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Vous êtes 21 en caisse (et en caddies, ça fait combien?)
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livre
Bienvenue dans l'univers fascinant des grandes surfaces, ce haut lieu de consommation. Pour une fois, passez de l'autre côté de la barrière et découvrez le petit monde du supermarché à travers les yeux d'une caissière.
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anna_samAnna SAM - 28 ans -
ex-hôtesse de caisse
en recherche d'emploi

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Les textes présents sur ce blog ne sont pas libres de droit et si vous souhaitez utiliser des extraits, merci de m'en faire la demande au préalable.

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Vendredi 29 février 2008
caisse ancien temps(illustration de Abe : son site)

En quelques décennies, le métier de caissière a beaucoup changé : de l'épicerie à l'hypermarché, l'apparition du self-service, du code barre, du lecteur optique, de caisses de plus en plus perfectionnées, du tapis roulant, des sacs plastiques...
Toutes ces évolutions ont modifié notre comportement, nos façons de faire nos courses et notre rapport avec la caissière, devenue un beau matin « hôtesse de caisse ». Qu'est-ce qui a donc tant changé ?

Revenons quelques années en arrière.
Si au début du vingtième siècle, lorsque les gens achètent de la nourriture, ils passent par les boutiques de détail (boucher, boulanger, épicier...), les années 40-50 vont faire passer un cap décisif dans la manière de faire nos courses.
(Rétrospective : ici)
Tout à coup, on va pouvoir centraliser nos achats sur un seul point de vente. Couplé à une vie de plus en plus tournée vers le travail (les femmes ont aussi un emploi) et où l'on court toute la journée, ce concept d'hypermarché séduit les consommateurs.
Aujourd'hui, on trouve de tout dans un hyper : de la salade au lustre, de la tablette de chocolat aux boucles d'oreilles en diamant, du sucre en poudre à la télé Plasma, les rayons des grandes surfaces n'arrêtent pas de s'élargir. Le rapport consommateur / employé a lui aussi évolué avec la taille des hypers et l'ouverture à tous types de produits de consommation.
(Pour plus d'infos sur l'évolution des hypers : ici)

Avant l'apparition des supermarchés, la caissière n'avait pas qu'une seule fonction, elle était l'épicière, la boulangère. Elle servait les clients, les conseillait, leur faisait crédit, les connaissait et surtout un respect mutuel existait entre les deux partis. Tenir la caisse équivalait à tenir la boutique et c'était tout à fait respectable. Puis lorsque les supers et hypermarchés ont vu le jour, que le self-service s'est généralisé, la relation client – employé a aussi beaucoup changé.
Dans les rayons déjà, les employés libre-service (comprenez ceux qui font la mise en rayon et qui les rangent) se sont spécialisés dans un type de rayon et resteront dans le même coin du magasin tout au long de leur journée de travail (passant de la réserve au rayon pour remplir encore et toujours ces linéaires qui se vident aussi vite qu'ils se remplissent).
Je suis sûr que vous avez pesté au moins une fois quand, cherchant un produit introuvable vous demandez à un employé du magasin le précieux renseignement et que celui-ci vous répond :
- Je sais pas, c'est pas mon rayon. Demandez à l'accueil.
C'est le reflet aussi de la catégorisation des divers métiers et que chacun est assigné à une tâche et pas une autre...

Et le passage à la caisse ne déroge pas à la règle.
Si d'un point de vue social, la caissière est devenue une sorte d'« extension » de sa caisse, elle en a perdu au fil des ans son statut de personne. Reflet très certainement de la déshumanisation des grandes surfaces où la grandeur du magasin va de pair avec la sensation d'être seul face à tous ces produits de consommation. L'hôtesse de caisse qui devrait être le dernier rempart d'humanité dans l'hyper est elle aussi confrontée à cette déshumanisation, peut-être parce qu'elle se fond dans le décor ou parce qu'elle finit par elle aussi se croire être une extension de son outil de travail ? Les gestes automatiques, les paroles 1000 fois répétées finissent par semer parfois le doute...
A contrario, cela renforce très généralement la cohésion de groupe entre collègues, un moyen pour récupérer son statut d'humain qu'on oublie derrière les bip récurrents? Un moyen de se protéger aussi contre le non-regard des clients ?
Les causes doivent être multiples et certainement plus complexes que cela.


Comment a évolué le métier derrière la caisse depuis l'apparition des hypers ?


