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Vous êtes 23 en caisse (et en caddies, ça fait combien?)
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livre
Bienvenue dans l'univers fascinant des grandes surfaces, ce haut lieu de consommation. Pour une fois, passez de l'autre côté de la barrière et découvrez le petit monde du supermarché à travers les yeux d'une caissière.
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anna_samAnna SAM - 28 ans -
ex-hôtesse de caisse
en recherche d'emploi

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Les textes présents sur ce blog ne sont pas libres de droit et si vous souhaitez utiliser des extraits, merci de m'en faire la demande au préalable.

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clients

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Au fil des caisses   artistes  Revue de presse  Sommaire
Jeudi 17 avril 2008
(illustration de NoTTo : son site)

Gaffe, blackjack, préservatifs, bons de réduction, lumière allumée et PS3 soldée... Voilà vos dernières aventures.
La parole est à vous.


Marie-Hélène

Cöté caisse

Gaffeuse,moi?
Un monsieur âgé arrive à ma caisse et commence à déposer ses achats. II me salue poliment, moi aussi puis il me dit :
- J'ai perdu ma femme.
Ce à quoi je lui réponds rassurante :
- Je vais la faire appeler par l'accueil...
Sauf qu'en fait elle était décédée, il avait juste envie de parler....
Bien sûr, je ne pouvais pas le savoir, cependant je ne me souviens pas avoir été aussi mal à l'aise de toute ma vie!


Quitterie

Côté client

Fin d'une journée d'été splendide à Biarritz. Mon copain et moi devons faire deux courses: des chewing-gum et ... des préservatifs. Il est presque 20h, le supermarché est blindé (il y a beaucoup de monde qui revient de la plage). Aux caisses la queue est très longue. Mon copain est très, très gêné. Je n'en mène pas large non plus. Devant nous un groupe de jeunes qui s'apprête à faire la fête: alcool à gogo sur le tapis. On pose nos achats au dernier moment sur le tapis mais un des jeunes les voit et lance :
- Tiens on dirait qu' y'en a qui vont s'amuser ce soir !
Air complice et bon enfant mais bon... très embarassant pour nous... Les autres regardent nos articles sur le tapis et éclatent de rire.
Moi :
- Apparemment on ne sera pas les seuls à s'amuser !
Eux :
- Oui, mais c'est pas tout à fait le même genre de divertissement...
Il va sans dire que la caissière, les clients suivants, ceux des caisses d'à côté nous regardaient en se marrant!
Et nous qui voulions passer inaperçus!


Asha

Cöté caisse

Un soir alors que le magasin allait bientôt fermer, deux jeunes hommes passent à ma caisse. Un des deux me demande :
- madame, on peut vous payer en blackjack?
Puis il dit à son ami:
- Ah ouais j'aimerais bien gagner 10 000 ou 20 000 euros je m'acheterai une maison sur la côte et aussi un cerveau pour ma femme...


Samy

Côté client

Alors que j'allais au rugby, je me rends compte que je n'ai pas de goûter. Je m'arrête dans un supermarché pour m'acheter un paquet de gateau.
Je trouve, non sans mal, le rayon gâteaux / confiseries, prends mon paquet et retourne payer à la caisse (la seule ouverte, c'est une heure « creuse »). Il n'y a une personne devant moi. C'est à mon tour mais tout à coup, une cliente débarque et vient « retarder » la caissiere sous prétexte d'une promotion non encaissée. Elles débattent pendant bien 10 mn puis, la caissière, faute de personnel pour lui donner un coup de main, doit reverser le montant de la réduction : 4 euros et quelques centimes.
Ravie d'avoir eu le dernier mot, la cliente s'en va sans prêter attention ni à la caissière, ni aux clients qui attendaient derrière depuis un certain temps sans s'énerver, eux...


Johanna

Côté caisse

Beaucoup de clients lorsqu'ils arrivent à ma caisse me disent des phrases ou j'ai juste envie de leur répondre un peu sur les nerfs.... Une de celles qui m'agace le plus c'est lorsque ma lumière indiquant que la caisse est ouverte est allumée et que j'attends un client. Lorsqu'il y en a un qui arrive en me demandant :
- Vous êtes ouverte ?
Si j'attends en caisse avec la lumière allumée, c'est que oui ma caisse est ouverte, mais j'ai souvent envie de répondre :
- Non je suis là pour une exposition jusqu'à ce soir.

Audrey

Côté caisse

Cela s'est passé au mois de décembre.
Une jeune cliente s'installe à ma caisse (pas d'autres clients derrière, alors elle prend son temps) et je la vois poser quelques articles et une Playstation 3. Je me dis intérieurement :
- Tiens j'en ai pas encore passé, des Nintendo DS et des Wii oui, mais pas celle-là.
Donc je salue la cliente, le tapis avance, je passe les quelques courses et voici la console.
Je la prends pour la scanner quand je me rends compte qu'une étiquette blanche (noté : article soldé) se trouve sur le dessus de la boîte avec marqué (tenez-vous bien) 47€ (!!).
Sur le coup je me dis :
- Elle se fout de moi !! (et je me dis qu'avant d'appeler la sécu je vais tester sa réaction) donc comme si de rien n'était je décolle l'étiquette (collé sur le BON gencod bien sûr), je scanne et là, réaction de la cliente:
- Ah c'est à ce prix là?
- Ah oui madame c'est à ce prix, une etiquette a dû être recollée par-dessus
- Ah d'accord et bah c'est pas grave je la prends quand même.
Insertion de la carte bancaire et oh surprise paiement refusé.
- Ah c'est bizarre bon je vais pas prendre la console alors.

Console annulée, paiement accepté, la cliente s'en va.
Après son départ, curieuse, je teste la petite étiquette blanche et oh surprise cela correspondait à un article de cuisine...
Je vois mal l'étiquette voler du rayon vaisselle jusqu'à la console dans l'allée centrale et se poser delicatement sur le gencod de la boite... C'est le grand mystère de l'étiquette fantôme... :-)

par Miss pas touche publié dans : vos histoires de caisse
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Dimanche 13 avril 2008
Les paniers mis à disposition des clients sont l'objet de bien des convoitises.
En plastique ou en métal, ils sont généralement gris, bleu, rouge, vert ou jaune.
Ils ont une poignée, parfois deux.
Certains ont même des roulettes et se transforment en mini-caddie.
Tous les clients les prennent au moins de temps en temps pour effectuer quelques menus achats.
Quand ils arrivent dans la grande surface, ils les trouvent généralement du premier coup d'oeil, mis à disposition juste à côté de l'entrée. Les paniers attendent nonchalamment qu'un client prenne celui qui est en haut de la pile.
D'un oeil distrait, le client apercevra parfois un(e) employé(e) pousser un tas de ces paniers vers l'entrée.

- Poussez madame. Poussez ! Ça vient, je vois le bout !
Oui, le bout de l'allée n'est plus qu'à quelques mètres, il est temps car le tas de paniers a dépassé les 2m50 de haut et la tour commence à tanguer dangeureusement.
Les derniers pas et les 50 (ou 60, 70...) paniers atteignent tant bien que mal leur place pour être ensuite délicatement (ou sauvagement, c'est selon) récupérés par les clients venus faire leurs courses en s'engageant sur le parcours du combattant spécial commissions.


Vous avez été désignée pour faire le tour de paniers ce samedi après-midi ? Vous sautez de joie ? On dirait que c'est la première fois qu'on vous donne cette tâche à accomplir... Oui ? Je m'en doutais.
Savez-vous ce qui vous attend ? Non, pas vraiment ? Alors laissez-moi vous expliquer.

Vous êtes dans un petit magasin ? Il n'y a que quelques caisses, alors, ça va, les paniers qui s'empilent en bout de caisse ne sont pas très nombreux et cela ira vite pour les ramasser et les ramener à côté de l'accueil. En contrepartie, vous serez tenue de faire le tour très souvent car les paniers n'étant pas nombreux, ils se retrouveront presque tout le temps au bout des caisses...

