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"Les tribulations d'une caissière" en bande dessinée

10 Avril 2009, 11:45am

Publié par Miss pas touche

Vous lisiez les histoires de caisse, les nôtres & les vôtres sur le blog ou dans le livre "les tribulations..." ?
Très bientôt, vous pourrez les lire et les regarder en même temps.
J'en avais vaguement parlé il y a déjà quelques mois, mais ça y est, cette fois, nous y sommes !
L'album est bouclé (le tome 1... le second sortira avant la fin de l'année), il est parti à l'impression et sera chez vos libraires préférés (et j'espère bien aussi en grande surface!) le 27 mai prochain.

Les auteurs de l'adaptation ?

Wol (sous ce pseudo se cache un excellent auteur) au scénario, il a un humour ravageur et a su mettre un sacré coup de fouet à toutes les histoires du livre, il a aussi pris quelques libertés (c'est la magie de l'adaptation) et vous devriez bien rire en découvrant comment il nous a tous croqués.

Julien et Mathieu Akita au dessin, deux frères qui ont déjà montré leur talent dans la bande dessinée (ils ont notamment dessiné la série Tom Sawyer). Leur trait est frais, léger avec une influence manga (plutôt ténue ici) et la capacité à mettre des émotions en seulement quelques traits... Voilà qui a de quoi donner envie de tourner les pages de l'album à leurs côtés.



Le projet a démarré l'été dernier et l'équipe s'est très vite mise au boulot, se lançant dans l'aventure avec ferveur et acharnement. Dans le lot, j'ai plutôt eu le beau rôle (c'est moi qui ai le moins travaillé pour la BD... hé hé) n'ayant qu'à superviser l'avancée des travaux pour voir s'il n'y aurait pas d'incohérences ou de passages trop décalés.





Au final, cette BD c'est quoi ?
C'est le livre "Les Tribulations d'une caissière" en dessiné, en plus humoristique, un peu caricaturé (mais pas trop).
Le but ? Il est simple... Rions un peu de nous-mêmes, ça fait du bien, ça nous remet les idées en place, ça nous permet de nous décaler un peu de nos réalités et de regarder avec un regard plus neuf notre monde actuel (tout un programme donc !)
Et les messages qui passaient dans le livre sont préservés.


La BD sortira sous le nouveau label Nomad (éditions Soleil), le tout pour moins de 10€.

De tout ce qui arrive aujourd'hui à mon bouquin, je vous avoue très volontiers que c'est cette BD qui me touche le plus, étant amatrice de cet art depuis des années, c'est un vrai grand plaisir de voir ce projet arrivé à terme...



Et rien que pour le plaisir... quelques extraits histoire de vous donner le ton.




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vos histoires de caisse (27)

3 Avril 2009, 13:30pm

Publié par Miss pas touche



Quiproquos, incompréhensions, fous rires, rencontres incroyables...
Le microcosme de la grande distribution revient avec vos histoires et vous allez encore découvrir de nouvelles facettes. Du plus doux au plus dur, rien ne nous sera donc épargné.


Valérie

ça s'est passé un samedi. Ma collègue derrière moi, qui se trouvait à la caisse prioritaire, était chargée de répéter à chaque client arrivant qu'elle ne pouvait prendre les Cartes Bancaires. Deux affichettes étaient placées alentour de sa caisse, mais les gens ayant souvent les yeux ailleurs, mieux vaut prévenir de vive voix.

Sauf que, mauvaise façon de s'exprimer parfois (comme certains clients quand ils nous demandent si l'on est ouverte...), ma collègue disait ne pas prendre la carte bleue.

Arriva donc une mamie qui s'installe, ma collègue la prévient qu'elle ne prend pas la carte bleue et la dame lui répond d'accord, il n'y a pas de problème.

Une fois encaissés tous ses articles, procédure habituelle, ma collègue annonce le total et la cliente lui tend sa carte bancaire. Stupéfaction extrême de ma collègue (on imagine bien !), celle-ci lui dit :

- Mais je vous avais dit que je ne prenais pas la carte bleue !
Et la dame de lui dire :
- Mais, la mienne est marron, vous avez dit bleu !


Cécile

un client d'une trentaine d'année passe à ma caisse pour un achat de slip. pas très au courant des tailles, il me demande si la taille qu'il a prise lui convient d'après moi. Perplexe, je lui réponds que je ne sais pas vraiment le renseigner mais je lui précise que l'on n'échange pas les sous-vêtements.
Ni une, ni deux, il défait le cintre où était accroché le slip, le pose devant lui (le slip, pas le cintre) et me regarde en souriant et me disant :
- Ça me va?

Bien sûr, je garde mon sérieux et lui indique que ça devrait aller. Deux minutes après son départ, j'appelle ma chef de caisse qui était à ce moment là face à moi. Un fou rire général a éclaté quand je lui ai raconté.
Les clients n'ont peur de rien!


Stéphanie

J'ai été caissière pendant 5 ans, à temps partiel pendant mes études. 5 ans, c'est long. Surtout pour un premier boulot. Surtout quand on a 18 ans.
En 5 ans, j'ai été agressée, insultée, arnaquée. L'atmosphère de la journée dépendait beaucoup du premier client, comme j'aimais à le dire... Un client aimable et la journée s'annonce bien. Bien sûr il y a toujours des idiots pour vous mettre les nerfs en pelote pendant au moins 1 heure... Et heureusement il y a ces gens.
Ces gens que je n'oublie toujours pas, après 1 an, et à qui je n'ai jamais pu dire au revoir, étant partie brusquement. J'ai eu un nombre incalculable de lettres, de déclarations. Des petits cadeaux, pour mon anniversaire, pour Noël. Et même une carte envoyée de l'île Maurice ! Une personne qui m'a dit avoir été son seul soutien à la mort de son père, alors que je n'ai pas été au courant, seulement par ma gentillesse. Des gens avec qui on s'était échangé nos numéros au fil du temps...Des gens avec qui je parlais lecture, musique. Avec qui j'avais des goûts communs, avec qui on s'échangeait, et même parfois s'offraient livres, cds, dvds...