Il y a à peine 30 ans, dans la plupart des supermarchés, les prix étaient encore indiqués par de petites étiquettes collées sur les produits. Lors du passage en caisse, la caissière devait saisir tous les montants et cela demandait une bonne dose de patience. Les lecteurs optiques étaient loin d'être généralisés et les codes barres n'existaient pas depuis 10 ans (créés par George Laurer dans les années 1970).
Puis la généralisation du code barre (EAN) devient un standard mondial et va radicalement changer le travail. Du « tapage » du prix on passe au scannage du code barre. La cadence s'accélère alors en caisse où le temps de passage par client se réduit comme une peau de chagrin.
A cela s'ajoute une taille des magasins de plus en plus imposante, une augmentation impressionnante du nombre de références d'articles (déclinés en multiples marques et sous-marques), une fréquentation accrue de la clientèle qui engendre aussi une augmentation du personnel du magasin.
Tout cela contribue à faire évoluer les statuts de chacun. Et d'un emploi où il était nécessaire de tout connaître du magasin, on arrive à un poste en caisse complètement dirigé où l'employé ne représente plus quelqu'un qui aide mais comme le bout de la chaîne.
L'arrivée du code barre est un des signes de cette évolution car il est l'élément déclencheur d'une plus grande rapidité d'exécution de la tâche incombée à la caissière.

On constate aussi que les caisses sont de plus en plus perfectionnées. Nous sommes loin dorénavant des premières caisses enregistreuses (immenses avec leurs gros boutons poussoirs) qui en leur temps ont aussi contribué à changer le rapport de l'échange d'argent. Les caisses deviennent électroniques, calculent le rendu monnaie, permettent de faire des modifications de prix en temps réel sur le ticket de caisse ou encore de communiquer avec un responsable par simple pression d'un bouton sur l'écran. Et tout ceci n'a pas fini de changer. Les caisses modernes à écran tactile finiront pas être dépassées par de nouveaux systèmes encore plus performants.

Les moyens de paiement de la part des clients montrent aussi une grande évolution dans la mentalité des gens. Alors qu'avant lorsqu'il fallait régler un achat, on sortait pièces et billets, les chèques se sont généralisés pour aujourd'hui laisser une large place aux paiements par carte bancaire. Tout ceci facilite le paiement et diminue les sources d'erreurs. En même temps, on constate que souvent les gens perdent la notion de l'argent qu'ils dépensent. Tout cela devient bien plus abstrait.

Et depuis quelques années (à peine d'ailleurs...) sont apparues les caisses automatiques où le client joue le rôle de la caissière et cette dernière joue plus le rôle d'agent de sécurité veillant de loin à ce que les articles soient bien tous payés. D'autres systèmes arrivent aussi pour réduire ce temps d'attente en caisse comme ces « scan express » où le client scanne ses articles au fur et à mesure qu'il les ajoute dans son caddie. On voit aussi apparaître certains magasins qui proposent aux gens de faire leur commande sur le net et de venir retirer leur marchandise toute préparée et rangée directement dans leur coffre de voiture quand ils ne livrent directement pas au domicile du client. L'hôtesse de caisse perd donc peu à peu sa fonction de caissière au profit de quoi ? Hôtesse d'accueil ? Vigile ? Agent de renseignement ? Un peu tout ça à la fois sans doute...

Un constat cependant.
L'employé passe de moins en moins de temps avec chaque client et on lui demande un accueil ultra positif dans un temps de plus en plus limité.
Plus de clients par heure, plus d'articles par minute, plus d'argent échangé... et une considération de plus en plus difficile à acquérir...

Alors dans ce monde actuel où l'on veut tout, tout de suite, service et accueil compris en trois minutes chronos, chers clients osez un bonjour et un sourire à la caissière. Cela redonnera un côté humain à votre passage en caisse.
Et vous chère caissière, qui dans ce monde du travail où tout doit aller vite, toujours plus vite, prenez un instant pour regarder le client qu'il y a face à vous, osez aussi un bonjour et un sourire. Cela redonnera un côté humain à son passage en caisse et à votre travail.


Et demain ? E-commerce ou hypermarchés de plus en plus grands ? Et si l'on revenait vers les commerces de détail ?


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Merci NoTTo ;o)
son site
par Miss pas touche publié dans : notions du métier communauté : Si mon travail t'était "conté"
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Mercredi 17 octobre 2007

 

graphiqueDans une grande surface, les employés de caisse sont les plus nombreux. Ils peuvent représenter jusqu'au 1/3 du personnel du magasin. Vous imaginez bien que dans le lot, on y trouve des compétences aussi diverses que variées. Vous avez déjà certainement remarqué qu'il y a beaucoup d'étudiants à faire ce boulot. Et si dans le nombre, une bonne partie quittera ce travail de caisse à la fin de ses études, une autre partie restera au même poste malgré leurs diplômes (les causes sont nombreuses pour ces personnes : famille à charge, pas de travail dans leur branche, une routine qui s'installe...). Je ne juge pas car je fais partie de ceux qui restent malgré leurs diplômes.

Donc, en caisse, vous trouvez des personnes qui font ce métier depuis 30 ans et qui n'ont jamais fait autre chose. D'autres sont là en attendant de trouver mieux ou encore certains sont bardés de diplômes universitaires mais sans aucune professionnalisation, ou ont des BEP, CAP, BTS compta, secrétariat et j'en passe.
Alors vous imaginez bien que lorsqu'il y a un membre du personnel absent pour une longue durée (maladie, accident, congé maternité...) ou qu'il y a besoin de renfort lorsqu'il y a une recrudescence d'activité (périodes de fêtes, soldes, agrandissement de la société...), il existe en caisse tout le personnel compétent!
Voilà une véritable aubaine pour le magasin et de grands espoirs (presque toujours éphémères) pour les employés. Pourquoi ?

- Point de vue du magasin : les dirigeants connaissent déjà les employés et savent qu'ils peuvent compter sur eux. En plus, ces personnes connaissent très bien l'entreprise et sont intégrés au groupe. Ajoutons à cela qu'il ne sera pas nécessaire d'entamer des recherches fastidieuses et recevoir des dizaines (centaines ?) de cv, faire passer moult entretiens puisque le recrutement se fera en interne.
Voilà un beau gain de temps et d'argent pour la société.

- Point de vue employé : vous êtes dans l'entreprise depuis déjà un moment et tout le monde vous connaît. Au détour des conversations (en salle de pause souvent... ça discute ferme !) vous apprenez qu'on cherchera bientôt une secrétaire, un vendeur pour des produits culturels, un standardiste ou un responsable de rayon... ça tombe bien ! Vous avez déjà eu un poste similaire quelques années auparavant ou fait des études dans le domaine.
Ravi de l'opportunité, vous allez voir le directeur ou le chef de secteur pour lui soumettre votre candidature. Vous êtes super motivé ! Le responsable, s'il ne vous connaît pas personnellement, pourra se renseigner très facilement sur vous. Si vous faites l'affaire, il y a des chances pour qu'on vous propose le poste.
Et là, vous êtes aux anges ! Vous allez avoir un boulot qui vous plaît et qui fera appel (enfin!) à vos compétences. Vous prenez cela comme une véritable opportunité. Dans une entreprise modèle, vous auriez raison de penser cela, en grande surface, c'est nettement moins courant et pour trois raisons : c'est provisoire, vous ne serez pas payé plus cher et votre contrat de travail ne sera pas modifié. Ce qui veut dire que si vous postulez par la suite dans une autre entreprise et qu'on vous demande des preuves écrites du poste que vous avez occupé, vous n'en aurez aucune. Sur votre contrat reste et restera écrit : « hôtesse de caisse ».
Par contre, il est évident qu'en pratique vous aurez acquis de nouvelles compétences et surtout cela vous aura permis de faire un autre travail au moins quelque temps. J'ai des collègues (et moi aussi) qui ont eu l'opportunité de travailler en rayon ou de passer dans les bureaux quelques mois. Elles ont été ravies de ce nouveau poste pendant parfois 6 ou 9 mois, elles avaient fini par oublier un peu le monde de la caisse, certaines avaient même profité des horaires de bureau (ceux qui ont ça à l'année ne connaissent pas leur chance !) et même d'avoir tous leurs week-end. Hé bien, une fois leur remplacement terminé, elles s'en sont retournées en caisse, sans tambour ni trompette et ont repris leur travail habituel.

Il est exact que dans de rares cas (je souligne bien « rares ») un poste permanent est proposé à la personne qui a fait le remplacement initial. Ceci est un véritable coup de chance ! D'après mon expérience, je ne pense pas que ce genre d'opportunité atteigne les 5% des remplacements effectués par le personnel de caisse.

Dans la plupart des cas, ces propositions d'emplois « qualifiés » sont des miroirs aux alouettes car l'évolution pour une caissière dans l'entreprise est souvent proche du zéro. Et c'est à peu près la même chose pour ceux qui travaillent dans les rayons.


 

 

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Prochain article : Hôtesse de caisse, retour sur les évolutions du métier

 

par Miss pas touche publié dans : notions du métier communauté : Si mon travail t'était "conté"
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Jeudi 20 septembre 2007

 

coupeEn France, on compte environ 170 000 hôtesses de caisse (on est les championnes... on est les championnes...), ça mérite bien quelques statistiques supplémentaires ;)

Au cours de mes journées de caisse, je me suis amusée à faire quelques statistiques sur mon boulot. Elles ne sont donc basées que sur ma moyenne et ne reflètent sans doute pas exactement la moyenne « nationale » de la caissière... Ceci dit, cela pourra vous donner une première idée.
A savoir que j'ai fait la plupart de ces stats courant juillet-août, à des périodes d'activités moindres dans le magasin où je suis.