Vous êtes dans une grande surface ? Il y a : 30, 40 ou 50 caisses ? Alors, bon courage ! Vous allez vite comprendre pourquoi.
Au début, vous trouvez ça rigolo de vous promener au bout des caisses et de récupérer tous ces paniers multicolores (ho, c'est beau!) qui attendent impatiemment qu'on les ramène à l'entrée pour qu'ils puissent de nouveau servir de contenant pour toutes ces marchandises, qui elles aussi, attendent impatiemment dans les rayons pour aller se promener dans les paniers / caddies puis  découvrir le vaste monde jusqu'au placard ou le frigo du client.
Vous jetez un oeil sur la ligne de caisse. Vous découvrez qu'il y a des tas de paniers qui s'empilent. Joie, la partie va commencer et vous aller pouvoir jouer votre rôle de ramasseuse de balles, pardon de paniers. Vous récupérez au passage un petit chariot à roulettes (quand il y en a un et que vous parvenez à le trouver) qui vous permettra d'empiler un maximum de paniers lors de votre tour au bout des caisses.
Ravie de vous dégourdir les jambes vous parcourez toute la longueur du magasin pour atterrir à la caisse 1 et commencer à ramasser les paniers. Aux premières caisses, il ne sont pas nombreux, vous arrivez rapidement à la caisse 10 (déjà le quart de la ligne parcourue! Vous vous dites que ça va super vite). Tiens, on dirait que les tas de paniers qui s'entassent sont de plus en plus hauts.
Ha, la vision d'horreur ! La caisse moins de 10 articles ! Là, ce n'est pas un tas de paniers qui vous attend mais un champ de bataille. Les paniers s'éparpillent un peu partout : devant, dessous, derrière et à côté de la caisse. À vous de vous débrouiller pour tout récupérer au plus vite sans gêner les clients qui se bousculent (on est samedi après-midi, ne l'oubliez pas!) et qui hésitent à vous laisser passer (ils risqueraient bien de perdre leur tour...). Mais vous êtes un ange de patience et à coups de « pardon », « excusez-moi », « s'il-vous-plaît », « merci », vous parvenez à récupérer toutes ces petites victimes de la caisse – de 10 tout en gardant votre sourire pour chaque client qui maugrée lorsque vous lui demandez de se pousser.
Vous continuez d'avancer et votre pile de paniers commence à atteindre des sommets.
Caissse 13, seulement 3 paniers à récupérer. Oui, mais voilà, votre tour a déjà atteint 2 mètres (vous ne mesurez qu'1 m 60 ? Aïe...) et vous avez du mal à atteindre le haut ? Allez, on ajoute encore ces 3 petits paniers et on file à l'entrée du magasin pour les remettre à disposition des clients.
En vous mettant sur la pointe de pieds, vous parvenez, non sans mal, à les ajouter. Vous êtes fière de vous. Puis, vous avancez d'un bon pas car vous vous rendez compte que vous devrez faire encore plusieurs tours avant de parvenir à accomplir votre tâche.
La tour est haute et vous ne voyez pas très bien où vous avancez. Vous apercevez un caddie qui stationne quelques mètres devant, vous parvenez à faire prendre un virage serré à votre tour de paniers, malheureusement, vous avez mal négocié la tangente et votre pile penche dangeureusement. Vous tentez de rattraper le coup en virant à droite puis à gauche puis encore à droite. Peine perdue, c'est encore pire. La chute est inévitable.

Un grand patatras plus tard.

