près ces soldes exceptionnelles en fait à peine moins cher que le prix habituel.

Et il y a des exceptions.
Quelques souvenirs de gens courant dans les magasins pour attraper au vol LE produit au rabais, celui dont ils rêvaient (ou pas), celui qui les attirait (ou qu'ils n'avaient jamais vu), mais l'envie d'achat est forte, très forte...

Un comportement français ? Que nenni !
Mondial plutôt... d'un bout à l'autre du monde on se ressemble tous en fin de compte.

Admirez nous ;)

USA - 2009 - à Walmart - journée exceptionnelle de soldes surnommée : Black Friday


Russie - 2008 - un grand magasin - une promotion exceptionnelle : ordinateurs à - 80 % (seulement 10 portables...)


Soldes en Russie (2008)

Tunis - 2009
(j'adore le nombre de vendeurs filmant l'arrivée des clients...)

No comment...

Enfin si plutôt, un commentaire de Glublutz

"Ça n'a pu que me rappeler le drame survenu l'an dernier, justement au "black friday" à wal-mart, où un vendeur est mort piétiné par les acheteurs se précipitant dans le magasin
LIEN VERS ARTICLE
L'acharnement des gens pour se procurer des choses au fond futiles peut faire sourire, mais quand c'est la vie d'un homme qu'ils considèrent elle aussi au rabais, la consternation dépasse tout ce qu'on peut exprimer."

Mourir pour des soldes, on pourrait croire à un mauvais film de science-fiction.



Et les trois premiers qui m'envoient un mail avec leurs coordonnées (via le formulaire de contact), je leur envoie mon bouquin "Conseils d'amie à la clientèle" (ça marche si vous habitez en France ou pays limitrophes)
(déjà terminé...)

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[concours] + [photo] = 171

23 Novembre 2009, 13:45pm

Publié par Miss pas touche

Bonjour à toutes et à tous,

Excusez mon retard pour donner les résultats du concours que j'ai mis en ligne sur le blog, mais je viens de déménager et je n'ai plus de connexion internet chez moi pour le moment (cela fait partie les joies du déménagement paraît-il)

Vous avez été un peu plus de 120 à participer ! Pas mal !!!!

Le nombre mystère était le 171.
Personne ne l'a trouvé, le plus approchant est le : 177

Pour celles et ceux qui se demandent d'où il vient, c'est tout simplement le nombre de pages de mon dernier bouquin "conseils d'amie à la clientèle".

Vous avez été deux à mettre le 177.

Stormette (commentaire 14)
"Je dis 177 !
et pour la question, je dis un vibromasseur ! Sisi ! et j'ai été plutot surprise d'en trouver un là..."


Stéphanie (commentaire 33)
"177
Histoire de, je répondrais des caisses de bierre, tous les samedis soir, achetées par deux petites mamies adorables qu'on soupçonnerait pas de faire la fête ainsi !"

Après mûre réflexion et un vote familial nous avons décidé de remettre l'album BD dédicacé à Stormette !
Du coup, Stéphanie, je t'envoie le bouquin de poche des tribulations parce que ta petite anecdote nous a aussi bien fait sourire.
Je vous contacte par mail pour vous demander vos coordonnées.

Pour les curieux, je vous invite à aller faire un tour dans les commentaires de l'article du concours (lien), il y a des articles absolument hilarant !
Le vibromasseur a l'air davoir fait pas mal d'émules et c'est un article de choix qui semble plaire de plus en plus aux clients.

Merci à tous pour votre participation. Si vous êtes sage (et comme vous l'êtes toujours !), je referai un petit concours avant Noël avec quelques livres (forcément...) à gagner. Revenez par ici le 1er décembre.


Rien à voir avec le concours, mais plutôt avec l'article précédent sur les 8 kg maximum en caisse.
L'autre jour, j'ai vu passer le camion des éboueurs dans la rue et j'ai pris en photo la benne. Regardez donc ce qui y est inscrit :

 

"Merci de limiter le poids des sacs"

 

La photo est prise avec mon téléphone, la qualité n'est pas top et on ne peut malheureusement pas lire toutes les lignes. Il est noté également que dans les sacs qui servent pour le recyclable, on demande aux gens de ne pas mettre plus de 10 journaux par sac ou au maximum 1 annuaire. Le tout pour la santé des éboueurs.



Je ne dirai qu'une chose : BRAVO !
C'est grâce à de petites mesures comme celle-là que les gens prennent conscience des autres.
Et si j'osais, j'ajouterai : un petit sac pour l'homme, un grand pas pour le dos et les articulations.

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[concours] Une caissière dédicacée à gagner ?

13 Octobre 2009, 14:10pm

Publié par Miss pas touche

Bonjour à toutes et à tous,

J'organise un petit concours sur ce blog afin de vous faire gagner un album BD des tribulations d'une caissière dédicacé par les dessinateurs : Julien et Mathieu Akita (dédicace réalisée début septembre à Lyon).

Je ne vais pas vous faire faire un quizz compliqué ou trop simple avec des questions du genre quelle est la couleur de l'uniforme de la caissière ou autre nombre de clients différents présents dans la BD...


Mais plutôt :


J'ai choisi de manière (pas tout à fait) arbitraire un nombre compris entre 1 et 500, à vous de le retrouver. Celui ou celle qui tombera juste ou qui s'en approchera le plus aura gagné la BD.

En cas d'ex aequo, merci de répondre à la question suivante :
Quel est l'article le plus surprenant que vous ayez vu (pas obligatoirement acheté) dans une grande surface ?

La réponse la plus originale aura évidemment une longueur d'avance...

Pour jouer, rien de plus simple, il vous suffit de mettre vos deux réponses en commentaire de cet article (ceux-ci sont modérés et ne seront pas visibles le temps de la durée du jeu). Surtout veillez à mettre une adresse mail valide afin que je puisse vous contacter si vous gagnez !
(merci de ne pas m'envoyer votre réponse par mail)

exemple de réponse :
499 - un paillasson avec un code barre dessiné dessus



Une fois le concours clos, je mettrai en ligne vos commentaires, histoire que tout le monde puisse profiter de vos trouvailles...

Une seule participation par personne, merci.

Fin du concours : dimanche 15 novembre à 23h59

Concours réservé à la France métropolitaine et aux pays limitrophes (Europe).
Désolée pour celles et ceux qui vivent plus loin.

Toutes les réponses incomplètes (ne répondant qu'à une des deux questions) et / ou avec un mail non valide ne seront pas traitées.


