
Karine
côté caissec' est une anecdote qui m'est arivée il y a une dizaine d'année. Cela ne m'a pas découragé puisque je suis toujours hôtesse de caisse.
J'avais eu un accident dans le magasin qui m'employait à l'époque. Ça m'a valu plusieurs mois d'arrêt et deux opérations .
J'ai repris mon travail en portant une genouillère et pour détendre mon genou, je secouais un peu ma jambe régulièrement. Arrive un client agé qui me voit faire ma petite gymnastique. Il me dit :
- Ma fille a le même probléme que vous.
Dans ma tête, j'imagine qu'elle aussi avait du subir une opération.
Sur un ton de confidence, il chuchote :
- Elle est incontinente et ce n'est pas facile.
Imaginez ma tête et lui est reparti tranquillement avec ses yaourts.
Cat
côté caisse
j'étais vendeuse dans un magasin de décoration d'intérieur. Les employés portaient des gilets sans manche. Je suis un « petit gabarit » et il n'y avait pas ma taille. J'ai hérité d'un gilet 2 fois trop grand.
Journée en caisse.
J'enchaîne les clients : « bonjour – bip bip – merci – au revoir » et là, en refermant mon tiroir caisse, je coince mon gilet dedans. MINCE! je tire un peu dessus, ça ne vient pas... Le client suivant (que je connais de vue car en bon passionné de folk, il a toujours un grand chapeau sur la tête) attend que je passe ses articles. J'essaie d'abord d'extraire mon gilet (discrètement) mais c'est bien coincé. Je commence à avoir le sourire et je remarque que le client a vu mon problème et a le sourire aussi qui se dessine sur son visage. Je me dis, je vais passer ses articles et en validant la caisse, le tiroir s'ouvrira, et ben non, perdu ! C'est toujours coincé... On commence vraiment à rigoler pour de bon.
À la une à la deux et à la trois, je tire sur le gilet de toutes mes forces de tout mon poids. Je suis enfin libérée et le tiroir caisse s'ouvre !!
Un bon fou rire entre le client en moi :
- Merci monsieur au revoir et bonne journée. Ah ah ah
Sylvie
côté client
L'affaire se passe dans une grande librairie Lilloise du centre ville, j'y vais pour acheter un CD dont je ne me rappelle pas trop du nom de l'artiste et décide de faire appel à un vendeur:
La cliente (c'est moi !) : Bonjour monsieur.
Le vendeur : ... (regard vers moi, muet).
La cliente : Bonjour monsieur (fort et articulé, regard droit dans les yeux).
Le vendeur : Oui c'est pourquoi ?
La cliente (estomaquée) : Ben... Bonjour monsieur.
Le vendeur : Je vous écoute.
La cliente : Ben vous ne dites pas bonjour ?.
Le vendeur : Non, j'en ai assez de dire bonjour des centaines de fois par jour
La cliente : Dire bonjour c'est le minimum, je suis médecin et je dis bonjour à longueur de journée aussi et ça ne me dérange pas.
Le vendeur : ... (no comment)
La cliente (lasse) : Je cherche le CD de tel artiste.
Le vendeur : Il est à tel endroit (il m'y emmène et me donne le disque). Voilà madame.
La Cliente : Oui c'est bien ça, merci monsieur, au revoir monsieur.
Le vendeur : ... (la carpe)
Magalie
côté caisse
Petit boulot d'été, l'année de mes 18 ans : hôtesse de caisse !
Le cuisinier de la cafétéria passe plusieurs fois par jour en caisse et très souvent à MA caisse. On discute un peu, sans plus...
Un jour, en plaisantant, je lui lance:
- J'ai une mauvaise nouvelle pour vous, vous allez devoir me supporter 3 semaines de plus, ils ont prolongé mon contrat.
Lui me répond :
- J' ai une mauvaise nouvelle pour vous aussi : Je crois que je suis amoureux !
Résultat : aujourd'hui, 9 ans plus tard, nous sommes mariés et nous avons 2 adorables filles .
Maryline
côté client
L'histoire s'est passée en août 2004, il règne une chaleur étouffante sur la région parisienne. Je parviens malgré tout avec mon gros ventre de femme enceinte à me motiver pour aller chercher mon repas du week-end au supermarché.
En 6 mois de grossesse, j'aurais rencontré toutes sortes de phénomènes à la caisse pretextant tout et n'importe quoi pour pas me laisser passer mais là...
Je me dirige vers la caisse prioritaire. Je suis derrière 4 clients. le caissier se penche et constate mon état. Il n'hésite pas une seconde et demande à sa prochaine cliente de me faire passer et là, c'est le drame.
- Non mais monsieur, vous rendez vous compte ? Je patiente ici depuis déja 15 min.
- Oui mais cette dame est prioritaire, vous voyez bien qu'elle est enceinte.
- Ha mais je suis pas daccord !
Elle commence à piquer un petit scandale en caisse et un argument (imparable doit-elle penser) lui vient à l'esprit :
- Mais monsieur, moi j'ai des surgelés !
- Et alors ? ajoute le caissier un peu surpris.
- Et la chaine du froid vous connaissez ? C'est scandaleux ! je vais de ce pas reposer mes frites. À cause de vous, je risque l'intoxication alimentaire car vous avez rompu la chaine du froid en faisant passer cette dame devant moi...
Je ne vous raconte pas les fous rires des gens qui ont entendu l'altercation...