Des anecdotes j'en aurais des milliers ! Comme je l'ai dit, 5 ans, c'est long...
Mais là, je voulais juste rendre un hommage aux gens qui me donnaient envie de venir travailler.
Bizarrement, c'est un métier qui me manque, car humainement très enrichissant!


Chantal

Je suis caissière au Luxembourg.
J'allais remplacer ma collègue pour qu'elle fasse sa pause, et elle était en train de compter un grand nombre de pièces rouges ; elle me regarde alors d'un air désespérée ! Le client me demande :

- Vous parlez français? (Au Luxembourg, il y a 3 langues : français, allemand, et luxembourgeois ; ma collègue ne parle pas du tout français).
- Oui monsieur, qu'est-ce qu'il se passe?
- Expliquez à votre collègue que j'ai besoin de cette armoire maintenant et que je viendrai lui amener les 45 cents manquants cet après-midi!
(Fou rire affiché de ma part)
- Mais enfin monsieur, vous ne voudriez tout de même pas que ma collègue vous paye vos courses par hasard ? De ma part, vous n'auriez pas 1 cent...
- Mais, je suis bon client!
- Veuillez alors vous adresser à l'information pour demander à la direction, car nous, nous ne pouvons rien pour vous.

Il est parti à l'info, je lui ai amené son caddie pendant que ma collège surveillait mon caisson en plus du sien ; et suis revenu à ma place. Le client suivant, ironique, me dit :
- Alors pour moi , je prends les 5 articles ; mais je n'en paye que 2 maintenant , le reste sans 3 jours...
Fou rire!
Seulement, après il y a eu un scandale à l'info et là je n'ai eu que des échos mais le client a été très menaçant.
10 minutes plus tard, le même client passe à ma caisse, il a l'argent nécessaire et me dit que ma collègue de l'info était méchante avec les clients, qu'elle le prenait pour un voleur avec son sachet de bombes de peinture...
- Oui ,monsieur, montrez-moi votre sachet!
- Oui voilà, ça vient d'à coté, mais votre collègue allemande a déjà vérifié, à l'info aussi, elle est vraiment méchante vous savez. Et maintenant vous encore une fois, je ne suis pas un voleur!
- Monsieur, laissez vos achats dans votre voiture; ça évitera tout malentendu; les caissières ne font que leur travail!
- Ah vous parlez bien vous; l'autre elle était méchante !


Anne

J'avais 16 ans, mon premier job estival : caissière en grande surface. Mon second jour, je ne reconnaissais pas encore tous les légumes, en confondais certains, et le code barres n'existait pas à ce moment-là.
Alors donc ce deuxième jour, un monsieur passe en caisse, et je confonds lamentablement courgettes et concombres... Il me reprend d'un air méprisant et ajoute :
- Mademoiselle, il faudra songer à vous recycler !
J'avais 16 ans...


Lorelei


Aujourd'hui j'ai quitté cet emploi pour pouvoir faire ma licence en alternance... mais comment dire être caissière reste en moi!

Il était 20h , un lundi, dans mon grand magasin (le plus grand d'Europe), caisse 83, donc du côté du froid!! Toute caissière qui se respecte sait que même s'il n'y a personne dans le magasin, ces caisses là sont toujours remplies.
Il faut remettre les choses dans le contexte...
En plus de mon job d'étudiante dans ce magasin, j'étais en stage au service décoration donc j'enchaînais le tout... 7H-15h-18h-22h... d'où les larmes à la fin de mon histoire...

J'étais en train de passer une mère et son fils (âgé du même âge que moi), on était en train de discuter du fait de travailler en plus des études quand un monsieur "âgé", très guindé, arrive avec son panier...
il décide de ne pas le vider... et oui pour lui c'est à moi de le faire. Toujours en train de discuter avec ma cliente, je me permets de lui demander de vider son panier quand soudain il me "balance" au sens propre et au figuré ses articles et que de toute façon je suis payée pour être son chien!!
La stupeur frappe ma cliente et son fils qui se permettent de lui demander de me présenter des excuses (très gentils de leur part). De mon côté, j'explique au client que ce n'est pas à moi de vider son panier et là... Il part dans un long monologue :

- Mademoiselle, vous êtes un déchet de l'humanité même pas digne d'être prostituée ni même digne d'essuyer la merde de mes chaussures sur votre visage!! Comment vos parents ont pu élever un excrément pareil...

Entre temps je lui demande de se calmer, de me respecter... bref le petit discourt habituel.  Cependant je sentais les larmes venir mais je ne voulais pas pleurer. Au moment de dire au revoir à ma cliente et de passer ce vieux monsieur (pour être polie), le fils de ma cliente me dit que je suis bien courageuse et que lui et sa mère ne partiront pas tant qu'il ne sera pas parti. Je lui explique que ce n'est pas la peine. Et rebelotte le monsieur âgé recommence à m'insulter de déchet et de chien; s'il avait la possibilité de m'écraser, il le ferait là maintenant tout de suite! Mes nerfs finissent par lâcher pendant que je passe ses articles. Je me mets soudain à pleurer, et lui m'insulte de encore plus violemment. Le fils de ma cliente décide alors d'aller chercher la sécurité pendant que je finis d'encaisser ce monsieur.
Celui-ci repart dans un monologue où il me rabaisse de plus en plus pour finir par me dire que ce soir je devrais me suicider. Ma collègue de devant ainsi que ma précédente cliente mais aussi ma cliente suivante lui demandent de se calmer. Il ne veut pas et moi toujours pro et en larmes lui demande de partir et de passer une bonne soirée. Il refuse de partir, la sécurité arrive, il traite ma cliente suivante de "s.....". Et là le jeune homme qui avait appelé la sécurité envoie une droite au vieux monsieur qui hurle de nouveau... La sécurité force cet homme à partir mais le jeune lui est remercié! Ma caissière principale a fini par arriver entre temps avec ma remplaçante. Je me suis mise à craquer vraiment, je n'en pouvais plus mais je ne voulais pas être remplacée tant que je n'aurai pas encaissé cette gentille cliente qui s'est fait insulter à cause de moi. Je les remercie tous et m'écroule dans les bras de ma chef.Impossible de me réconforter! Je pars en pause et ne retourne pas en caisse de la soirée et finis par faire les paniers et rire avec mes collègues.

La morale de cette histoire c'est que tous les clients présents à ma caisse ce soir là, ont écrit une lettre relatant les faits et expliquant que j'étais quelqu'un de très professionnel, d'humain et qu'à ma place ils n'auraient jamais gardé aussi longtemps leur calme!
J'ai été très émue de ce geste car ça fait du bien d'être reconnue et défendue par les clients!!! C'est si rare.
Après ces faits, je ne me suis plus jamais laissée faire aussi facilement.

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Nom de code : HRP 4C (edit)

31 Mars 2009, 23:15pm

Publié par Miss pas touche

Edit : vous n'avez pas été dupes cette année (l'an dernier, ça avait été beaucoup plus drôle j'avoue ^_^)... Effectivement, c'était un petit poisson d'avril.
Et les infos ci-dessous sont quelques peu erronnées... D'ailleurs, dans les commentaires, François révèle le pot aux roses ;o)

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Des innovations en grande surface, on en a vu pas mal ces dernières années :l'arrivée des scanners, des tapis roulants motorisés, les caisses qui calculent le rendu monnaie, les écrans tactiles ou encore le self scanning.
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on est loin de l'immobilisme ! Et les innovations sont loin de s'arrêter là. C'est presque à se demander où tout cela va nous mener.

Un article est paru sur le net il y a une quinzaine de jours, sur une nouvelle invention assez folle. D'après ce que j'ai pu lire, une entreprise de technologie avancée japonaise a créé un tout nouveau modèle promis à un avenir très prometteur. Cette entreprise répondant au nom d'AIST a créé un robot humanoïde capable de répondre à des demandes vocales et d'accomplir des gestes relativement simples. Cet androïde possède 30 points d'articulations, sait parler (dire bonjour, merci...) et montrer des émotions (sourire, colère, surprise...).
L'AIST développe actuellement le projet pour la grande distribution. Il faut dire que ce robot est pour le moment trop coûteux : le modèle dépasse le million d'Euro (c'est le prototype !), cependant, il est question de réduire considérablement le coup de production. Quand ces robots seront produits à la chaîne, ils baisseront en-dessous de 150 000€ pièce...

Avant de vous laisser découvrir la vidéo ci-dessous (extrait d'un journal japonais), j'attire votre attention sur certains points: vous noterez que ce robot bien proportionné, même s'il a une démarche un peu saccadée est déjà capable de dire bonjour (écoutez, on l'entend dire « konnichiwa »).
Les quelques chiffres mentionnés : les 43kg représentent en fait ce que peut soulever le robot (soit près de 5 packs d'eau!), les 158cm c'est l'envergure de ses bras articulés et rétractables (ce qui peut être pratique pour récupérer les objets posés au bout de la caisse ou encore dans le caddie).
Le modèle que nous ont présenté les japonais répond aux critères esthétiques orientaux, mais le présentateur explique que les déclinaisons physiques sont infinies.

Je me demande bien ce que donnerait une ligne de caisse de caissières cybernétiques !
Au passage, cette future employée robotique répond au doux nom d'Ucroa.



Source officielle : http://www.aist.go.jp (en japonais)

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Et vous, vous êtes fidèle ?

27 Mars 2009, 22:23pm

Publié par Miss pas touche

(illustration de Cécile Bertrand - lalibre.be)


Il y a une certaine paire de mois (bon, en vrai c'était il y a déjà plus d'un an et demi...), j'avais fait un petit topo sur les cartes de fidélité, les diverses utilisations possibles et les modalités de fonctionnements. Et il y a eu une sacrée (r)évolution pour l'une d'entre elles, une des enseignes principales que je ne nommerai pas mais qui commence par L.
Alors que jusqu'à présent, la carte de cette enseigne ne permettait pas toujours de s'en servir dans plusieurs magasins du groupe ou encore le fonctionnement différait entre les grandes surfaces. En fait, il n'était pas toujours facile de s'y retrouver.
Et tout à été remis à plat, tout a été repensé, lissé mais aussi creusé. Le résultat est dorénavant plus propre et propose une solution plus simple aux clients pour que notamment ils puissent profiter des avantages dans tous les magasins du groupe.
Comme tout changement important, comme toute évolution et modification profonde, il est nécessaire, que dis-je, indispensable de bien informer les personnes concernées par ce qui va être modifié. Et ce qu'on peut dire c'est que la communication pour ces changements a été forte et bien pensée. Au final, les messages étaient clairs.
Malgré tous les efforts, il y a toujours des ratés et il faut alors tout réexpliquer en direct au client.

L'autre jour, je passe dans un magasin de cette enseigne en question et je regarde le petit bureau où les clients viennent faire l'échange entre leur ancienne carte de fidélité et la nouvelle. Les réactions de certains sont... extraordinaires.

Morceaux choisis :

- Ha bon ? Vous devez reprendre mon ancienne carte ? Mais je l'aimais bien moi.


- J'aime pas la nouvelle couleur, ça ne va pas du tout avec la couleur de mon portefeuille.


Le code de la carte de fidélité a changé, maintenant il est imposé et c'est des chiffres en rapport avec la date de naissance. (enfin, ça dépend du magasin, pour d'autres vous choisirez vous-même votre code...)
Ce n'est pas au goût de tout le monde...
- Mais c'est n'importe quoi, tout le monde va le savoir.
- Ce sont les consignes madame.
- N'importe qui va pouvoir voler mon argent !


(note : je peux comprendre la réaction de cette personne, un code secret c'est toujours sécurisant mais il y a un certain nombre de cartes de fidélités qui ne possèdent aucun code secret...)