Vous êtes rouge de honte de vous être laissée berner par un tas de paniers. Les clients vous regardent, interloqués, quelques collègues qui passent par là sont hilares...
Vous vouliez faire un excès de zèle en construisant une tour de Babel trop haute pour vous ? Au moins, vous ne vous ferez pas avoir deux fois. Une caissière vient fous filer un coup de main pour vous aider à récupérer les victimes éparpillées sur plusieurs mètres. Elle vous dit en se marrant que tout le monde se fait avoir au moins une fois. Eh oui, on se croit toujours plus malin que les autres et on pense qu'on pourra gérer une pile plus ou moins en équilibre de 2 mètres de haut sans aucun souci... Mais on oublie trop souvent que la ligne de caisse n'est pas une grande ligne droite, mais au contraire, qu'elle est semée d'embûches.
Vous reconstruisez votre pile, en enlevant quelques paniers histoire de ne pas vous retrouver avec un tas peu maniable.

Et lorsque tant bien que mal vous êtes parvenue à bon port, sans cogner contre un seul chariot, ni écraser de pieds ou pousser une mamie... Vous vous sentez enfin maîtresse de la tour de paniers et vous vous gonflez de fierté ?
C'est toujours à ce moment là qu'un client vous saute dessus et vous arrache un panier en maugréant :
- C'est toujours pareil, y a jamais de paniers ici.
Merci ? Pardon ? S'il vous plaît ? Ha faut pas pousser ! C'est déjà assez dur de devoir attendre que la caissière ait apporté des paniers à l'entrée du magasin.
Une solution à ce passage à vide ? Peut-être...

Le client arrache le panier de la pile ? Retenez l'objet du délit et regardez le client droit dans les yeux. Celui-ci devrait soutenir votre regard (le sien sera noir forcément).
Et avec un sourire, dites :
- Qu'est ce qu'on dit ?
Avec beaucoup de chance il vous dira merci... Il risque surtout de vous envoyer balader... Mais ça vaudrait le coup d'essayer non ?

Caissière, un métier qui permet de refaire l'éducation du consommateur.

À suivre...
(ce n'était qu'un premier aperçu, vous allez découvrir qu'il y a plein d'histoires charmantes que l'on se raconte au coin du feu les soirs de veillées, tout cela grâce aux paniers!)


Prochaine anecdote : leçon de galanterie à la station service
par Miss pas touche publié dans : anecdotes au fil des caisses
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Mardi 8 avril 2008
Une fois n'est pas coutume, je souhaite vous parler d'un livre que j'ai lu il y a peu et qui, je l'espère, fera réfléchir et réagir un peu les gens.

Un mot sur l'auteur :
Elsa Fayner est journaliste et a souhaité effectuer un travail d'investigation sur les emplois précaires. Elle se recrée un CV « sans relief » (bac +3 en sciences humaines et quelques petits boulots d'étudiants), un CV identique à celui de bien nombreux jeunes diplômés en recherche d'un premier emploi. Et elle part en quête d'un travail pour voir comment ça se passe en Interim et via l'ANPE.
L'enquête se déroule début 2007 et durera 3 mois.


Et pourtant je me suis levée tôt...
Une immersion dans le quotidien des travailleurs précaires


Région lilloise.
Entre candidatures spontanées et boîtes d'interim, en trois mois, Elsa Fayner aura effectué plusieurs petits boulots : femme de ménage dans un hôtel 4 étoiles, employée à la caféteria d'Ikea, télévendeuse pour Télé 2.
Et « caissière ? Dans tes rêves! » (titre du premier chapitre)
Car oui, vous avez bien lu, il n'est pas si facile de devenir caissière.
Lorsqu'elle a effectué ses recherches pour décrocher un emploi en caisse, voici ce qu'on lui a répondu :
« Ici, la moyenne, c'est bac + 3 ou 4. mais nous donnons notre chance à tout le monde. Sachez cependant que nous recevons 150 CV par jour, nous ne pouvons répondre à chacun. » (p26)
ça laisse comme un goût amer dans la bouche d'entendre ce genre de réponse... Comme si désormais, il fallait avoir fait des hautes études y compris pour trouver un boulot dit sans qualification.

