Annuaire de blogs over-blog Créer un blog
Plurielles.fr, magazine féminin en ligne
Un blog sélectionné par

Nouveauté été 09
(plus d'infos ici)
BD (adaptation de mon
premier livre)

(plus d'infos ici)


En version
livre de poche




photo Sam
 Anna SAM : CV & autres infos

Caddie virtuel

  • Flux RSS des articles

Objets trouvés

Publicité

Bienvenue dans l'univers fascinant des grandes surfaces, ce haut lieu de consommation.
Pour une fois, passez de l'autre côté de la barrière et découvrez le petit monde du supermarché
à travers les yeux d'une caissière.
Mercredi 30 avril 2008
(J'adore cette illustration de NoTTo, on se croirait dans une pub de propagande ^_^)


Un an de blog.
Un an d'écriture sur ce métier de caissière.
Un an et un changement de vie.

29/04/07 : ouverture du blog, un soir un peu par hasard. Sur un coup de tête, je crée « caissière no futur », je trouve le terme amusant, un brin punk, un peu provocateur.
Je commence à écrire quelques articles sur les notions du métier et j'ouvre très vite la rubrique anecdotes au fil des caisses.
Je me fixe une ligne éditoriale dès le départ : raconter avec humour le quotidien, réhumaniser un métier trop souvent mal perçu, faire rire les lecteurs pour mieux faire réagir. Des textes sans prétention, juste du vécu.

Les semaines passent et un intérêt naît pour ces histoires de caisse. Je découvre avec ravissement qu'il suffit d'expliquer certaines petites choses pour redonner un regard plus bienveillant sur mon métier.
Moi qui m'étais dit que si je parvenais à faire changer le regard de quelques personnes sur les caissières, je voyais que je pourrais atteindre mon but. Mais j'étais loin d'imaginer que tout cela irait bien plus loin.

Les mois filent, les mails de bien des collègues sont autant de petits trésors. On se reconnaît tous à travers ces histoires, on vit la même chose. On parvient à rire de certaines mésaventures et à prendre de la distance. C'est un exutoire, un bon moyen de se sentir mieux à son travail au quotidien.
En même temps, en tant que client, on s'amuse aussi de ces instants de vie, parfois on croit lire des caricatures, mais non, c'est simplement une description. On se reconnaît aussi avec certains petits défauts, on en sourit.

Septembre
De mon côté, mes recherches d'emploi n'aboutissent pas. Une lassitude de mon boulot. L'envie aussi de trouver un poste qui mobiliserait un peu mes connaissances acquises au fil de mes études.
Une décision s'impose, je veux démissionner. Mon mari me soutient dans cette démarche. Je partirai début janvier, avec mon 13e mois et mon solde tout compte, ça nous permettra à la maison de garder l'équivalent de mon salaire de caissière quelques mois si je ne trouve pas un boulot rapidement.

Décembre
Et tout bascule. Un journaliste (du Télégramme) me contacte. Il trouve la démarche de ce blog intéressante, différente. Il voudrait écrire un article sur mon histoire, sur mon blog. On discute un moment, j'accepte à condition de garder l'anonymat. L'article est publié quelques jours plus tard. Mais, je n'avais pas pensé à une chose, des « Anna, 28 ans, DEA de Littérature française, caissière à Rennes » il n'y en pas beaucoup... Du coup, à mon boulot, on devine que c'est moi. Et surprise de taille, à l'hypermarché, on apprécie mon blog.
Journaux et magazines, radios et télés s'enchâinent les semaines suivantes.
Plusieurs éditeurs entrent en contact avec moi et s'intéressent à ce projet.

Bon, il y en a quand même un qui m'a tenu des propos qui m'ont un peu estomaquée... Depuis l'ouverture du blog, je défends le fait que la caissière n'est pas idiote et qu'elle est dans la vie bien plus qu'un automate. Et cet éditeur me balance : « Bon, vous comprenez. Pour votre livre, les caissières ne seront pas vos lecteurs. Elles ne lisent pas beaucoup. »
... gros blanc...
Je crois que celui-là n'a rien compris et n'avait même pas pris la peine de lire quelques articles du blog.
Un autre éditeur aurait bien aimé tirer de ce blog une satire sociale, une critique acerbe envers la grande distribution.
Une fois encore, ce n'était pas mon but.