Photo de la dédicace à gagner :


Et histoire de...
concours gratuit sans obligation d'achat (ah ah)

PS : les commentaires sont modérés et donc invisibles pour la durée du concours (mais je me marre en voyant certains de vos articles hé hé)

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Ma caisse [sur un air de "Mon homme" de Zaza Fournier]

8 Octobre 2009, 22:00pm

Publié par Miss pas touche

Il y a des chansons qui transportent et qui nous parlent, d'autres qui interpellent et nous font fredonner leur mélodie des heures durant...
L'album de Zaza Fournier (titre éponyme) me fait cet effet là depuis des mois déjà...

Un après-midi lors d'une séance de dédicace, j'avais en tête sa chanson "Mon homme" et je me suis amusée à en transformer les paroles.

Mon Homme (Zaza Fournier) - version originale



                                                                 Ma Caisse

 Elle veut faire un compte juste
  un qui ne trompe pas
  et qui tentinnabule
  à chaque fois qu'on l'ouvre
  moi je la suis ma caisse

  Elle veut rendre la monnaie
  en beaux billets brillants
  et en pièces reluisantes
  Moi je la suis ma caisse.

  Elle veut tout calculer
  sans jamais se tromper
  et chaque nouvel euro
  la remplit de joie.

  Elle veut toujours prévoir
  du matin jusqu'au soir
  tous les rendus monnaie
  en un bip s'il-vous-plaît.

  Elle veut nous rendre heureux
  pour tous les jours suivants
  elle raffole du tiroir
  du sien exclusivement.

  Elle voudrait ainsi voir
  mes doigts dans son tiroir
  sauter de toute leur joie
  aduler son contact.



  Et quand je la range
  je suis suis sereine
  et libérée
  Et quand je reviens
  mon coeur léger
  ça va, ça vient.

 Je veux faire au plus juste
  sans aligner d'erreurs
  et sans faire de bruit
  à chaque échange de pièce
  Là je la fuis ma caisse.

  Je rêve de balancer
  tous ses billets froissés
  à ces désobligeants
  Là je la fuis ma caisse.

  Je ne veux plus la vivre
  cette vie tout en chiffres
  où chaque nouvel euro
  renvoit ma poche un peu vide.

  Je veux me libérer
  ne plus jamais compter
  ces fichus tickets d'caisse
  sourire ou dire merci.

  Je rêve de m'envoler
  de ce tapis roulant
  loin des braillements
  découvrir enfin le monde.

  Je ne veux plus la voir
  ni même encore l'entendre
  ne plus jamais me dire
  qu'elle fait partie d'ma vie.



  Et quand je la range
  je suis suis sereine
  et libérée
  Et quand je reviens
  mon coeur léger
  ça va, ça vient.



Si vous ne connaissez pas encore cette excellente chanteuse, foncez découvrir son album... Il en vaut la peine autant pour les paroles que pour les mélodies.
J'apprécie tout particulièrement comment sont traités les contraires et les contradictions.

Pour en écouter plus, cliquez sur l'image :

(l'album est à moins de 10€ en téléchargement sur amazon)

Pour en savoir plus : le myspace de Zaza.

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Vous en avez rêvé ? [ou] Vous voulez en rêver ?

20 Septembre 2009, 09:30am

Publié par Miss pas touche

Déjà mi-septembre... Eh bien, ce blog n'a pas encore eu de mise à jour depuis la rentrée... Il est temps de mettre un peu de nouveauté par ici...

Cet été, lors d'une visite dans un magasin de meubles (genre grande chaîne, mais pas Ik... parce que non, on ne trouve pas toujours tout là-bas... hu hu), je suis tombée sur une série d'articles de décoration qui m'ont... comment dire... laissé quelque peu perplexe.

Remarquez, quand on en voit toute la journée derrière sa caisse, on a peut-être envie d'en retrouver encore quelques-uns chez soi, histoire de rester dans le bain. Et puis, ça vous donnera même l'impression de devenir un produit grandeur nature à code-barrer... Et là, c'est la classe !

Si vous avez toujours rêvé de posséder un énorme code-barre design, moderne et décoratif, ne cherchez plus, il existe et vous pouvez même l'acheter...

Petite visite dans votre futur chez vous, le havre de paix dont vous avez toujours rêvé sans jamais vous l'avouer !


Dans l'entrée
Rien de tel que de mettre dans l'ambiance vos convives lorsqu'ils arrivent chez vous... Pour donner le ton, je vous invite à poser ce magnifique tapis moëlleux et anti-taches. Il s'accomodera parfaitement avec votre paterre dans l'entrée ainsi que votre meuble à chaussures.



Dans votre salon / chambre
Vous ne savez pas comment décorer vos murs du salon, encore moins ceux de votre chambre ?
Il existe enfin une solution adaptée à vos envies les plus folles : tentez le code barre mural : vous l'aurez en version blanche et noire qui allie à merveille sobriété et élégance pour votre salon (parfait posé à côté de la cheminée). Sur la photo, je vous ai laissé le cadre de la statue de la Liberté pour vous montrer la trivialité d'un monument historique face à la sublime réalisation de votre futur code-barre.

Notez qu'il existe une version noire et blanche idéalement conçue pour décorer votre chambre, cette réalisation vous mettra dans une atmosphère douce et apaisante. Les cadres des noms de ville sont encore une fois présents pour souligner la force d'un code-barre face à un banal "Tokyo" ou "London"




Dans votre salle de bain
Vous n'en avez pas assez, vous rêvez d'en voir encore plus ? Et surtout des accessoires plus colorés ? Rassurez-vous, j'ai exactement ce qu'il vous faut. Vous qui aimez passer un petit moment privilégié dans votre salle de bain mais vous trouvez que la décoration est désespérément loin de vos aspirations et encore moins entré dans l'ère de l'art conso.
Voici en avant-première le rideau de douche qui vous permettra de vous prendre pour un jambon à scanner le temps de passer sous la douche puis le lot complet d'accessoires où vous pourrez poser : brosse à dents, savon, coton-tige... Il existe même une version spécialement conçue pour nettoyer tout en profondeur vos toilettes (balai à poils durs inclu).

A noter qu'il existe une version poubelle (si elle est présentée avec la collection salle de bain, cet objet post-moderne trouvera également sa place dans votre bureau).


Pour aller faire vos courses
Et lorsque vous quittez votre doux foyer, je comprendrai aisément que vous souhaiterez emporter avec vous un petit quelque chose qui vous permettra de vous sentir "comme à la maison".
Ne vous inquiétez pas, ils ont pensé à tout !
Ainsi, lorsque vous aurez envie de vous balader en ville pour votre shopping hebdomadaire, n'oubliez pas votre sac (en plastique résistant), vous ferez des envieux !
Si vous voulez paraître encore plus tendance, je vous invite à également prendre ce cabas à roulettes spécialement étudié pour tous types de courses : maniable et solide à la fois, vous pourrez aisément remplir votre sac à roulettes sans sentir le poids de vos achats.


J'ai une idée, je vais récupérer tous les code-barres des produits que je vais acheter et en faire une immense fresque, je l'intitulerai : "l'art de consommation"
Un brin cauchemardesque sans doute...

---
Ticket de caisse bis : le lecteur de code-barre n'est pas fourni.
TIcket de caisse bis (2) : les photos ont été prises avec mon téléphone... la qualité n'est donc pas toujours exceptionnelle.

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Douche express

30 Août 2009, 18:00pm

Publié par Miss pas touche

Quand votre cliente arrive dans son magasin préféré et qu'elle prend négligemment un panier sous le bras, avant de glisser à ses côtés celui qui l'accompagnera tout au long de ses courses, votre cliente y jette un œil averti avant de se décider.

- J'en veux un rouge, un bleu, un jaune...
                            Couleur au choix.

- J'en veux un à roulettes.
                            Non disponible partout mais en voie d'extension.

- J'en veux un en fer.
                            Plus lourd, mais plus solide.

- J'en veux un neuf.
                            Avec de la chance, c'est encore jouable.

- J'en veux un propre
                            …

Ah, la sentence est tombée, aiguisée comme un lame de rasoir, ne vous laissant aucune manœuvre d'évitement possible. Le panier pour votre cliente sera propre ou elle ne sera pas cliente.

Voilà un challenge à la hauteur de votre compétence pensez-vous... Oui, peut-être... ou peut-être pas. Il faut bien se l'avouer, les paniers ne sont pas lavés tous les soirs, encore moins tous les matins. Tous les deux jours ? Non plus. Une fois par semaine alors... Hem...
Dès que possible, ils sont vidés, extirpés des saletés qui les jonchent, séparés de ces feuilles de salades fanées, de ces vieux chewing-gum collés, de ces papiers gras usagés, de ces listes de courses chiffonnées. Ne reste plus dans ces paniers prêts à accueillir vos victuailles que quelques reliquats collants, traces de noirs (gris, marron, rouge, verte... ou autre couleur salissante – le choix est vaste –) ou toute autre substance glissante, huileuse...

Ça vous est sûrement déjà arrivé de reposer un panier (plusieurs d'affilée dites-vous ?) avec dégoût parce que vous n'imaginez pas un seul instant y déposer quelque article dans ce bouillon de culture ? Comme je vous comprends... (je fais pareil)
Mais savez-vous comment se passe le nettoyage de ces contenants en coulisse du supermarché ?
Si vous imaginez de grandes machines à laver comme un immense lave-vaisselle ou une machine avec tambour, c'est râpé... Vous êtes carrément à côté de la plaque.
Ce n'est pas non plus une machine à rouleaux comme pour laver les voitures...

Une méthode artisanale existe et en voici la composition :
Prenez un employé (une caissière fera tout aussi bien l'affaire), une brosse à poils durs, un jet d'eau / tuyau d'arrosage et de l'eau (froide de préférence, ça réveille les sens de l'employé qui pourrait autrement s'endormir s'il a l'impression de prendre un bain chaud).
Voilà votre machine à laver les paniers dernière génération est prête à se mettre en service.

Comme beaucoup d'autres, j'ai déjà été préposée au lavage de paniers, j'en ai gardé quelques souvenirs. Je me souviens avoir été assignée avec une collègue (oui c'est quand même plus sympa à deux) à ce travail en plein été, il y avait peu de monde dans le magasin et au moins, ça nous occupait.
Nous nous étions retrouvées en réserve en plein canicule à manipuler brosse, paniers par dizaines et jet d'eau glacée. Évidemment, nous n'avions ni bottes ni cirées. Bien sûr, nous avions notre tenue de travail toute propre (au début de l'opération du moins) et des chaussures légères (il faisait chaud dehors). Nous avions tout de même eu le droit de porter par-dessus nos vêtements une blouse de protection qui avaient servi aux collègues que nous venions remplacer. Elle étaient déjà bien humides (si c'est de la transpiration, ça donne vraiment très chaud de laver les paniers pourriez-vous pensez, mais la vérité est ailleurs...).

Ma collègue et moi nous installons. On pose notre premier panier, on prend notre brosse et le tuyau d'arrosage dans les mains.
Première tentative et... c'est le drame. La pression de l'eau est tellement forte que nous sommes trempées en cinq secondes... La blouse de protection ? Elle n'a même pas le temps de comprendre ce qui se passe, encore moins de retenir quoi que ce soir : l'heure de la douche a sonné. Une fois la surprise passée, le fou-rire n'est pas loin et finit par éclater.
Ceci dit, trempées pour trempées, c'est avec entrain que nous lavons ces paniers en plastique.
Le tas de paniers sales s'amenuise au fur et à mesure que grandit notre satisfaction.
On découvre même que les traces les plus récalcitrantes s'en vont presque toutes, y compris ces vieux auto-collants qui semblaient s'être incrustés dans le plastique. Il ne reste plus un seul chewing-gum ni même une trace collante. Un boulot simple, basique mais qui apporte une satisfaction, simplement parce que c'est utile et que les clients (même s'ils ne voient pas quand c'est propre... par contre, ils le remarqueront systématiquement quand les paniers sont dégueulasses. Attitude normale d'ailleurs, nous tous voyons plus souvent ce qui cloche que ce qui fonctionne).

Au bout d'une bonne heure, la tâche est accomplie. Les paniers propres (encore humides) s'en vont déjà reprendre leur place à l'entrée du magasin, rejoignant leurs frères à des degrés de propreté divers et (a)variés.
Et déjà les clients se jettent dessus. Il faut dire qu'ils sont propres, rutilants comme un sou neuf et donnent envie d'être baladés dans les rayons. Les paniers piaffent d'impatience (si, si, un panier est impatient de remplir ses fonctions, surtout quand il est tout propre).
Une cliente se faufile rapidement pour attraper le panier tout en haut de la pile, mais elle a mal calculé son coup, la pile est trop haute, la cliente est trop petite. Et ce qui devait arriver arriva. La boîte d'œufs qu'elle voulait déposer dans le dit-panier du haut de la pile glisse de ses mains et s'éventre tout là-haut, laissant échapper un liquide qui dégouline sur... les paniers propres...

Pour qui le prochain « nettoyage paniers » ? Vous ? Ah non, vous venez de finir votre journée...



Note : les commentaires seront désormais fermés sur le blog, si vous souhaitez discuter, merci de passer par le forum (lien disponible en haut du blog).

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vos histoires de caisse (29) - spéciale côté clients

10 Août 2009, 09:00am

Publié par Miss pas touche

Une petite envie de remplir votre caddie dans votre supermarché préféré ?
Et si au passage, vous preniez quelques minutes pour observer vos contemporains derrière leurs caddies, vous pourriez bien rencontrer ces quelques situations : sens de la répartie, leçon d'humanité, les grandes surfaces sont un lieu social bien vaste...


Pascal


Il y avait du monde à attendre en caisse, j'arrive avec mon caddie et attends mon tour pour passer.
Une cliente sans doute particulièrement pressée me passe devant sans un mot, simplement au forcing.
Moi :
- Non mais, faut pas vous gêner !
Elle me lance :
- Ah, mais ici, c'est la jungle et je passe si je veux.
Et moi de répondre :
- Ah bon ? Alors, c'est vous Sheeta ?

Elle est repartie comme elle était venue...



Elise


Le vendredi soir, je fais toujours mes courses dans un petit supermarché avec ma fille autiste. L'essentiel pour nous est de faire nos courses le plus discrètement possible et que tout se passe au mieux en caisse.
Ce jour-là, en même temps que nous il y a dans le supermarché un papa avec sa fille d'une dizaine d'années avec un léger handicap mental. Le papa n'est pas à l'aise, il n'a pas l'habitude des regards en coin, des commentaires.
Nous arrivons en caisse après lui, il y a juste une femme d'une cinquantaine d'années entre nous.
Sa fille parle très fort, elle est de très bonne humeur et raconte tout un tas de trucs qui me font rire, elle gesticule beaucoup. Le papa est complètement décomposé et lui fait de grands signes pour qu'elle se taise. Moi, pour une fois, je suis sereine, ma fille est très calme et attend patiemment.
La femme d'une cinquantaine d'annéesse penche vers moi et me chuchote :
- Je crois bien que la gamine qui est avec son père est cinglée !
Et là, je me penche à mon tour vers cette femme et lui dit tout haut :
- Vous êtes cernée, ma fille aussi est cinglée.

Petit moment de jubilation, la femme ne sait plus où se mettre et essaye de trouver du soutien auprès des autres clients. Je rassure le papa en lui expliquant tout haut que nos filles différentes perturbent un peu la clientèle. La caissière ne peut certainement pas se permettre de prendre partie, mais elle sourit à nos filles et s'adressent à elles !




Ophélie


C'était en plein mois de janvier. J'attendais patiemment à la caisse avec ma mère car la caissière avait un problème avec un jeu vidéo. Après 10 minuts d'attente ma mère me tapote dans le dos et me dit "regarde". Je tourne alors la tête vers ma droite et me rends compte qu'un homme était en train de déballer son chariot. Ce n'est pas le fait qu'il déballe mais plutôt ce qu'il déballait, il y avait au moins une cinquantaine de paquets de serviettes périodiques. J'étais sidérée et euphorique à la fois comme tous les autres clients qui observeraient la scène. Mais bien sûr la gêne se lisait sur le visage de cet homme pendant que tous s'esclaffaient. c'est alors que ma mère a osé élever la voix et a dit, en fixant un des clients :
- Vous l'auriez fait vous ?

Quand je repense au regard que cet homme a coulé vers elle, il était empreint de gratitude. Mais personnellement , je n'ose et n'oserai surement jamais faire ce qu'il a fait. Je mets toujours ces articles au fond du caddie au milieu afin que personne ne les voient et à la caisse, ils se retrouvent souvent en dessous des chips !


Emily


Je suis passée aux caisses "scan-express", où l'on doit scanner ses articles à l'aide d'une petite scannette au fur et à mesure qu'on met nos articles dans le caddie et où l'on donne simplement la scannette à l'hôtesse de caisse. C'est ce que j'ai fait : pas de relecture, tous mes articles restent dans mon sac que j'avais rempli à la va-vite tellement il y avait de monde dans le magasin.
En relisant le ticket de caisse, je me suis rendue compte que j'avais oublié de scanner un article dans la hâte : je passe donc à l'acceuil régler cet oubli. La demoiselle de l'acceuil m'a alors expliqué qu'elle ne pouvait pas encaisser d'argent à cette caisse-là, m'a félicitée de ma démarche "très honnête" et... m'a fait cadeau de mon paquet de beurre!
- Prenez votre beurre, je vous l'offre!

Je n'en reviens toujours pas et remercie encore cette demoiselle de son geste généreux.




J'ai reçu cette contribution de la part de Béatrice il y a déjà quelques mois...
Cette lectrice avait écrit ces textes après la lecture des "tribulations" en se mettant du côté cliente.


Les Tribulations d’une cliente de supermarché


Suite aux tribulations de la caissière, la cliente se devait bien de raconter ses propres aventures. Je m’appelle Béatrice, j’ai un diplôme universitaire de littérature et quelques années d’expérience dans les rayons d’un supermarché.

La recherche des articles

Je vais toujours dans le même supermarché, vous comprenez les habitudes. Il faut bien que je puisse faire mes courses rapidement.
En plus, comme j’ai choisi le soutien scolaire pour payer mes études, j’ai la joie de finir, généralement, vers 20 heures. Fatiguée d’avoir essayé de faire comprendre à une élève de première en quoi il était drôle que l’avare de Molière porte « une fraise à l’antique » en passant par une comparaison avec Astérix pour revenir aux seules bases qu’elle comprenne, il faut bien que je puisse rapidement trouver de quoi manger le soir même avant de réenchaîner sur une journée cours-soutien-dodo.
Alors, je débarque dans le supermarché de mon quartier. Mais, malheur à moi, la direction a, visiblement, eu l’idée de réagencer les rayonnages. S’en suit une quête désespérée des quelques produits qu’il me fallait pour ce soir.
Je cherche de la crème fraîche, bon je trouve les yaourts ça doit être pas loin. Eh bien, non, le rayon s’arrête sur de la faisselle, il y a d’autres rayons réfrigérés là-bas, ça doit être là. Jambon, lardons, croque-monsieur, saucisses en tous genres… bah, non, ça n’est pas là non plus… Peut-être je n’ai pas bien regardé le rayon des yahourts, j’y retourne par acquis de conscience, j’arpente de nouveau le rayon toujours rien. Bon, un peu lasse et pour en rajouter à tous les pas que je fais aujourd’hui pour aller de cours en cours, la meilleure solution me semble être d’arpenter méthodiquement les rayons un peu par un… La technique finit par être payante. En effet, la crème fraîche se trouvait derrière les croquettes pour chiens et chats. Logique ? euh… je sais pas, mais bon l’essentiel est d’avoir trouvé !
Maintenant, il me faut des filtres pour ma cafetière, ça me semble pas bien compliqué, près du café, ça, c’est gagné d’avance… Eh bien, pas tout à fait, pas de filtres… il n’y en aurait plus ? bizarre quand même… Mais, où peuvent être les filtres dans un supermarché ? Près des cafetières ? Pffff, elles sont à l’autre du magasin, l’alimentaire et les appareils électroménagers occupant en général les deux extrémités du bâtiment qui abrite le temple de la consommation. Ouf, ils sont là…
Vive la réorganisation méthodique des supermarchés !

Les produits en promotion


    En tant qu’étudiante, il est vrai que souvent je saute sur les produits en promotion, produits souvent au bord de la date de péremption, mais bon on va les manger rapidement, il n’y a pas de raison qu’ils ne soient pas mangeables, et puis les industriels mettent de bonnes marges pour ne pas avoir d’ennuis… en fait, je n’en suis plus tout à fait sûre…
    Le poulet : chouette, un poulet à trois euros, je vais le faire cuire ce soir, on en mangera encore demain midi, c’est une bonne affaire, deux repas pour deux pour deux jours, ça vaut le coup. Sauf, une fois l’emballage ouvert. Une odeur immonde se répand dans mon appartement, je crois qu’il faut le rendre, je le mets dans un sac plastique, je retourne au supermarché, seulement un quart d’heure après mon achat, je supporte le regard des clients qui se retournent en grimaçant sur mon passage. Bon, le seul point positif, c’est qu’une fois arrivé à la caisse centrale et face à l’odeur, on n’hésite pas à me rembourser.
    Les bonnes affaires, euh, faut voir, c’est peut-être juste le moyen de se mettre au régime, il faut marcher pour aller le rendre, et une fois rentré chez soi, on a plus faim, l’odeur est tenace !

La caisse prioritaire

    Je n’ai aucune raison d’être prioritaire, mais bon, c’est vrai quand il n’y a personne, je suis prête à aller à cette caisse, tout en assumant le fait que je doive laisser ma place si quelqu’un a besoin de passer avant moi. Sauf qu’on peut me le dire poliment.
    Entre la personne, tout à fait vive, qui brandit une carte en disant : « j’ai le droit de passer avant vous », alors qu’en vous le demandant, tout à fait, poliment, vous auriez, bien volontiers, accepté de la laisser passer. Entre, la grand-mère qui vous donne un bon coup de coude dans les côtes pour prendre votre place. Entre la personne en fauteuil roulant électrique qui vous roule sur les pieds avec son engin de 180kgs pour bien vous faire comprendre qu’elle a le droit de passer avant vous, je crois que je vais définitivement abandonner cette caisse.

La conversation des caissiers

    Parfois, c’est vrai les clients ne sont pas aimables, et moi aussi, parfois, j’ai répondu au téléphone à la caisse, parfois aussi, j’aurais peut-être pu être davantage souriante, être moins râleuse quand c’est le mauvais prix qui passe à l’écran. Peut-être, en effet, que j’ai eu trop tendance à oublier que la caissière ou le caissier n’était pas invisible.
    Mais, parfois, c’est le client qui semble invisible quand deux caissiers côte à côté discutent ensemble. Quand, ils parlent des vacances, c’est sympathique, on se dit que c’est bien normal, que c’est l’été et la période des congés pour tout le monde.
    Mais, il y a des conversations quelque peu, plus embarrassantes. Le récit des derniers exploits sexuels du week-end par exemple ou une discussion bien surprenante sur la sodomie. Là la cliente gênée que je suis se demande, d’abord si elle a bien compris puis en voyant l’air gêné du caissier qui écoute, elle se dit que non, elle ne rêve pas et finit par regarder ses chaussures.
    Et aussi, la cliente attend parfois en vain le machinal « aurevoirbonnejournée » qui n’arrive pas. Une fois, je le dis, deux fois je me répète, trois fois j’hausse un peu le ton, au final j’abandonne.

Le caissier dragueur


    Avant quand je faisais mes courses, il était rare que je m’habillais bien. Eh oui, on est déjà tirés aux quatre épingles quand on va travailler, quand on est en famille, alors la journée des courses, c’était pour moi, aussi, la journée du relâchement. Alors je portais souvent des T-shirts basiques, achetés pas chers avec des inscriptions du genre « Je suis parfaite » ou encore « 30% intelligente, 50% mignonne, 20% coquine ». Mais bon si le caissier pouvait éviter de me demander si mon côté coquin se limitait seulement à 20% ça me ferait plaisir. Depuis, je m’habille plus avec ce genre de T-shirts. Un passage pivoine à la caisse m’a suffi.

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Vos histoires de caisse (28)

5 Août 2009, 07:30am

Publié par Miss pas touche

Après un long moment d'absence, vos histoires reviennent sur le blog.
Oui, il était temps...
Afin de commencer août sur les chapeaux de roues, je vous laisse en compagnie de ces histoires, qui, une fois encore montre toute l'étendue de la nature humaine...



Nadège


je suis caissière dans un magasin de bricolage de proximité et comme je suis en seconde caisse il m'arrive de remplacer mes collègues vendeuses. Les premières fois, j'étais très stressée...

Un jeune homme très agréable se présente à moi et me demande des renseignements sur la manière de retraiter une boiserie. Je ne suis pas formée pour répondre à ces questions mais j'en ai fais moi-même alors j'ai commencé à lui expliquer qu'il faudrait commencer par retirer la première couche de peinture écaillée sauf que nerveusement,  j'ai contracté cette expression et je me suis entendu lui dire de retirer la première COUILLE de peinture...
Le client un brin gêné m'aide comme il peut et me dit :
- Peut être vouliez-vous dire la première couche...
- Euh oui oui.

Je me sauve alors très vite après l'avoir salué pour me cacher dans un coin... rouge comme une tomate. Quelques instants plus tard, je suis demandée en caisse, j'arrive encore toute chamboulée et là je vois mon jeune homme qui se présente à ma caisse autant vous dire que je me suis faite petite, toute petite...



Magyarlili


Une jeune femme, un jour, m'a regardé bizarrement parce que je lui disais "bonjour", alors qu'elle mettait des articles en rayon ! Je lui ai demandé alors si elle faisait partie des meubles ... elle m'a dit « non » de la tête, médusée ! J'ai alors expliqué que je trouvais tout à fait normal de la saluer, car après tout, quand je rentre dans un magasin, je salue la ou les commerçants, non ? Elle a souri et nous avons engagé un petit dialogue duquel il est ressorti que ces gondolières, comme on dit, sont transparentes aux yeux des clients ... sauf s'ils ont besoin d'une aide quelconque !