Dialogue de sourds...
- J'ai 2 cartes, je peux les rassembler en une seule ?
- Oui
- Mais mes cartes sont à deux noms différents ?
- Oui.
- Oui mais avec deux adresses différentes.
- Oui.
- Avec deux cartes différentes, je n'aurais plus qu'un compte ?
- Oui.
- Même avec deux noms différents ?
- ...

Ce genre de réaction me fait toujours penser à ce dialogue qu'on a facilement :
- Vous avez [mettez un nom de produit quelconque] ?
- Non, on n'en a plus.
- Ah bon ? Vous n'en avez plus ?
- Non, on n'en a plus.

- Vous êtes sûr ?


Pas toujours facile de s'y retrouver, heureusement qu'il y aura toujours une caissière pour aider le client a démêler les noeuds liés aux nouveautés...


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Je ne vais pas rentrer dans les détails de fonctionnement de cette carte ici (j'ai mis à jour l'article sur les cartes de fidélité)

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(mon) salon du livre

19 Mars 2009, 23:45pm

Publié par Miss pas touche

 

Samedi matin.

Sourire aux lèvres jusqu'aux oreilles. Je prends le train une fois de plus pour monter à Paris. Alors qu'il y a un peu plus d'un an, monter à la capitale représentait une sacrée épopée, cela a pas mal évolué depuis et des déplacements sur la région parisienne, j'en effectue assez souvent.

Mais aujourd'hui, c'est assez particulier, c'est un tout petit peu spécial quand même.

Parce qu'aujourd'hui, je vais à Paris pour le Salon du livre. Et pour la première fois, ce n'est plus comme lectrice mais comme auteur.

En arrivant ce matin à l'entrée du salon porte de Versailles, la foule est déjà là. À l'entrée, les gens passent vite mais une fois entré à l'intérieur du salon, on doit déjà se faufiler entre les lecteurs dans certaines allées. Et le lieu est tout simplement... complètement fou !

Quand on aime les livres (même juste un peu), on découvre ici tout ce qui se publie sur des milliers de mètres carrés, on se retrouve tout à coup face à des étals à n'en plus finir où les piles de livres côtoient d'autres piles de livres... Se succèdent des best sellers mondiaux avec des tirages confidentiels, des auteurs connus et reconnus et d'autres qui débutent tout juste.

C'est assez étonnant et on se laisse vite griser par cette orgie littéraire. Les coins des bouquins sérieux succèdent aux bandes dessinées et aux livres qui font voyager. Cette année, c'est le Mexique qui est à l'honneur.

 

Et dans cette immensité, cette grand messe du livre, j'ai la joie d'avoir une table pour dédicacer chez mon éditeur. 2 heures me sont réservées, 2 heures toutes entières rien que pour moi et pour rencontrer les lecteurs.

Alors, même si j'ai déjà pu rencontrer beaucoup de lecteurs du blog et du livre lors d'autres séances de dédicaces depuis juin dernier, être présente au salon du livre de Paris, c'est tout de même un moment à part... un bel aboutissement.

 

il y en a du monde à se bousculer dans les allées

 

Il y a eu de chouettes rencontres samedi, des personnes venant de tous les horizons et c'est ce qui en fait la force, nous sommes tous différents mais on se retrouve autour d'un livre, d'une discussion, d'idées. Ce sont ces échanges qui nous nourrissent tous.

 

Et au bout de ces deux heures, j'étais ravie d'avoir rencontré une petite trentaine de lecteurs. Très contente même. Et lorsque je me suis levée pour quitter ma « table d'auteur », je découvre tout à coup une immense file d'attente pour un auteur qui venait dédicacer juste après moi chez Stock. Jean-Louis Fournier était attendu par peut-être 100 ou 150 personnes...

Et je me remets dans le contexte : un salon immense qui dure une semaine, des centaines de stands, plus de 2000 auteurs attendus, des dizaines de milliers de visiteurs...

Mais, j'y étais !

(photo de Claire Berthelemy - son blog)

 

(voui je suis incapable de rester sérieuse, mais j'assume...)

 

 

Et le saviez-vous ? Il y a quelques semaines, dans le hall du salon du livre de Paris se tenait un tout autre salon... celui de l'agriculture...

Les visiteurs ne venaient pas admirer le même type de stands hu hu

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Sûr et certain !

7 Mars 2009, 17:10pm

Publié par Miss pas touche

Nous sommes tous remplis de certitudes. Nous savons toujours mieux que nos voisins et nous avons bien souvent l'impression que ce sont les autres qui ne comprennent pas ce qu'on dit. Pire encore, les "autres" essaient bien souvent de nous faire changer d'avis, de nous faire voir voir les choses différemment...

Heureusement, nous pouvons garder nos a priori, nos façons de voir la vie et ne pas en bouger d'un iota.
Et c'est en réagissant comme cela qu'on entend parfois de drôles de réflexions de la part de certains clients. Des réflexions et des piques qui sont un peu contre tout le monde et contre personne à la fois.

Ainsi, un jour en caisse...
Une cliente passe pour payer quelques articles. Son caddie n'est pas très rempli mais comporte quelques articles indispensables pour se nourrir pour quelques jours. Elle est accompagnée par un jeune homme, il a l'air d'être son fils. En tout cas, il est serviable et il range les courses au fur et à mesure que les articles sont déposés par la caisière de l'autre côté du caddie. Puis, la dame va pour payer ses achats.

La caissière lui pose l'éternelle question, celle qu'on dit sans plus vraiment réfléchir :

- Vous avez la carte de fidélité ?
- Oui, je vous la donne tout de suite
, répond la cliente.

Et le jeune homme qui l'accompagne rétorque, sans rire et le plus sérieusement du monde :

- Non, non ! Ne la passe pas ! ça augmente les prix !

Nous sommes tous remplis de certitudes, mais certaines d'entre elles sont bien étranges et je me demande parfois où on va les chercher...


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J'ai reçu un strip BD il y a quelques semaines d'une italienne : Alessandra, la traduction italien-français se trouve dans le premier commentaire (merci beaucoup Chapeaupointu !)
En tout cas, merci chère demoiselle pour cette illustration de la vie chez A... point de vue du "roller". Vous savez c'est celle qui fait le tour du magasin en rollers (ou en courant quand elle est à pieds) pour trouver les prix manquants.

cliquez sur l'image pour voir le strip en entier.


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Quelques nouvelles des tribulations à l'étranger :
- En Italie, le livre a été réimprimé plusieurs fois et connaît un bon succès
- En Allemagne, le livre est carrément dans le top des ventes !


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Un de ces prochains jours, je vous mettrai quelques vidéos trouvées un peu partout sur le net et qui se déroulent en grande surface. C'est fou tout ce qu'on peut faire dans les magasins!

Si ça vous intéresse (ou pas hein ^_^), je serai présente au salon du livre de Paris le samedi 14 mars, stand des éditions Stock de 13h à 15h.
Et pendant ce temps-là, l'écriture du prochain livre avance...

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vos histoires de caisse (26)

23 Février 2009, 08:30am

Publié par Miss pas touche

Et c'est reparti pour un tour d'horizon de caisse, spécial papier cadeau (oui Noël est passé depuis quelques temps déjà), canard, préservatif et miarcle...

Que d'aventures !

 

 

 

Camille

 

Ah les périodes de Noël, les parents ne savent plus où donner de la tête... À Noël dernier, un couple de jeunes parents passe à ma caisse... Tout se passe bien, monsieur règle pendant que madame met dans les sacs. Et là, madame me pose une question :

- Avez vous du papier toilette pour les cadeaux?

Je m'efforce de ne pas rire et tout en rentrant dans son petit lapsus, je lui dis très sérieusement:

- Très bien, alors vous préférez simple, double ou triple épaisseur ? Peut-être une marque précise ?

Et là le monsieur explose de rire (ayant suivi toute l'histoire). Madame n'ayant pas fait attention à sa bêtise, je lui explique rapidement et se met à rire par la suite et me dit:

- Excusez-moi mademoiselle, je ...

Je lui dit :

- Pas de soucis, je vous souhaite de passer une bonne soirée et si vous le souhaitez vous avez du papier cadeau à l'accueil!

 

 

Alice

 

J'étais affectée à la caisse MG, c'est-à-dire tout ce qui concerne ce qui ne se mange pas, en gros (je ne sais pas exactement ce que ces initiales veulent dire, c'est triste...). L'heure de la fermeture approchait et il n'y avait pas grand monde dans cette partie du magasin. C'est alors que je vois arriver un père de famille et ses deux filles d'environ 6 et 8 ans avec un panier rempli de choses diverses et variées du genre gel douche, stylos, deux ou trois jouets pour les gamines, etc... L'homme dispose donc ces achats devant moi, ce que j'apprécie particulièrement (comme ça on passe les articles plus vite). Et puis, le plus discrètement du monde, il dépose dans un coin un tube de gel lubrifiant intime. Je l'imagine priant intérieurement pour que personne ne voit "ça". Je commence à scanner le tout et là, l'ainée des deux fillettes lance un tonitruant :

- Tu te lubrifies, Papa ?

À ce moment, j'ai dû arrêter le scanning, prendre trois ou quatre inspirations rapides, me masser les joues et essuyer la petite larme qui commençait à couler de mon œil. J'ai tout fait pour éviter le regard du monsieur dont la couleur oscillait entre le blanc cadavre et le rouge coquelicot et qui essayait de rattraper la bourde par un « ça ne te regarde pas » sévère. J'ai eu la plus grande difficulté à annoncer « 18€53, s'il vous plait ».

Le client a remballé ses courses et payé à la vitesse du son, ce qui m'a permis de rire à m'en étouffer dès qu'il fut éloigné d'au moins un mètre cinquante. Depuis, je ne comprends pas, cet habitué ne passe plus à ma caisse même si personne n'y fait la queue.



 

 

Marg

 

les consignes venaient d'être présentées : une pièce d'identité si le montant dépassait un certain montant. ou en cas de client « louche » (ça restait donc à notre libre appréciation).

un monsieur très BCBG achète pour bien plus que la somme limite pour la pièce d'identité

poliment je lui demande donc s'il peut me présenter sa carte d'identité. Air furieux et courroucé du client qui commence me dire qu'il n'en était pas question, pour qui le prenait-on etc...

je lui explique donc que ce sont les consignes et je lui montre le petit panonceau qui précise le texte de loi.

Là-dessus monsieur le client me regarde dédaigneusement et me dit que la loi il la connait bien mieux que moi (je n'en doutais pas, je n'étais qu'en BTS de comptabilité) et qu'il connaissait le directeur, que ça ne se passerait pas comme ça...

Tout en me sortant sa tirade et ses menaces (car j'allais être virée, il connaissait personnellement le directeur), il m'a donné une pièce d'identité que j'ai recopié.

Je lui ai rendu ses papiers en le traitant mentalement de gros c****d (non pas de « canard »...), lui ai fait mon plus beau sourire et il est parti en agitant beaucoup les bras


 

 

Fanny

 

Je me trouvais derrière ma caisse, comme un jour ordinaire, lorsque un petit monsieur vient à ma caisse (une bonne soixantaine d'année). Donc je l'accueille, commence à passer ses articles quand le pack de jus d'orange ne passe pas, je sors alors une bouteille du pack en crevant le plastique (normal quoi) et là le monsieur me lance :

- Ah bah, ça se voit qu'vous avez l'habitude de mettre les préservatifs, vous !

Je le regarde d'un air interrogatif ?!?

Après j'ai fini de passer ses articles sans dire un mot, toute rouge gênée par sa réflexion.



