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Bienvenue dans l'univers fascinant des grandes surfaces, ce haut lieu de consommation.
Pour une fois, passez de l'autre côté de la barrière et découvrez le petit monde du supermarché
à travers les yeux d'une caissière.
Jeudi 31 janvier 2008
Des histoires en caisse, on en vit tous.
Voilà la suite des vôtres.

Julien
Un jour une cliente est venue avec plusieurs ouvrages dont un livre qui a pour titre « Paris à 0€" »(c'est un livre avec tous les bons plans gratuits de Paris). Une fois les articles passés en caisse, je lui annonce le montant total.
Très étonnée de la somme, elle me demande (sans aucune gêne évidement et surtout sans rire) :
- Ha bon ? autant? Mais le livre là il est gratuit. Il y a marqué 0€ sur la couverture.
Je réponds :
- Heu... madame ce livre regroupe tous les bons plans et sorties dans Paris qui vous coûteront 0€ mais le livre en lui-même, regardez (je lui montre le prix sur l'étiquette), il coûte 12€.
La dame visiblement choquée est repartie sans prendre ses articles.
- Non non je ne vais pas payer un livre où il est marqué 0€ en gros sur la couverture !!
Les client suivants ont attrapé un bon fou rire et moi aussi !

Dur dur d'expliquer que le titre n'est pas le prix... c'est comme le livre de Beigbeder : 99 francs ! Ha, mais on parle en euros maintenant ;o)


Otende
cet été, alors qu'une vieille dame (qui devait avoir plus de 75 ans) veut entrer dans le magasin par une sortie, je lui signale qu'elle doit passer par l'entrée qui est située un peu plus loin.
La personne ne s'arrête pas et sans se retourner me fait un beau doigt d'honneur!!!

Comme quoi, quel que soit l'âge, il y a des gestes qui marquent. J'aurais vu un ado faire ça, cela ne m'aurait qu'à moitié étonné, mais il paraît que les adultes sont plus sages... Sans doute pas tous.


Elyse
Un client un peu dragueur (mais pas lourd pour autant) passe une première fois à ma caisse. Quelques jours plus tard, le revoilà à ma caisse. Il est toujours aussi charmeur.
Je lui vends un sac et quand je griffonne la preuve d'achat sur le code barre, il me demande, tout sourire :
- Vous pouvez me dessiner une petite fleur ?
On ne me l'avait jamais faite celle-là ! Mais avec un grand sourire je me suis exécutée !
Il est reparti en riant, et moi j'ai gardé le sourire un moment après ça !

Voilà une excellente idée ! au lieu de gribouiller les codes barres, si on y mettait des petits dessins ? C'est bien plus ludique.
Par contre, évitez quand même le "dessine moi un mouton", c'est déjà fait.

Delphine
C'est la fin de la semaine, on est vendredi soir.
Arrivée à la caisse il n'y a pas trop de monde à cette heure, je dépose mes articles, salue l'hôtesse (qui ne me répond pas) et passe de l'autre coté préparer mes sacs pour ranger les articles.
Rien ne se passe.
J'observe plus attentivement la caissière. Elle rumine un chewing-gum en ouvrant grand la bouche et discute avec une collègue, sans me prêter la moindre attention.
Je toussote, histoire de lui rappeler que je suis là. Elle me regarde et commence alors à "biper" mes articles.
Ouf on va y arriver! Ce n'est pas super rapide mais au moins ca avance un peu!
De son côté, elle continue de discuter:
- Ouais de toute façon je l'aime pas celle là, elle râle tout le temps...
Visiblement c'est l'une de leurs collègues qui en prend pour son compte mais je perds le fil de son histoire car je ne l'écoute plus vraiment. Je suis plus occupée à me battre avec mes sacs trop petits pour tout ce que j'ai !
Le dernier article est passé...
Rien.
Elle ne me dit rien.
Elle ne me demande rien.
Elle ne me voit toujours pas.
Je tends le bras pour tourner un peu l'écran qui affiche le montant total de mes courses, histoire de savoir combien je lui dois. Je remplis le talon de mon chéquier et signe directement le chèque avant même que l'hôtesse ne l'imprime. Je lui tends le chèque vierge qu'elle me prend des mains sans me regarder.
Critt critt...
Le montant est imprimé, elle me le tend (toujours sans me regarder) pour que je le signe.
Je le lui rends...
Et là enfin elle se tourne vers moi, cale son chewing gum entre ses dents et me dit:
- ...entité
- Je vous demande pardon ?
- Votre carte d'i-den-ti-té, me lance-t-elle d'un ton autoritaire et agacé!
Ironiquement je lui réponds :
- Mais bien sûr madame, tenez la voici, sur un ton un peu trop mielleux pour être aimable.
Elle note le numéro au dos du chèque et pour couronner ce moment, la caissière ne me rend pas la carte mais la fait glisser sur les rouleaux comme les autres articles.
Je suis crevée, excédée mais je lance quand même un « au revoir » qui restera, bien sûr, sans réponse.
Il était temps que les clients racontent aussi ! Vu que dans les articles publiés jusqu'ici, je n'ai parlé que du côté caisse...  et il est vrai que si certains clients sont parfois désagréables, certaines caissières le sont aussi.
L'histoire de Delphine en est l'exemple parfait. J'ose quand même espérer qu'il reste marginal.


Vous aussi, vous avez envie de raconter une histoire qui vous est arrivée en magasin, une situation incongrue, amusante, révoltante ou étonnante ? Si vous souhaitez la partager ici, n'hésitez pas à m'envoyer un mail (l'adresse est notée sur la colonne de gauche) avec pour objet : "anecdote de caisse".
La seule chose que je vous demande, c'est de ne pas tourner en ridicule ou d'humilier employé, client ou patron, car là n'est pas le but de ce blog.
Par Miss pas touche - Publié dans : vos histoires de caisse
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Lundi 28 janvier 2008
undefined (illustration de Abe : son site)

Cet après-midi, le magasin est bondé. Les clients se pressent les uns derrière les autres aux caisses. Les caddies s'agglutinent. Pas facile d'avancer dans cet imbroglio de métal et de plastique. Difficile de trouver la caisse la moins surchargée, de trouver  l'hôtesse qui travaille le plus vite. Il ne reste plus qu'à prendre son mal en patience et espérer que l'attente ne sera pas trop longue. Les clients font la queue et comptent les minutes qui défilent bien lentement.
Et certains, plus malins que d'autres ont pris l'habitude de dégainer leur téléphone portable et de profiter de cette interminable attente pour téléphoner à leur copain / copine qu'ils devaient joindre depuis des semaines.
Cette jeune femme aux cheveux longs doit utiliser cette technique depuis longtemps. Dès qu'elle a posé son panier au bout de la caisse, le portable est vissé à son oreille.
Driiing
- Allô
- Salut, c'est moi. Comment ça va ?
...

La conversation est engagée, les unités défilent (les opérateurs de téléphonie mobile devraient remercier les files d'attente en caisse). La jeune femme se lance dans une conversation passionnante et passionnée. Elle se laisse vite porter par son enthousiasme et finit par complètement oublier où elle se trouve.
Supermarché ?
Caisse ?
Caissière ?
Articles ?
Clients ?
La conversation avec sa copine est bien trop prenante pour se rendre compte que son tour arrive à la caisse.
- Bonjour
- ...
N'insistons pas. De toute façon, la cliente n'entend pas. Elle passe tout de même de l'autre côté de la caisse, continue de raconter ses misères à voix haute, bien haute d'ailleurs.
Son rire est aigu, un brin strident. La caissière commence à passer les articles de la jeune femme.
- Nan, mais tu te rends compte ! (bip) J'ai mal au ventre depuis des jours. (bip) J'ai fini par aller voir le toubib. Il m'a dit qu'il fallait pas rester comme ça. Il paraît même qu'il faudrait que j'aille aux urgences... (bip) Nan, mais j'ai pas le temps moi ! (bip) Et puis, j'ai pas si mal que ça. Enfin quand même, il faudra bien que j'aille faire caca un jour. (bip)
Et la cliente de continuer sa conversation téléphonique, de tenter de ranger ses articles dans son sac qu'elle ne parvient pas à ouvrir (avec une main accrochée au téléphone, l'autre a du mal à gérer l'ouverture...).
Machinalement, elle met sa carte bancaire, tape son code tout en continuant sa discussion.
Le passage en caisse est fini, la cliente suivante prend place pour commencer à récupérer ses articles.
La cliente pendue au téléphone, elle, termine sa conversation par :
- Allez, je te laisse, je suis à la caisse. Salut.

Une fois la cliente partie, les sourires en coin passent au fou rire général...


Et pour les curieux, je suis passée à Vivement dimanche le 27. L'interview a été un peu coupée lors de la diffusion, mais l'essentiel du message est là. ;o) (vidéo ici)

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prochaine anecdote : complicité entre mère et fils ?
Par Miss pas touche - Publié dans : anecdotes au fil des caisses
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