Je rencontre alors un éditeur de Stock, le courant passe de suite, on a une vision similaire du texte à venir : l'envie d'écrire un livre qui garderait le même ton léger du blog, le format chroniques, sortes d'instantanés de la vie quotidienne de supermarché.
Et puis, c'est une maison d'édition dont j'apprécie énormément les livres qui y paraissent. Le rêve de voir mon nom en haut d'un livre de cette maison !

Aujourd'hui, le livre est terminé, les dernières corrections ont été apportées.
Il sort en librairie dans un peu plus d'un mois (le 4 juin).
Le temps me paraît s'étirer... Et j'attends avec une impatience grandissante le jour où je verrais l'objet en face de moi.

Un an, un bilan au-delà de toutes mes espérances.
Une évolution que je n'aurais jamais imaginé.
Une belle aventure qui ne fait que commencer...


Je profite de cette note pour préciser une chose qui a souvent été comprise de travers.
Je n'ai pas démissionné suite à la médiatisation du blog.
Je n'ai pas démissionné pour reprendre mes études.
Je n'ai pas démissionné suite à une proposition de maison d'édition.
Je n'ai pas démissionné suite à une pression quelconque de la part de mon patron.
Ma démission n'a rien à voir avec ce blog. Je croyais plutôt galérer des mois en interim...

Le hasard a voulu que mon départ de cette entreprise se passe juste au bon moment. L'explosion médiatique a réellement démarré la semaine qui a suivi ma démission. Tout s'est enchaîné merveilleusement bien pour moi.
Le hasard fait parfois bien les choses.
Par Miss pas touche - Publié dans : autour du livre
- Voir les 53 commentaires - Recommander
Dimanche 27 avril 2008
(illustration de NoTTo)


La joie des courses le dimanche, un détour par le monde féérique de Mickey, savoir rendre service, un petit cadeau qui fait plaisir...

Rayms

Côté caisse

Dimanche midi, le magasin a fermé ses portes et comme d'habitude des clients profitent de la sortie des derniers clients pour s'infiltrer incognito par les portes de sortie.
Incognito??? Pour cette cliente ça ne veut sûrement rien dire, elle rentre dans le magasin comme une furie en hurlant :
- C'EST IMPORTANT ! C'EST URGENT.
Et elle passe devant moi en courant. Je n'ai que deux solutions pssibles: soit je la plaque au sol comme au rugby, soit je la laisse passer et je l'encaisse quand elle revient. D'après l'urgence, je me dis qu'elle a un nouveau né qui n'a plus de lait maternisé (comme ça arrive souvent). Alors je l'attends et elle ne tarde pas à revenir toujours en courant, une boite de preservatifs à la main. Un  peu essouflée, elle me dit :
- Vous savez je connais un petit jeune qui a rencontré une petite jeune fille hier soir et il faut qu'ils se protègent.

J'avoue que j'ai eu très envie de rire sur le coup, en me mordant très fort l'interieur de la joue, je suis parvenue à n'esquisser qu'un petit sourire.
J'espère juste pour le petit couple qu'ils n'attendaient pas depuis la veille au soir.

On a beau entendre toutes sortes de choses, il y a toujours une nouvelle remarque qui suprend un peu plus que les précédentes...


Irène

Côté caisse

C'était un mercredi, peu de temps avant les fêtes de fin d'année.
Un monsieur passe à ma caisse. Et là, il me présente son paquet de chocolat que je venais de scanner :
- Vous en voulez un?
Un peu gênée sur le coup j'ai refusé, je lui ai répondu que j'étais sur mon temps de travail et que je n'avais pas le droit.
Après avoir payé, il m'en repropose un. Le voyant insister et visiblement déçu par mon refus la  première fois, je n'ai pas pu lui dire non la seconde fois. Il était tout content qand il est parti et moi ravie de son geste.