Du coup, je ne résiste pas à vous raconter cette petite anecdote, du temps où je travaillais, moi aussi, dans la grande distribution, il y a très, très, longtemps...

De 1973 à 1980... je n'étais pas à la caisse mais au « bureau » : nous étions deux, ma chef et moi dans une pièce de 10 m² en parpaings bruts, très froid l'hiver et très chaud l'été... et comme c'était en Provence, je vous laisse imaginer le « très chaud » !

Je voulais juste vous raconter l'histoire d'une de mes collègues caissières qui était très « rouge » (en idées politiques, j'entends...) et très bonne caissière, la meilleure en fait, mais avec un caractère bien trempé.

A l'époque, il fallait vérifier si le chèque (tout nouveau mode de paiement...) et la pièce d'identité du client était conforme !

Or, le monsieur qui passait en caisse s'appelait Hubert de France, duc de xxx, un des nombreux enfants du Comte de xxx, héritier du trône ! Il était marié avec la fille d'une famille de petite noblesse : Aliénor de xxx. Or, sur sa carte d'identité, son nom était Hubert de xxx et sur son chéquier Hubert DE FRANCE ! Il faut bien dire que le monsieur était un tantinet hautain avec les caissières ...

L'occasion était trop belle ! Elle lui a fait gentiment mais fermement remarquer que la carte d'identité et le chèque ne correspondaient pas ! Il a voulu lui faire un cours sur la généalogie de la grande noblesse française !

Sûre d'elle, elle lui a demandé de laisser ses courses là ... et d'aller chercher du liquide pour les régler ! Le monsieur, tout noble qu'il était... a bien dû s'exécuter !

Si le patron avait su ça ... même en étant sa meilleure caissière... elle aurait entendu parler du pays !

Mais nous, nous avons bien ri ! Une autre version de la Carmagnole !
Note : pour cette anecdote, les noms sont volontairement modifiés et tronqués... Vous vous en étiez déjà doutés.


Annelore


Je devais apprendre à créer un prix via l'informatique. C'était un samedi. Mon chef de rayon qui devait me former, n'était pas très concentré... Il me disait de taper « je ne suis plus quoi » et « flèche ». On ne parlait pas de la même flèche. Il m'a dit de faire « entrée ». J'ai fait.
Évidemment, ça m'a dit code erroné. Mon chef me dit que j'ai dû mal taper et me fait recommencer. Mais on ne se comprenait toujours pas.
J'hésitais à valider. Il me demande ce que j'ai tapé, sans regarder. Je lui dis. Il me dit que c'est bon. Je valide.
Code erroné.
Je le lui dis. Il me dit que tout doit être en minuscule. Je ne l'avais pas fait. Alors je le fais. Il me dit de valider, toujours sans regarder l'écran. Je lui demande s'il est sûr. Il dit que oui. Je valide. Et le quiproquo restait dans notre incompréhension mutuelle.
Code erroné.
Et ce qui devait arriver arriva : réseau informatique bloqué... Un samedi...

Mais moi, je ne savais pas qu'au bout de 3 essais, ça bloquait! Et il m'avait dit de valider...
Le résultat c'est que l'hypermarché a fonctionné tout le samedi sans pourvoir corriger des erreurs de prix, etc.
Ca a mis la m... Les "informaticiens" m'a-t-on dit, ne travaillent pas le samedi.



Linda

J'étais hôtesse de caisse dans une grande surface, un matin le patron nous convoque pour nous donner de nouvelles consignes :  tous les packs d'eaux des clients doivent dorénavant être posés sur le tapis de caisse car il y a trop de vols : trop d'articles sont « oubliés » entre les packs laissés dans le caddie.
Tout le monde exécute cette nouvelle consigne.
Le soir arrive, c'est la fermeture : 21H. Une cliente habituée des fermetures passe à ma caisse. Dans son chariot, il y avait pas grand choses mais surtout 2 packs d'eaux différentes. Aimablement, je lui demande si elle peut sortir les packs du chariot. Elle me dit « non ».  Je lui répond gentiment que ce sont les nouvelles consignes du patron.
- Mais, vous êtes payée pour ça alors levez votre cul de votre chaise et venez chercher mes packs d'eau
Je lui dis que non, je ne peux pas porter de choses lourdes.
Elle devient rouge de colère et me dit bien haut et fort
- Vous n'êtes qu'une mal baisée.
Droit dans les yeux je lui ai répondu que tout allait bien de ce côté là.



Marie


Je travaillais dans un discount alimentaire : super ambiance, bonne équipe beaucoup de délire mais un travail de dingue!! polyvalence et tout.
Un vendredi, je passe les articles d'un couple de jeunes avec un bébé et je papote avec eux tout en encaissant. Machinalement, j'annonce le prix 130€ le monsieur me regarde halluciné paye tout de même en me disant que « ça fais cher! » Et c'est vrai qu'il avait presque rien!!
Je me rends compte de l'erreur j'avais tapé trop vite en multipliant un pack de lait, j'avais encaissé plus de 50 litres !!! Gros fous rire avec les clients!
Le lendemain je raconte ma mésaventure à ma responsable entre deux clients. On en rit quand machinalement j'annonce un prix exorbitant à ma cliente... J'avais cette fois encaissé 60 litres de jus d'orange au lieu de 6...



Bertrand
 

Entendu à la caisse :
une caissière: Ah bon, elle a Alzheimer?
La cliente: Oui, c'est difficile à vivre vous savez, il faut tout le temps la surveiller.
La caissière: Mais moi au moins je mords pas (sic!).

Moralité: (en 2 mots?): Nobody is perfect (quoique, aurait rajouté Raymond Devos).
 


Hélène


J'étais tranquillement en train de faire mes courses avec mon fils de 4 ans quand j'ai commencé à être barbouillée et de plus en plus mal au point d'avoir une violente nausée. Que faire? Le caddie est à moitié plein, mon fils est assis dedans. Vomir en plein magasin, ça fait plutôt tâche... Je fonce à la caisse le plus près des toilettes version caddie/F1 et supplie la caissière de bien vouloir surveiller mon fils et le caddie en lui disant que vraiment je ne me sens pas bien puis pique un sprint... Ouf j'arrive à temps ! Je l'ai bien remercié après... Parfois ça urge vraiment !!!



Vava


Je bipe les articles d'une cliente et je sens une projection d'eau sur mes mains, je regarde autour de moi et ne vois rien. Je reprends mon speed car beaucoup de monde attendait. Je vois les clients de la queue commencer à s'agiter, regarder au plafond, sur les côtés, et à nouveau ce mini jet d'eau me retombe dessus.
 
La cliente suivante s'empare de sa bouteille d'eau pétillante posée sur le tapis de caisse et dit
- Ah, ça venait de là!
La bouteille soulevée a donné un jet tout fin mais perçant, la bouteille s’était percée d'un tout petit trou et la cliente paniquait car n'arrivait pas à arrêter le jet, malgré sa main dessus, même en la retournant. Son copain à ses côtés ne savait pas quoi faire, me demandant si je n'avais pas un seau...

A la caisse, on était tous entre rire franc et rire gêné, les clients alentour se prenaient des projections d'eau eux aussi!! Le couple qui tenait la bouteille trouée étaient eux plutôt gênés et ne savaient comment réagir dans ce « jeu d'eau à la supérette »...
Du coup j'ai pris la bouteille en la tenant penchée, j'ai quitté mon poste pour courir la jeter dans l'évier de l'arrière boutique et revenir à ma caisse!
A mon retour les gens souriaient, et moi amusée :
- Ça y est, on est en sécurité.
J’ai repris mon scannage d'articles... au sec cette fois.


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Après elles sont des "voleuses", elles sont toutes "étudiantes"

29 Juillet 2009, 14:45pm

Publié par Miss pas touche

De manière plus ou moins régulière, j'entends des raccourcis qui me font frémir...
Depuis quand travailler en caisse est réservé uniquement aux étudiants ? Et pourtant, certains (et ils sont nombreux !) semblent le croire.

Du coup, je vous mets le début d'un article que j'avais écrit pour un journal associatif l'an dernier. Il résume ma pensée sur le sujet...



Hôtesse de caisse, pour qui ? Pour quoi ?

La caissière, ou hôtesse de caisse pour être politiquement correct, vous la croisez à peu près tous les jours.
Elle* récupère les articles que vous déversez sur le tapis ou que vous déposez sur le coin d'un comptoir, elle les tripote dans tous les sens jusqu'à trouver le saint code barre, sésame du produit. Elle encaisse vos articles, votre argent et vos remarques.
De caissière à caisse enregistreuse, il n'y a qu'un petit pas à franchir et le statut d'humain qui s'évapore au passage.

Qui sont-elles ?

Derrière une caisse, c'est une jeune fille de 20 ans à peine ou une femme à quelques mois de la retraite.
Derrière une caisse, c'est une étudiante qui termine un doctorat ou une employée sans diplôme.
Derrière une caisse, c'est une célibataire ou une maman de 5 enfants.
Derrière une caisse, c'est une femme qui multiplie les CDD à temps partiels ou une personne qui est au même poste dans ce magasin depuis 20 ans.
Derrière une caisse, c'est vous ou moi. Mais ne nous leurrons pas, derrière la caisse, c'est une personne avec un salaire modeste et des fins de mois où il vaut mieux savoir compter.


Pourquoi sont-elles là ?

Raison A
En recherche d'emploi depuis des mois, même un emploi de caissière fera l'affaire. Oh, ce sera juste le temps de trouver autre chose. De contrat d'interim en CDD, j'ai fini pas accepter un CDI à temps partiel. Au moins, la paye sera assurée et au bout de 6 mois ou 1 an d'ancienneté, j'ai même quelques primes. Et j'ai ce poste depuis combien de temps ? Plus de 5 ans, déjà ?

Raison B
J'aimerai bien trouver un petit boulot pour financer mes études. Mais il me faudrait un emploi qui n'empiète pas sur mes heures de cours. Tiens, dans la grande surface où je fais mes courses, ils cherchent des hôtesses de caisse. Je vais postuler. J'ai été embauchée en CDI pour travailler en caisse, un contrat de 10 heures par semaine. Parfait ! Je travaillerai un jour dans la semaine après mes cours et le samedi. C'est le début de mon indépendance financière.

Raison C
Quand j'étais célibataire, j'avais un excellent poste dans une entreprise. Puis, j'ai mis ma carrière de côté pour élever mes trois enfants. Dix ans ont passé et malgré mes nombreuses recherches, je n'ai pas retrouvé d'emploi dans ma branche. Je n'ai plus le profil... Il va pourtant bien falloir retrouver du travail, le salaire de mon conjoint ne sera pas suffisant pour offrir aux enfants de bonnes études. Tout ce que j'ai décroché, c'est un poste de caissière. Je préfère ravaler ma fierté et offrir un avenir à mes enfants. De toute façon, je trouverai autre chose dès que possible. Enfin, j'espère.

Raison D
À la fin de l'année, je pars en retraite. J'aurais passé 25 ans dans cette entreprise, derrière ma caisse. J'ai vu évoluer le monde de la consommation à grande vitesse. Aujourd'hui, je me sens fatiguée de toutes ces années. Et pourtant, quand j'ai débuté, j'adorais mon emploi. Les relations qu'on avait avec les clients étaient agréables, je me sentais utile. Les magasins ont aujourd'hui tellement grandi que je me sens souvent juste bonne à encaisser dans tous les sens du terme. Heureusement que j'ai mes clients fidèles.

Raison E
J'ai terminé mes études universitaires. Après de multiples stages en entreprise, je n'arrive toujours pas à décrocher un emploi stable. Je vais reprendre mon travail d'étudiante, là au moins, avec mon expérience, je devrais retrouver un poste. Je vais tenter de continuer ma recherche d'emploi en parallèle. De toute façon, je n'ai plus le choix, il devient urgent d'avoir un salaire même si ce n'est qu'un contrat de 30H par semaine...


Je pourrais mettre toutes les lettres de l'alphabet, car les autres hôtesses de caisse ont autant de raisons différentes d'être derrière leur caisse, autant d'histoires que de personnes.
Il reste tout de même un unique but pour toutes : décrocher un salaire, souvent vu (à tort) comme un petit complément de rémunération du budget familial. Mais qu'en est-il quand ce complément devient le revenu principal ? Un retournement de situation de plus en plus fréquent.
Alors, par respect pour celles qui triment afin de faire vivre leur propre personne et la famille à charge, ne mélangeons pas tout !
Travailler en caisse est un métier, un vrai et pas "juste" un job d'étudiant.
Merci pour elles.


---
* Je dis « Elles » car la profession est presque exclusivement féminine. Les hommes sont anecdotiques pour une fois même s'il est vrai que de plus en plus se retrouvent derrière la caisse, j'ai envie, sur ce blog de faire mentir "le masculin l'emporte toujours sur le féminin".

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"15% de vol en magasin serait imputable aux caissières"

20 Juillet 2009, 19:00pm

Publié par Miss pas touche



« 15% de vol en magasin serait imputable aux caissières »

Voilà comment démarre un article paru aujourd'hui dans Le Figaro.
Pour lire l'article en entier, cliquez ici

Ce chiffre est tiré d'une étude publiée par le Global Retail Theft Barometer réalisée en... 2007.

Je dois avouer que j'ai horreur de découvrir des chiffres / pourcentages sortis de leur contexte, plaqués comme ça dans un article histoire de faire mousser et donner des informations plus ou moins justes. Un chiffre de ce genre doit être expliqué, pondéré par les autres informations de l'étude qui est menée.
Histoire de comprendre un peu mieux d'où sort ce pourcentage, j'ai été fureter un peu sur le net afin de voir si on pourrait trouver quelques autres informations. Le premier point à savoir, c'est que cette étude a été menée non seulement en France, mais plus généralement en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. Les résultats diffèrent de manière assez nette selon les pays. On constate par exemple qu'en Amérique du Nord la proportion de vol par les employées est plus importante que celle des clients. En Europe, c'est l'inverse. En Asie, on remarque que les vols sont nettement moins importants (employés et clients) qu'ailleurs. Du moins, c'est l'impression que donne le graphique mis en avant par l'étude.

Mais, qu'en est-il réellement ? Ces chiffres proposés (pour en savoir plus, cliquez ici) restent à mon sens assez énigmatiques. De toute façon, un résultat de sondage permet toujours d'être interprété de manières très diverses.

Si je lis l'article du Figaro, je peux me dire :

15% des vols ? Mais c'est énorme, et ce uniquement en caisse !
     Ou
Mais alors 85 % des vols ne sont pas commis en caisse ? C'est assez faible en fait.
     Ou
Dans ces 15% est-ce qu'on prend en compte si l'employé est de mèche avec le client ou est-ce qu'il agit seul ?
     Ou
Est-ce que ce sont uniquement les employés de caisse ou est-ce qu'on parle aussi des responsables ?
     Ou
Quoi ? 15% des caissières sont des voleuses ? (Eh oui... parfois on lit vite, et on lit de travers)
     Etc...

Un chiffre et de multiples interprétations possibles.

Mais aujourd'hui, qu'en est-il, quelles sont les mesures menées par les magasins pour diminuer les problèmes de fraude et de démarque ?
Je me permets de reprendre les points de l'article qui parlent des techniques des employés :

- grâce aux tickets de caisse oubliés par les clients, des caissières peuvent faire un faux retour d'article, étonnant non ? Car, concrètement, récupérer un ticket de caisse oublié en bout de caisse est effectivement très facile, mais aller chercher un article en rayon, le sortir du magasin, puis le rapporter à l'accueil / caisse centrale pour se faire rembourser cet article, cela devient nettement plus compliqué...

- la carte de fidélité : certaines caissières passent leur carte de fidélité quand le client n'en a pas, cela leur permet d'engranger des points et / ou de l'argent. Si cette technique a pu être utilisée, cela devient carrément inconscient de la part de l'employé aujourd'hui, et ce genre de manège ne peut pas durer longtemps. Quand on voit comment les systèmes informatiques sont omniprésents, c'est une « technique » qui ne peut être utilisée que sur le très court terme...

- les bons de réduction : oubliés par les clients et utilisés par les caissières, exactement la même réflexion que le point précédent.

- Omission d'enregistrement d'article : sans doute la « technique » la plus répandue, cela consiste à ne pas scanner tous les articles d'un client (complice forcément). Encore une fois, quand on voit aujourd'hui le nombre de points de surveillance (vidéos, mais aussi vision en temps réel d'un responsable sur ce qui est scanné sur la caisse), ça marchera peut-être une fois, mais dès qu'il y a un soupçon sur un employé, les contrôles sont renforcés.

- Prêter sa carte de réduction à un acolyte : Dans certaines enseignes (pas toutes !), les employés ont une ristourne sur leurs achats, c'est de l'ordre de quelques pourcents (l'article indique entre 7 et 13%). Certains employés prêteraient leur carte à des amis afin de leur faire bénéficier de leur réduction. Là, pour le coup, je ne peux rien dire, je n'ai jamais bossé dans une enseigne m'offrant cette remise.

- Erreur de rendu-monnaie : la caissière ferait volontairement une erreur en rendant la monnaie au client (complice ou pas ? L'histoire ne le dit pas...). Il faut quand même savoir que les contrôles aléatoires sur les caissons des employés sont répandus.

Ces systèmes expliqués ci-dessus et dans l'article du Figaro fonctionnent peut-être dans les grandes surfaces où le matériel est plus vétuste... mais, sont-elles majoritaires ?

Pour les solutions mentionnées pour faire baisser la fraude, il est mis en avant dans l'article une machine qui rend la monnaie sans que la caissière n'y touche...
Si effectivement, c'est une application possible de ce système, pour l'avoir vu fonctionner dans une grande surface (la pilote de cette opération) et pour avoir rencontré le directeur de ce magasin, eh bien... surprise, ce n'est pas à cause du vol que ce système a été mis en place mais pour faire diminuer le stress de l'employé causé par le risque d'erreurs de caisse lors des échanges monétaires.

Je ne dis pas que le vol n'existe pas (nous ne sommes pas dans le monde merveilleux des bisounours) mais il y a d'autres points bien plus sensibles dans le magasin qu'en caisse. D'ailleurs quand on prend le temps de regarder, la caisse est le lieu le plus surveillé de la surface de vente et du coup, l'endroit le plus délicat pour voler.


Mais alors, on (qui est ce « on »?) essaie de faire passer la caissière pour le grand méchant loup et une opportuniste sans foi ni loi ?
Cet après-midi sur RTL un auditeur faisait très finement une allusion en disant : on n'essaierait pas, par hasard, de faire passer les employés de caisse pour du personnel non fiable histoire de mettre en avant le bienfait des caisses automatiques ?
Mais c'est un autre débat... ou pas.

C'était sur Europe 1 ce soir, émission présentée par Wendy Bouchard et discussion entre Jean-Christophe Marboutin (manager du cabinet de conseil Kurt Salmon Associates, il a participé à l'étude) et moi-même. Un échange intéressant qui a remis dans son contexte certains chiffres...
Je vous laisse apprécier le retour du consultant, il modère de lui-même l'article de presse.


EDIT
: un article sur Le Post (cliquez ici) concernant "cette affaire", les réactions des internautes sont nombreuses et certaines sont très intéressantes à lire.
un autre lien vers Eco89 (cliquez ici) et quelques réactions de lecteurs à chaud également.

Allez, aujourd'hui (enfin demain...), ça fait tout juste 40 ans que l'homme a mis le pied sur la Lune pour la première fois, un autre type de vol ;o)

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