Lorsque la caissière a sa formation pour apprendre son métier, on lui demande de faire une moyenne de 20 articles par minute, cela reste à mon sens correct. Quand j'ai bossé chez Lidl on nous demandait de faire plus de 30 articles à la minute (j'ai d'ailleurs oublié le chiffre exact : 32 ou 36?), c'est déjà beaucoup moins accessible, surtout quand en plus, la caisse est toute petite et qu'il est impossible d'entasser les articles après les avoir bipé. C'est une drôle d'aberration : d'abord pour le client qui voit ses oeufs écrasés sous un baril de lessive et ensuite pour la caissière qui doit tenir la cadence, se faire prendre une remarque du client mécontent et rattraper au vol les articles qui chutent parce que la caisse est pleine... Malgré cela, la cadence doit tenir. Bof !

Bref, chaque semaine, nous avons le droit de découvrir le palmarès spécial rapidité. Affiché en caisse centrale (si le magasin est grand) ou dans le couloir (pour les petites surfaces), vous pouvez enfin découvrir si vous avez été lièvre ou tortue en caisse la semaine précédente.
A quoi ça sert ? Je me suis souvent posée la question. Si encore les plus rapides pouvaient avoir une « récompense », cela motiverait sans doute, mais là, on voit juste apparaître le nom (ou le numéro de la caisse) et le nombre d'articles/minute moyen. Amusant au début, ce classement perd assez vite de son attrait.

Et par heure ? Ça donne quoi tout ça ?
Je me suis amusée à calculer ce que ça donne réellement par heure (oui, j'ai de drôles de jeux...)

Journée calme :
Nombre d'articles par heure : une moyenne de 700
Nombre de kilos portés / poussés / soulevés : environ 800

J'ai refait le test du poids un samedi particulièrement noir de monde et j'ai dépassé la tonne par heure ! Pour le nombre d'articles, on peut atteindre allègrement les 800 en seulement 60 minutes (moins de 15 par minute si l'on divise 800 par 60, mais il faut penser que le calcul s'arrête quand le client règle et range ses courses mais que le temps continue de défiler).
J'avais entendu l'info du poids à la télé il y a plusieurs années et je ne l'avais pas cru. Dorénavant, force m'est de constater que c'est vrai.

Si on extrapole à la semaine (une moyenne de 30h), on arrive à  :
Entre 21000 et 24000 articles scannés
Entre 24 et 30 tonnes soulevées

Par mois ?
Entre 84000 et 96000 articles
Entre 96 et 120 tonnes soulevées

Si vous le voulez à l'année, il ne vous reste plus qu'à prendre votre calculette...

Mais pourquoi ne suis-je pas aussi musclée qu'une bodybuildeuse ?


Allez, quelques autres moyennes toujours calculées par rapport à ma propre expérience.
En moyenne, passer un chariot rempli prendra entre 3 et 6 minutes.
Généralement en caisse, les gens attendent entre 5 et 10 minutes.
Ceci dit, quand il y a beaucoup de monde, cela peut arriver que les clients attendent plus d'un quart d'heure (constaté par moi-même il y a une quinzaine de jours). En période de fête par exemple, ces calculs ne sont plus les mêmes et le temps s'allonge sensiblement.

Et pour finir, dans une journée de 6h de travail, on aura dit environ :
- 250 fois « bonjour » (plus de bonjour que d'au revoir tout simplement parce que des gens viennent poser des questions sur tel ou tel article dans le magasin et parce qu'on répète ce mot souvent deux fois à la même personne)
- 200 fois « au revoir »
- 500 fois « merci »
- 150 fois « Avez-vous la carte de fidélité ? »
- 30 fois « Les toilettes sont un peu plus loin »
- 70 fois « Vous pouvez composer votre code » (et plus encore si la carte de fidélité exige un code confidentiel)
- 50 fois « Vous pouvez reprendre votre carte »

Et il y a encore plein d'autres phrases qui reviennent souvent...
Parfois, je m'imagine prendre des pancartes où les mots clés de la caissière sont inscrits et les soulever au fur et à mesure de la conversation... Moi, un robot ? Mais noooon ! Les robots ne sourient pas. ;)



avatar_29606


Prochain article : La caisse, un vivier inépuisable d'employés compétents

 

par Miss pas touche publié dans : notions du métier communauté : Si mon travail t'était "conté"
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