Je ne vous ferai pas le récit de ses différentes expériences, mais j'en retiens quelques points essentiels : le problème de reconnaissance au travail, les temps partiels qui se généralisent, la quasi-impossibilité de trouver deux emplois lorsqu'on travaille à temps partiel, les salaires modestes, la peur chronique du salarié de perdre son emploi fut-il difficile et ingrat.


Je vous livre quelques extraits :

"Si l'activité professionnelle ne donne pas satisfaction [...] c'est parce qu'elle implique des souffrances physiques – lorsque les conditions de travail sont pénibles – ou morales – quand l'ambiance dans l'entreprise est tendue, les relations avec les supérieurs et les collègues mauvaises. Les nouvelles organisations du travail, censées apporter plus de motifs de satisfaction aux travailleurs, en raison notamment de l'autonomie plus grande qui leur est conférée, mènent parfois au résultat opposé."
(p122)

Si l'on travaille dans des conditions où les tâches que l'on effectuent sont mal reconnues, ou vues comme sans intérêt de la part des supérieurs / collègues / clients, il est difficile de trouver sa place et de vivre sereinement son travail qui de toute façon est rabaissé par ceux qui nous entourent.

"Dans un bureau, au moins, il est toujours possible de répondre de temps en temps à un mail personnel, de se balader quelques minutes sur le Net pour se détendre, de passer un appel privé, voire de discuter, bref de maîtriser un minimum son emploi du temps, en fonction de son rythme."
(p126)

Maintenant, pensez à tous ces boulots où le temps est minuté, où il y a un contact permanent avec la clientèle ou un travail à la chaîne, il n'y a plus de temps pour soi.
Ceux qui travaillent dans les bureaux ne connaissent pas forcément la chance qu'ils ont de pouvoir, ne serait-ce qu'aller aux toilettes quand ils le veulent. Ça vous semble futile ? Et pourtant...

"Le travail dit « non qualifié » nécessite lui aussi des compétences en termes d'organisation, de sociabilité, de rapidité d'exécution, de gestion des contraintes et d'adaptation qui ne s'acquièrent pas immédiatement. Mais, en ces temps de chômage de masse, pas question de reconnaître ces qualifications, de les rémunérer, encore moins de les valider et risquer de fournir des possibilités d'ascension dans le métier."
(p165)

En transposant cette réflexion à ma propre expérience, lorsque je me suis rendue à l'ANPE afin de faire un « constat » sur ma recherche d'emploi, la ligne des qualifications que j'avais pu acquérir en caisse est restée vierge (à part le fourre-tout : accueil clientèle, il n'y avait pour ainsi dire rien...)


Travailler plus pour gagner plus, un slogan qui a été souvent scandé pendant les élections présidentielles en 2007. Pas facile à suivre ce genre de précepte quand on a des petits boulots. Alors que faire quand on galère déjà pour décrocher un emploi à temps partiel ?


À la fin de ma lecture, je me suis tout de même surprise à me dire que si je devais retourner travailler dans le commerce, je tenterai ma chance dans une enseigne Ikea pour une raison qu'Elsa Fayner explique dans son livre : chaque employé (qu'on soit chef ou magasinier) est tenu d'avoir du respect envers les autres employés et sincèrement, c'est ce qui manque trop souvent dans les entreprises. Je crois que si chacun se sentait un minimum valorisé dans son travail (même si cette valorisation est quelque peu surfaite), il vivrait plus sereinement son quotidien professionnel et prendrait même un plaisir certain à travailler même si les conditions ne sont pas les meilleures ou que ce n'est pas un emploi de rêve.
Se sentir reconnu pour ce qu'on fait et ce qu'on est, c'est essentiel non ?

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Titre : Et pourtant je me suis levée tôt
Auteur : Elsa Fayner
Editions : Panama
Prix : 15€

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Et si vous avez le temps, écoutez l'émission passée sur RFI le 22 mars (lien ici) : "les prolétaires du tertiaire" à laquelle l'auteur a participé. Il y a également (et surtout) le témoignage d'employés de caisse qui expliquent leur quotidien.
par Miss pas touche publié dans : hors catégorie
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