 

 

Louisiane

 

Tiens, il y a quelques temps (un matin), j'étais à une caisse moins de 10 articles. Il n'y avait pas grand monde, et une dame avec un chariot plein voulait passer à ma caisse. Je lui explique que c'est une caisse rapide, et lui recommande d'aller à une autre caisse pas loin. Elle insiste. Je lui explique que si quelqu'un arrive avec une baguette de pain, il devra attendre, et la caisse rapide perdrait de son sens. Furieuse, elle s'est dirigée vers une autre caisse, et je l'ai entendu se plaindre à d'autres clients, à la caissière... Plus fort encore : aux agents de sécurité puis à l'accueil où elle a rédigé une lettre pour la direction ! Quelques minutes après, un agent de sécurité vient me voir et me dit qu'en réalité, la cliente s'était trompée de caisse, qu'elle avait cru que c'était une caisse prioritaire, et que je ne voulais pas la faire passer. Étrange, je lui avais pourtant répété plusieurs fois que j'étais à une caisse rapide.... Si j'avais pu quitter ma caisse pour m'expliquer avec la cliente, je l'aurai fait. Un peu plus tard, elle est passée devant ma caisse, l'air de rien, même pas une excuse...Je n'ai jamais vu autant de mauvaise foi chez un adulte. Moi qui pensais qu'avec l'âge on devenait plus sage...



 

 

Vava

Miracle à la supérette

 

Je travaille dans une supérette, la façade vitrée transparente laisse entre les 3 caisses du magasin et le trottoir du centre ville, quelques mètres à peine…

Un jour en caisse, passe une mamie qui, en prenant appui sur sa canne en bois, parvient tant bien que mal à avancer, à régler ses achats et avec mon aide, à mettre ses courses dans des sacs. Elle s’en va.

Quelques minutes après, le client la succédant affiche un grand sourire, en regardant au dehors et s’écrie :

- Miracle !

Les clients à proximité et moi-même, nous tournons tous la tête. Sur le trottoir, notre mamie tient un sac de courses dans chaque main (effet balancier visiblement parfait), elle a tout simplement oublié sa canne en caisse et elle avance tranquillement dans la rue qui longe le magasin!

Nous avons beaucoup ri en la voyant marcher de façon insouciante alors qu’elle semblait ne rien pouvoir faire sans cette fameuse canne, un client est allé la lui rapporter et la mamie a aussitôt repris son ancienne démarche mal assurée.

Grands sourires à nouveau aux environs de ma caisse, commentaires un peu psycho tous azimuts…

Comme quoi, pas besoin d’aller jusqu’à Lourdes dans certains cas, descendre à la supérette du coin peut suffire pour retrouver toutes ses capacités physiques!

Je n’ai qu’un regret quand à ce qui s’est passé : avoir laisser le client rapporter sa canne à la mamie.



 

Aline

Je suis serveuse, j'encaisse souvent pas mal de choses.

 

Je faisais mes petites courses à l'hyper en face de mon boulot, j'échange un jovial bonjour avec la caissière qui me fait un grand sourire, et me lance un "

Je ne vous aurais pas déjà vu quelque part ?

Après quelques (courts) instants de réflexion, il s'est avéré qu'elle avait été ma cliente quelques jours auparavant, dans le restaurant où je travaille...

Elle avait le même prénom que moi, en plus. Maintenant, si je la repère en caisse, je vais la voir automatiquement.

 

Un autre jour, je devais payer en CB, et machinalement j'ai validé, attendu que le ticket sorte, l'ai arraché puis validé, et l'ai tendu avec ma carte au caissier... qui a éclaté de rire. Quand j'ai réalisé... je l'ai rejoint dans son fou rire. Il m'a dit que ça lui arrivait régulièrement avec des caissières, aussi...


 

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Airbag nouvelle génération

14 Février 2009, 22:30pm

Publié par Miss pas touche

Petite histoire croquée sur le vif en faisant quelques courses aujourd'hui...

Lieu : Parking d'un supermarché
Personnages & mise en scène : 4 clients (une famille), un caddie bien rempli avec des tas de paquets qui débordent du chariot, une voiture.

Les 4 membres de la famille arrivent à la voiture (un modèle du genre de la Mini) et remplissent complètement le coffre. Il est plein à craquer, le caddie est vide... enfin presque, il reste un paquet démesuré posé sur le côté de la voiture.
En effet, en ce moment, dans une enseigne de grande distribution, vous avez la possibilité d'acheter des articles en gros volumes, voir en très gros volumes à des prix apparemment bien intéressants (ça a l'air en tout cas quand on voit le nombre de personnes avec des caddies remplis d'énomes paquets défiler aux alentours du magasin). Sur le côté de la voiture, ce "gros volume" doit bien représenter à lui tout seul un mètre carré... de rouleaux de papier toilette spécial double épaisseur, doux et à petites fleurs. Le paquet est presque aussi haut que la voiture.

Deux personnes entrent dans la voiture et prennent place à l'arrière du véhicule. Une femme s'assied à l'avant côté passager et laisse la porte ouverte.
Le dernier personnage prend alors le paquet encombrant et tente de le faire entrer par la porte avant ouverte mais c'est trop gros, ça ne rentre pas. Il pousse sur le paquet et parvient à en faire passer la moitié, s'écrasant au passage en partie sur la passagère.
Il continue à pousser vigoureusement.
Il plie un coin puis un autre et parvient à faire entrer la centaine de rouleaux dans la voiture. Le tout est quelque peu écrasé mais qu'importe, la portière peut enfin fermer.
La passagère se retrouve complètement collée à son siège découvrant en gros plan la composition des feuilles de papier toilette.

Tout le monde est rentré dans la voiture, toutes les courses sont aussi à l'intérieure. La voiture démarre et roule en direction de la sortie du parking.
Vue de l'arrière : rien de spécifique.
Vue de l'avant : la moitié du pare-brise est normal, l'autre moité est mangée par la vision de multiples rouleaux...

Au moins, une chose est sûre, la passagère n'aura pas besoin d'airbag pour la durée du voyage...


Et une illustration que j'ai reçu il y a quelques jours avec Gédéon en guest Star.
Gédéon c'est un gars qui a des idées sur tout... enfin... euh.... des idées... ^_^
allez voir son blog






Les mises à jour sont très irrégulières en ce moment mais j'ai tout un tas d'impératifs et des délais assez serrés. ça va durer encore quelques semaines...

Alors, profitez-en pour découvrir ces quelques blogs si vous ne les connaissez pas encore :
- Journal pas intime d'une pequeña mierda - ou l'histoire d'une assistante - humour décalé, féroce et satirique à souhait.
- Retourne au CM1.com - Les fautes de grammaire et d'orthographe sont partout... Et sur ce site, certraines perles sont répertoriées et toujours expliquées.
- Sans emploi (BD) - Si vous commencez, vous allez finir par tomber accro de Constantin, un brin loser mais attachant.
- Tu mourras moins bête (BD) - C'est parfois trash, souvent  décapant, toujours drôle et les réponses aux questions posées sont basées sur des informations scientifiques vérifiées. (déconseillé aux plus jeunes...)

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Benvenuti nella grande distribuzione

3 Février 2009, 11:15am

Publié par Miss pas touche

La semaine dernière j'ai eu la chance de partir en Italie pour faire la promo du livre là-bas. Il est sorti en librairie le 15 janvier dernier sous le nom exotique de : « le tribolazioni di una cassiera » (publié aux éditions Corbaccio).
Cela fait déjà plusieurs mois que mon déplacement était prévu mais j'étais loin d'imaginer la réalité de ce voyage.
Je ne vais pas m'amuser à vous faire le récit détaillé de ces quelques jours (ce serait assez répétitif) mais je vais tout de même vous raconter quelques petits moments qui valent le détour.
Déjà, pour la première fois de ma vie (ben oui...), j'ai pris le train de nuit, j'ai donc eu le droit de partager une cabine avec une charmante mamie et d'avoir un lit qui bouge en rythme avec le train (il paraît que ça berce...).
Quand je suis arrivée à Rome (c'était ma première destination), j'ai été accueillie par un chauffeur (c'est quand même la classe d'avoir « son » chauffeur, charmant au demeurant) qui m'a conduit dans un bien bel hôtel rempli d'étoiles (ça me surprend toujours de découvrir une chambre aussi grande que mon salon !). Quelques heures à peine plus tard me rejoint Valentina, l'attachée de presse des éditions Corbaccio, qui me suivra tout le long de mon court séjour en Italie, d'une patience infinie et d'une grande prévenance, elle m'a accompagné à tous mes rendez-vous prévus avec la presse et autres médias (et je me suis demandée bien des fois comment elle pouvait être toujours aussi cool et souriante même après avoir attendu 2 ou 3 heures que les rendez-vous défilent). Et à chaque journée, une interprète nous accompagnait afin de faire l'intermédiaire entre le français et l'italien. C'est aussi un drôle de boulot parce que si je répétais souvent les mêmes choses, l'interprète en faisait autant...

D'ailleurs, ça avait commencé très fort dès le dimanche où l'interview du jour était sur un plateau télé, en direct s'il-vous-plaît et pour une émission très populaire "Alle falde del Kilimangiaro” (sur la Rai 3). Un baptême du feu assez impressionnant car tout le monde parle italien (c'est fou ça ! En Italie ils causent italien...), tout le monde court et s'affaire (ha oui, c'est vrai... une émission télé, ce n'est pas qu'une caméra et deux fauteuils, il y a toute une équipe technique à côté).
Ma foi, tout se passe bien et la surprise du jour vient du fait qu'une quinzaine de caissières avaient été invitées sur le plateau pour parler aussi de leurs propres expériences et dire si elles vivaient la même chose que ce que je décris dans le livre. Et mis à part quelques différences sur la taille des supermarchés (ils sont moins grands là-bas), les comportements sont très similaires... J'ai beaucoup aimé ces échanges avec ces employés et j'ai été très touchée par leur présence.
Après l'émission, nous partons avec Valentina faire le tour de Rome en taxi. Et j'avoue m'être bien amusée même s'il faisait déjà nuit (nous étions sorties des studios assez tard). Du coup, le chauffeur de taxi s'arrêtait devant certains monuments et me disait : « vous pouvez faire des photos là » et en l'espace d'une petite heure, je me suis transformée en véritable touriste japonaise sortant du taxi, prenant ma photo et remontant dans la voiture pour aller un peu plus loin... Une visite courte mais j'ai été ravie de découvrir ces quelques endroits mythiques. Ce qui m'a le plus impressionné : le colisée. Je crois que je ne l'imaginais pas si imposant.



ha oui... c'est la nuit hein...

Le lundi, ce fut un enchaînement un peu fou de rendez-vous, nous avons d'abord filé à deux plateaux télé pour des enregistrements puis retour à l'hôtel où toutes les autres interviews auront lieu. Et le ballet des journalistes, des caméras et projecteurs va durer jusqu'à la fin de l'après-midi.
Puis, il est déjà temps de quitter Rome pour rejoindre Milan, notre seconde destination !
un plateau télé... c'est grand !

Et le mardi fut assez impressionnant aussi niveau interviews, ça a commencé par le passage à la « radio 1 » et un duplex avec Rome (enfin je crois) en direct d'un studio milanais puis retour à l'hôtel où nous avons passé le reste de la journée ainsi que celle du lendemain au bar (non pas accoudé au comptoir en zinc mais dans de confortables fauteuils) à recevoir les différents journalistes. Cette journée a été très curieuse car d'un rendez-vous à un autre, les questions posées ont pratiquement toujours été identiques. Et j'avoue qu'à la fin de la journée, ça devenait nerveux et je riais quand j'entendais pour la douzième fois la même question... Heureusement pour moi, la traductrice parvenait à remettre en ordre mes idées parfois un peu confuses...
Rajoutons à tout cela un certain nombre de jeu de questions / réponses au téléphone pour des radios.  Et là, il faut vous imaginer que le journaliste pose la question à l'interprète qui a le téléphone en main, cette dernière me pose la question en français, j'y réponds en français dans le téléphone, je tends le combiné à la traductrice qui va dire en italien ce que je viens d'annoncer... C'est une sacrée gymnastique et c'est très curieux car parfois je n'entends même pas la voix de la personne au bout du fil. Du coup, le mystère reste entier : était-ce un homme ou une femme ? Hu hu

Le soir venu, nous avons retrouvé les responsables de la maison d'édition, la traductrice du livre et plusieurs libraires dans un restaurant milanais. Ça a été l'occasion de faire connaissance et de passer une excellente soirée (ha les pastas et le vin italien...).
À la fin du repas, tout le monde a sorti son bouquin et j'ai fait une petite séance improvisée de dédicaces... J'ai mis à contribution ma traductrice un certain nombre de fois (un nombre de fois certain ?) pour qu'elle m'aide à écrire en italien (pas facile quand on ne parle pas la langue !)
jolie photo de famille !

Puis nous avons regagné nos pénates et j'ai retrouvé mon hôtel rempli de toujours autant d'étoiles (et d'une chambre toujours aussi grande que mon salon...)

Le mercredi arrive déjà, c'est une nouvelle valse qui commence avec les journalistes et je dois dire qu'ils ont joué d'imagination car j'ai même eu le droit à des questions inédites.
Ceci dit, la toute dernière interview que j'ai eu, la toute dernière question a été celle qu'on m'a le plus posée pendant ces quelques journées : « et maintenant, vous faites quoi? » et là, j'ai vu l'attachée de presse et la traductrice laisser échapper un petit rire... Dur de rester sérieuse après ;)

Et je suis rentrée en France le lendemain presque sans encombre, voyage légèrement décalé car le train de nuit avait été annulé... Du coup, dur, j'ai dû passer une nuit supplémentaire dans cet hôtel tiré à quatre épingles... hu hu

Au final, il y a eu quelque chose comme 7 télés, à peu près autant de radios et j'ai dû voir entre 15 et 20 journalistes...  Alors si le métier de caissière est répétitif, répondre aux questions c'est aussi pas mal dans le genre.
Ceci dit, j'ai adoré cette expérience, c'est quand même assez exceptionnel de se faire inviter à l'étranger pour parler de son bouquin... J'aurais fait ça au moins une fois dans ma vie :)
Par contre, mieux vaut oublier le voyage d'agrément...
Ce qui est sûr, c'est qu'à chaque fois qu'une nouvelle aussi folle arrive, je repense toujours : « et dire que tout ça a commencé avec mon blog ».

Au passage, j'ai quand même appris quelques mots en italien :
Pronto, Grazie, Ciao, Buongiorno, Arrivederci...
Bon... y a du chemin à faire avant d'être au point ;)

Et pour le plaisir...
Voilà les 4 premières versions du livres
français – néerlandais – espagnol – italien
Il est sorti en Allemagne ces jours-ci aussi.
Et niveau traductions, nous en sommes à 10 langues...


Ticket de caisse bis : si j'ai mis l'état d'avancée pour mon prochain bouquin (colonne de droite), c'est parce qu'il faut que je me motive... surtout si je dois tenir les délais !

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Au bout du rouleau

27 Janvier 2009, 00:27am

Publié par Miss pas touche

* second degré de rigueur*

Il est devenu tout vieux, vidé, usé par les deux bouts. De sa belle couleur dont il  avait hérité à sa naissance, il ne lui en reste guère que le nom. Il avait un brillant inimitable, une longueur à faire pâlir certains de ses pairs, il était beau, dimensionné comme pas un et toujours prêt à se rendre utile.
Il n'est plus que l'ombre de lui-même, écrasé, ratatiné, fendu, certains de ses semblables terminent même cassés ; broyés par leur âge avancé.
Il en a vu des mains défiler, de toutes les tailles, de tous les âges, de toutes les couleurs et des deux sexes, lui ne faisait aucune différence, du moment qu'il parvenait à accomplir sa tâche, il était tout à fait heureux. Passer de mains en mains, de doigts remplis de bagues à ceux déformés par l'arthrite, de mains de travailleurs à celles tout juste sorties de manucures, il se plaisait à observer la courbure des doigts qui le caressaient ou le serraient avec vigueur.
Et jamais, Ô grand jamais il n'a failli à sa tâche, accomplissant jour après jour sa besogne quotidienne. À peine visible et pourtant si indispensable. Il est là, secondant avec ferveur son propriétaire. Enfin je devrai plutôt dire sa propriétaire tellement celle qui le manipule est très majoritairement une femme.
Mais aujourd'hui sera sans doute une de ses dernières sorties avant de tirer définitivement sa révérence.
Aujourd'hui encore il va essayer de se tenir à la hauteur de ses engagements.
Aujourd'hui, pour le tour d'honneur il va vider ses ultimes gouttes qu'il va aller recueillir au plus profond de son corps.
Et pour cette dernière fois, il espère tel le chant du cygne si beau et si douloureux, annonçant la mort prochaine de ce noble animal, oui il espère effleurer le palais délicat d'une demoiselle avant de rejoindre sa dernière demeure.

Quelle extase ce serait. Une jeune femme vient justement de le prendre en main, elle semble surprise de découvrir un tel objet entre ses doigts, du genre usé et un brin fissuré. Elle soulève un sourcil et oublie bien vite sa vétusté. Les secondes passent, elle semble ailleurs cette jeune femme et elle a l'air d'avoir occulté le pourquoi de la présence de cet être venu d'un autre temps. Distraitement, elle le met en bouche, il y a comme un moment d'extase totale... jusqu'à ce que la caissière vienne tout gâcher :

- Euh... Vous ne devriez pas mettre ce stylo à la bouche ! Il est passé par je ne sais combien de mains avant les vôtres !

La cliente, visiblement dégoûtée recrache le stylo bic, sale et usé. Elle signe à la va-vite son chèque et jette le crayon sur le tapis de caisse. Elle s'essuie la bouche avec un mouchoir, surprise elle-même d'avoir osé mettre ce vieux bic entre ses lèvres, comme elle le fait habituellement avec ses propres stylos. Ça lui apprendra à avoir la tête ailleurs...


---
C'est de l'humour à prendre au second degré !

Et oui, même d'Italie, j'ai pu dégoter une connexion internet et poster...
À mon retour, je vous parlerai un peu de ce voyage assez particulier, rempli de chouettes rencontres, et de visites express entre Rome et Milan...

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