L'année dernière, en décembre, j'étais caissière dans un grand centre commercial. Nous étions ouvert tous les dimanche, nocturne le samedi précédent Noël et bien entendu, ouverts le 24 et le 31 décembre. L'anecdote s'est déroulée le 31 décembre.
Les fêtes de fin d'année sont fatigantes pour tout le monde quelque soit notre emploi. En caisse, je trouve cela particulièrement éreintant. Les clients sont mécontents car ils doivent rentrer préparer le réveillon chez eux et qu'ils n'ont pas le temps de faire la queue en caisse, parce qu'ils voulaient une promotion qu'ils n'ont pas eue, parce qu'ils sont râleurs de nature... Rires.
Nous fermions le magasin à 18h. Je trouve ça plus que correct. De toute façon, quelle idée d'aller faire ses courses de réveillon le jour même ! Il y a forcément du monde, il manque forcément des articles etc... D'ordinaire, en période habituelle non festive, nous fermons à 22h. Du fait la plupart des clients pensaient que ce serait également le cas ce jour là. A 17h45, on fait l'appel à la fermeture, la cohue commence. Une cliente me dit : "comment ça se fait que vous fermez si tôt ?". Hallucinée, fatiguée (moi aussi j'ai un réveillon qui m'attend), je lui répond : "parce que nous sommes le 31 décembre." Elle me demande : "C'est ouvert demain ?". A croire que les gens passent leur vie dans les magasins... Je lui répond :"Bien sûr ! D'ailleurs, nous ouvrons à 6h du matin et fermons à minuit ! Il ne faut pas manquer ça car on fait moins 50% sur tout le magasin." Elle me regarde avec une lueur de convoitise et de stupeur. J'ajoute : "et oui, le centre commercial ... a décidé de prolonger Noël au 1er janvier !". Je n'étais pas méchante ou agressive, juste ironique. La cliente a compris que je plaisantais et l'absurdité de sa question. Elle a souri.
Enfin terminé, je songe déjà à rentrer chez moi, me préparer et je pense avec gourmandise à toutes les bonnes choses qui m'attendent. Je commence à ranger ma caisse. Un agent de sécurité vient me voir et me demande s'il est trop tard pour que je passe le dernier client de l'année. Je vois le type derrière lui, il a en main une paire de chaussures et un paquet de bouchées. Je décide d'être sympathique (de toute façon je n'avais pas trop le choix, j'étais la dernière à partir) et j'accepte. L'agent de sécurité s'en va et nous laisse à deux. Le client me dit : "je voudrais payer en deux comptes séparés." Je pense "il n'est pas gêné : c'était déjà sympa de le faire passer alors que j'étais fermée, il ne faut pas abuser non plus". Mais je souris et dis : "mais bien sûr monsieur". Je passe sa paire de chaussures, il règle en carte. Une fois le paiement terminé, il me présente un bon de réduction (genre moins 5 euros pour 30 euros d'achat) et sa carte de fidélité. Je lui explique que le paiement ayant été effectué, il est trop tard pour passer la carte et le bon de réduction. Il me demande si je peux le rembourser du montant de la réduction, je lui dis que non. Je sens qu'il est mécontent, mais qu'y puis-je ? Je conserve sa carte de fidélité pour les bouchées. Il paie. Il est prêt à partir lorsqu'il me demande : "on ne pourrait pas annuler mes chaussures ? Vous me remboursez les chaussures et je repasse ensuite en caisse avec le bon de réduction..." Je me dis : "comment peut-on être aussi chiant ? Le 31 décembre ! Comme si je n'avais pas de vie, moi !". Je lui réponds : "Ecoutez Monsieur, le magasin vous attend pour fermer ses portes. Je suis restée en caisse pour vous servir alors que toutes mes collègues sont déjà parties. Ce soir c'est réveillon. Même si j'avais le droit d'effectuer ce remboursement, ce qui n'est pas le cas, je ne le ferai pas. Tout comme vous, je l'espère, j'ai envie de rentrer chez moi et de fêter la St Sylvestre." Le client fait la grimace et part. Je débarasse mes affaires et je m'en vais, enfin!
Deux jours plus tard, j'apprends que ce client est allé voir les agents de sécurité pour leur demander le remboursement de ses fameuses chaussures. Inutile de préciser qu'ils l'ont envoyé balader !
En même temps, je discute avec une collègue de l'accueil qui explique qu'une cliente a téléphoné pour demander à quelle heure fermait le centre commercial. Ma collègue lui ayant dit 18h, la cliente lui a expressément demandé de ne pas fermer les portes avant qu'elle n'arrive car elle n'avait effectué aucun achat pour son réveillon. Il était 17h45...
J'ai parfois l'impression que les caissières sont considérées comme des sortes de caisses automatiques, des machines, des robots. Pour certains clients, c'est normal que nous soyons là et que nous fassions leurs quatre volontés, quel que soit le jour, la date ou l'heure. Ils nous plaignent mais n'ont pas de respect ou de considération pour nous. Je ne dis pas que c'est une généralité, que tous les clients sont comme ça, heureusement d'ailleurs ! Mais pour les autres, j'aimerais juste avoir la possibilité de leur demander un jour :"Vous aimeriez travailler aussi tard ? Y compris en tant de fêtes ? Et si votre patron vous obligeait à rester à votre bureau jusque 22h parce qu'il vient de recevoir un boulot important qui ne peut attendre le lendemain ? Que répondriez-vous ?"
Lavinia