La semaine suivante, il repasse à ma caisse et il me dit :
- Je n'ai pas de chocolat cette fois-ci !
Je me suis mise à rire, les clients se demandaient pourquoi, mais ça m'a mis du baume au coeur.


Julie

Côté caisse

A croire que les caissières n’ont pas de vie :
En tant que « caissière du dimanche » je travaille de 9h à 12h mais on ne ferme jamais avant au moins 12h15 le temps que les derniers clients soient partis. Un jour, j’entends une cliente qui dit à ma collègue :
- Ha ben au moins ici vous êtes mieux que chez **** (magasin concurrent ouvrant également le dimanche matin), parce que là-bas midi c’est midi. Les caissières à midi elles comptent déjà leurs caisses.

Si nous on ferme pas c’est qu’on n’a pas le droit, c'est tout. Certains clients doivent simplement oublier qu'on a aussi une vie après le supermarché.



Christèle

Côté caisse

L'autre jour, une petite mamie d'environ 80 ans, arrive à ma caisse. Elle déballe son caddie tant bien que mal. Arrivée au fond du chariot, elle soulève difficilement ses 2 bouteilles de Champomy. Elle m'explique qu'elle a mal à une épaule. Je lui propose de l'aider à sortir ses articles lourds et puis il n'y avait personne derrière elle. La dame refuse poliment en me disant qu'elle avait presque fini. Je passe ses articles et je lui dis :
- Laissez, je vais ranger vos courses dans votre caddie.
Cette petite mamie a été très agréablement surprise que je sorte de ma caisse pour l'aider et m'a remercié comme jamais on ne l'avait fait. Elle en avait les larmes aux yeux et ce visage restera à jamais gravé dans ma mémoire.

Il y a des gestes qui touchent. Dans un monde où tout tourne autour du « toujours plus vite », savoir encore prendre le temps d'aider son prochain apparaît comme un geste précieux.

Christine

Côté clients

Je me souviens d'une aventure qui nous est arrivée un samedi alors que nous faisions nos courses à Auchan Val d'Europe près de Disney où nous avions passé la journée avec nos jumelles de 4 ans à l'époque....
Nous étions mon mari et moi accompagnés de nos fillettes et de nos frères, soeurs et amis pour l'occasion. On faisait quelques courses avant de rentrer à la maison pour terminer cette belle journée.... L'une de mes fillettes regarde le caissier et lui dit tout sourire :
- Bonjour Mongol.
Nous pensions avoir mal entendu, nous demandons à notre fille de répéter ce qu'elle venait de dire. Mon beau-frère au passage intervient pour sauver sa petite nièce d'une belle réprimande :
- Elle vient de dire « Bonjour mon gars ! ». (ce qui soit dit en passant n'est pas mieux et ne correspond pas à l'éducation que nous leur donnons).
Bref, notre petite fille répète tout haut :
- J'ai dit « bonjour Mongol ! »
Nous la sermonnons :
- Ça ne va pas ? pourquoi tu dis une chose pareille ???
La petite, surprise, regarde le caissier et renchérit
- Mulan, la légende, les mongols envahissent la chine...
C'était le titre du spectacle qu'elle venait de voir à Eurodisney et le caissier était de type asiatique, comme dans le spectacle... C'était somme toute bien innocent et nous en avions fait notre interprétation...
Le caissier lui répond alors :
- Eh oui, je suis un ancien mongol qui s'est bien intégré !!!

Nous en avons tous ri.

Comme quoi, on interprète ce qu'on entend différemment...
Les enfants n'ont pas autant de sous-entendus que les adultes.
De mon côté, j'ai aussi entendu bien des petites réflexions innocentes de la part d'enfants (j'en avais noté quelques-unes ici) qui, interprétées avec un oeil adulte auraient pu froisser plus d'une oreille
Par Miss pas touche - Publié dans : vos histoires de caisse
- Voir les 20 commentaires - Recommander
cree un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus