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Vous êtes 17 en caisse (et en caddies, ça fait combien?)
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livre
Bienvenue dans l'univers fascinant des grandes surfaces, ce haut lieu de consommation. Pour une fois, passez de l'autre côté de la barrière et découvrez le petit monde du supermarché à travers les yeux d'une caissière.
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anna_samAnna SAM - 28 ans -
ex-hôtesse de caisse
en recherche d'emploi

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Les textes présents sur ce blog ne sont pas libres de droit et si vous souhaitez utiliser des extraits, merci de m'en faire la demande au préalable.

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clients

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Vendredi 22 février 2008
Une caisse capricieuse, une femme caisse, une conversation privée/publique, le client-roi, les promos et leurs subtilités, chauffe Marcel...
Côté caisse comme côté client les courses sont de grandes aventures.
La parole est à vous :

Valérie
côté caisse

Il y a quelques semaines le magasin faisait une promotion sur de la farine à pain : 10 kilos pour 7 € (une bonne affaire en somme) mais il faut que je vous précise que la promo ne fonctionne que si vous prenez le même type de farine (par exemple 10 kg de farine pour pain blanc, 10 kg pour pain aux céréales....). Un grand classique pour les achats promotionnels.

Une cliente arrive à ma caisse et me tend la page du catalogue qui parle de ce produit. Elle me dit qu'elle a pris 10 kilos de farines différentes. Je lui réponds que pour pouvoir profiter de la promotion ce sont des lots de farine et non des paquets à l'unité. Elle me montre la photo et je lui rétorque encore une fois que ce sont des lots. Elle insiste et moi aussi.

Donc pour couper court à cette discussion qui ne nous mettrait pas d'accord, j'appelle un roller (ceux qui vont chercher les prix en quatrième vitesse) qui me confirme ce que j'étais en train d'expliquer à ma cliente. Intriguée, elle va quand même vérifier dans le rayon.
Elle revient quelques minutes plus tard avec plusieurs paquets de farines identiques et me dit :
- C'est vous qui aviez raison.

Moralité : quand une caissière dit quelque chose, le client n'approuvera pas si on le contredit et préfèrera faire déplacer du personnel puis ira quand même vérifier par lui-même...
Les employés connaissent la promo en question ? C'est noté noir sur blanc sur le prospectus ? Oui, mais sait-on jamais ?

Armelle
Côté client

C'était un jeune hôte de caisse qui était dos à dos avec un autre jeune hôte de caisse, son pote sans aucun doute ! Déjà dans la file, j'avais repéré qu'il avait la tête plus tournée vers son collègue que vers les clients. Puis je commence à entendre des bribes de la conversation:
- J'ai acheté un nouveau portable.
- Ah oui, lequel?
- Un Nokia XXX, je te le ferai voir tout à l'heure.
- Ouais cool, je connais pas. Tu l'as acheté où?
- ... (et la conversation continue)
Au moment de mon arrivée, je ne reçois pas de bonjour en réponse au mien, je range mes achats pendant que le jeune homme essaye tant bien que mal de situer ledit magasin de GSM à son collègue.
Puis au moment où c'est fini, il reste là sans rien dire. Alors, petite vengeance personnelle, je dis bien haut:
- Je vous dois combien s'il vous plaît?
Et là, plaisir des yeux, le jeune homme tout paniqué regarde son écran en se disant d'abord, "mince ma caisse ne fonctionne plus ou quoi?", puis certainement, "elle sait pas lire la conne?" et enfin il m'annonce le prix.
Je paye avec ma carte bancaire puis m'en vais, sans dire au revoir; il ne l'a pas mérité celui-là!
 
C'est vrai que ça n'arrive pas souvent mais il faut aussi en parler, de ces moments où la situation s'inverse. Ceci dit, je peux comprendre tout à fait qu'on devienne aigri ou qu'on n'aime plus ce boulot après des années. Mais là, de la part d'un jeune caissier, j'ai pris ça pour de l'impolitesse.

Marie-Hélène
côté caisse

C'est un soir d'été. Un client étranger arrive juste avant la fermeture du magasin et pose ses articles sur le tapis tout en continuant de discuter en anglais au téléphone... Il me regarde (j'attendais juste un "bonsoir" de sa part) et me demande, en bon français, si je peux lui mettre ses affaires dans les sacs plastiques. Sans attendre de réponse, il file derrière la batterie des caisses et s'asseoit sur un banc... toujours pendu à son téléphone.

J'ai jeté un regard interrogatif à mes supérieures. Elles ont haussé les épaules et m'ont dit :
- Tu n'as qu'à le faire, après lui, on ferme et ça ira plus vite.
Je me suis exécutée, en rongeant mon frein.

Une fois le tout emballé, le client s'est ensuite levé (le téléphone toujour collé à l'oreille) pour me payer par CB et me signer le reçu bancaire.
Un remerciement? Un hochement de tête et le client était déjà parti continuant sa conversation téléphonique...

Je me demande ce qu'ils diraient, nos chers clients, si nous aussi on téléphonait sur notre poste de travail !!!

Claire
côté caisse

Pour ma part, l'anecdote qui en ce moment se répète de plus en plus fréquemment, c'est lorsque les clients cherchent LA caisse de libre, et vous lancent la phrase qui tue :
- Vous êtes une caisse???
Qu'est ce que j aimerais leur répondre :
- Non, je suis une femme.

Mr Marcel
côté client

Je vais faire mes courses un samedi d'été, il n'y a pas trop de monde en caisse, j'ai l'embarras du choix. J'en prends une au hasard. Il se trouve que j'ai choisi la caisse dont le matériel semble capricieux.
Cependant, la caissière a de l'humour, elle parle et à sa caisse et à sa collègue avec qui elle plaisante (je trouve ça bien, surtout qu'elle partage ce moment avec les clients) :
La caissière (à sa caisse) :
- Allez chauffe !!!
Sa collègue :
- Tu demandes à Marcel de chauffer ? Chauffe Marcel !!! hahahaha
La caissière :
- Ouiii ! Chauffe Marcel !!!
Et ainsi de suite. La bonne humeur est communicative...

Vient mon tour et le "Chauffe Marcel" est toujours là, pas de problème, je vis très bien mon nom, mais j'aime m'amuser aussi...
L'hôtesse passe mes articles et m'annonce la somme totale. Et là j'ai le choix, je réfléchis vite, je peux payer par CB, ou alors payer par... chèque (et dans ce cas, je montre ma carte d'identité). J'opte pour le chèqueet je lui tends ma carte d'identité (en souriant, toujours, surtout avec quelqu'un qui a de l'humour). En prenant ma carte, elle baisse le regard (mince !). Elle rougit.
On se dit au revoir et bonne journée.

Je fais quelques pas et je me retourne, elle s'était jetée sur la caisse de sa collègue, et j'imagine qu'elle lui disait
- Le client qui part là... il s'appelait Marcel...

Vous aussi, vous avez envie de raconter une histoire qui vous est arrivée en magasin, une situation incongrue, amusante, révoltante ou étonnante ? Si vous souhaitez la partager ici, n'hésitez pas à m'envoyer un mail (l'adresse est notée sur la colonne de gauche) avec pour objet : "anecdote de caisse".
La seule chose que je vous demande, c'est de ne pas tourner en ridicule ou d'humilier employé, client ou patron, car là n'est pas le but de ce blog.

par Miss pas touche publié dans : vos histoires de caisse
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Jeudi 14 février 2008
Voici la suite des anecdotes que vous avez souhaité partager.
Qui va gagner entre les caisses prioritaires, les pruneaux d'Agen et les caisses automatiques ? Le combat est lancé...

Maggy
Je vais vous raconter une anecdote aberrante qui m'est arrivée il y a 2 ans, alors que j'attendais mon tour à la caisse d'un supermarché. Mon mari m'accompagnait. J'étais enceinte de 7 mois.
Après environ une heure passée dans le magasin pour faire les courses, mon ventre se faisait lourd et j'avais hâte de pouvoir m'asseoir. Un mouvement de grève des hôtesses de caisse fit en sorte que ce jour, les 3/4 des caissières quittèrent soudainement leur poste, laissant en plan les clients. Je décide donc de changer de file et de me diriger vers une caisse réservée aux personnes handicapées et femmes enceintes. Mon caddie étant plein et n'en pouvant plus d'être debout, je pensais, vu mon état, que je n'aurai pas eu de mal à faire valoir mon droit de priorité.
Alors que je demande gentiment aux clients de me laisser passer (environ 6 caddies en attente), les gens se mettent à discuter entre eux. Je sentais leur hostilité, et cela me contrariait beaucoup. L'ambiance était lourde.
Et puis le coup de grâce.

Une dame me dit:
- Si vous êtes pressée d'aller vous asseoir, vous n'avez qu'à rejoindre votre voiture. Votre mari, lui n'est pas prioritaire que je sache, il peut tout à fait attendre. Moi, je ne vous laisse pas passer.

Ainsi, les gens, un à un, se mirent à me barrer le passage et je me suis peu à peu retrouvée en dehors de la file, ne sachant plus derrière qui aller. Je m'approche de la caissière et lui demande :
- Madame, je suis enceinte...
À mon grand désarroi, elle me répond:
- Vous devez vous débrouiller avec les gens, le directeur ne veut plus que l'on s'en mêle, à chaque fois ça fait des histoires.
Je commence à trembler de partout tellement le stress m'avait envahi et mon mari me propose de laisser le caddie et de partir. Le problème c'est que je n'aurai pas été capable de retourner faire les courses sans lui. Je refuse et vais attendre sur un banc plusieurs mètres derrière les caisses.

Mais la folie des gens ne s'arrête pas là : ils demandèrent à mon mari de repasser derrière eux sous prétexte que n'étant plus à ses côtés, il n'était plus prioritaire! Je n'en revenais pas!
Après environ 1 heure d'attente au total, notre tour arrive, j'étais exténuée et très très stressée.
Au moment du règlement, un pompier arrive vers nous, il s'adresse à l'employée:
- C'est ici que s'est présentée une femme enceinte qui n'a pas réussi à obtenir priorité?
En effet, nous en avions vu quelques-unes découragées, pour la plupart non accompagnées, abandonner leur caddie pour les mêmes raisons que nous avions failli le faire nous même.

L'une d'entre elle avait fait un malaise en sortant du magasin et était tombée. La caissière répond au pompier sans s'arrêter de passer ses articles, celui-ci prend son nom et repart. Sur la route du retour, mon état se dégradait, mon ventre me faisait mal. Nous passons par l'hôpital. Le stress et la fatigue avaient provoqué d'intenses contractions qui se sont heureusement arrêtées grâce à des médicaments. Plusieurs jours plus tard, j'ai écrit au directeur de ce magasin qui m'a envoyé ses excuses.
Cela fait deux ans et j'y pense encore!


Laumey
Je travaille au rayon fruits et légumes d'un supermarché et je croise parfois les clients. J'entends aussi leurs conversations dans les rayons. Mes collègues qui sont à la poissonnerie ont une patience folle quand tous les jours on leur demande :
- Vous êtes sûr que votre poisson est frais? À ce prix là ça m'étonne!

Bref... Il y a quelques jours je mettais les paquets de pruneaux en rayon quand une dame âgée me demande de la conseiller. Je commence à lui expliquer que certains sont dénoyautés, d'autres non... Et d'une toute petite voix elle me dit :
- Je veux juste des pruneaux pour aller à la selle pas pour les présenter chez moi à mes amis.
Je n'ai pas su quoi lui répondre, je lui ai conseillé le milieu de prix et elle est partie ravie.

Aurélie
Cela se passe aux caisses automatiques. C'est un endroit où il y a une hôtesse pour quatre caisses. Je croise un jour une petite dame qui passe à une de ces caisses. La machine demande avec sa voix quelque peu synthétique :
- Avez-vous un sac cabat?
La cliente prend alors la douchette (qui sert à scanner les articles) et parle dedans comme si c'était un micro et dit :
- Non je n'ai pas de sacs cabat.
Rien ne bouge. La caisse lui repose la même question. La cliente reprend la douchette et dit une nouvelle fois en articulant bien :
- Non je n'ai pas de sac cabat.
Voyant que la caisse ne prenait toujours pas sa réponse en compte, la dame commence à s'enerver et se met à crier dans la douchette. Heureusement l'hôtesse voyant l'énervement de la cliente est venue l'aider. La caissière lui explique qu'il fallait juste appuyer sur la touche "non" qui apparaissait à l'écran.



Je profite de ce post pour vous dire qu'en ce moment, j'ai moins le temps de rédiger des articles pour le blog. Mais qu'à cela ne tienne, en attendant, la parole est à vous.

Et pour ceux qui voudraient connaître un autre grand penchant dans ma vie, je vous invite à aller faire un tour ici (la face cachée d'Anna Sam sans aucun doute ^_^)


Vous pouvez toujours m'envoyer vos anecdotes par mail.
par Miss pas touche publié dans : vos histoires de caisse
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Dimanche 10 février 2008
Un chariot suspect, des articles qu'on n'attendait pas, des pois cassés, un permis de conduire...
Vous aussi, vous vivez de sacrées histoires en caisse.

Cathy
Ça s'est passé il y a environ 10 ans. Un soir vers 20h30, une jeune maman passe a ma caisse. Elle commecet à déballer tous ses articles sur le tapis et se rend compte qu'elle n'a pas pris ses boîtes de petits pots. Je lui dis que c'est fréquent que les gens oublient dans les rayons. Elle faisait vraiment une drôle de tête car plus elle regardait les articles qu'elle déposait et moins elle les reconnaissait.
En fait, rien du caddie n'était a elle. Tout à coup elle se retourne et là horreur même le bébé dans le cosy n'était pas le sien. Elle s'était trompée de caddie dans le dernier rayon qu'elle avait traversé et où elle avait pris du soda.Elle repart à toute vitesse avec le chariot et le bébé dans les rayons. Elle y retrouve son caddie, son bébé et à côté une maman qui commençait à s'affoler.
Tout cela a fini entre les 2 mamans et moi par un gros fou rire.


Océane
Là où je travaille, il est de rigueur d'aller en rayon aider nos collègues en pèriode "creuse"... Ce jour là, un client cherchait les pois cassés. Ma collègue lui indique l'emplacement et revient. Le client la rejoint 2 minutes plus tard, jette un coup d'oeil à gauche, un coup d'oeil à droite pour voir si personne d'autre n'entendra ce qu'il a à lui demander, se penche vers elle, s'approche de son oreille et lui demande:
- Dites-moi ils sont tous cassés les pois cassés dans la boîte ?
Ohohohohoh on en rigole encore et je vois toujours la tête de ma collègue dépitée...



Gaëlle
J'ai formé une caissière extrêmement timide. C'est son premier jour seule à sa caisse (au bout de sa caisse il y a un panneau annonçant son statut de débutante), une dame m'aperçoit debout derrière elle et d'autres nouvelles. Elle comprend que je suis leur formatrice. Après son passage en caisse, elle me prend par l'avant-bras et croyant sans doute que je devais avoir un quelconque pouvoir de décision se met à descendre la petite nouvelle rouge de gêne : elle est lente, incapable, tremblante, retarde tout le monde, bref, à ne pas garder parmi les employés!!!
Alors j'ai simplement demandé à la cliente :
- Vous avez un permis de conduire ?
- Oui, me répond-elle.
- Et bien voilà, vous avez été un jour comme ma nouvelle recrue. A votre première heure de conduite, vous n'avez pas dépassé la seconde et vous avez retardé tout le monde derrière vous!
Et j'ai rajouté que je ne doutais pas qu'aujourd'hui elle était une excellente conductrice!!!


Lucie
Une de mes amies caissière m'a raconté qu'il y avait un petit rigolo qui s'était amusé à glisser subrepticement des paquets de préservatifs dans les caddies des clients. Le premier client-victime que mon amie passe avoue sans peur qu'il n'a pas mis cette boîte dans son caddie et mon amie la reprend et la met de côté à sa caisse.
Les victimes suivantes arrivent : c'est un couple. La femme voit la boîte dans le caddie et paraît gênée. Mon amie comprend qu'ils ont été victime du plaisantin mais n'ose rien dire, elle ne veut pas faire la fille qui se mêle de ce qui ne la regarde pas! La femme ne dit rien et laisse passer la boîte sur le tapis. De l'autre côté, l'homme la réceptionne et, regardant d'abord la boîte avec une air dubitatif, finit pas hausser les épaules en souriant et met la boîte dans le sac de course.
Comme quoi, ce petit rigolo des préservatifs aura peut être rendu un couple plus heureux!

Vous aussi, vous avez envie de raconter une histoire qui vous est arrivée en magasin, une situation incongrue, amusante, révoltante ou étonnante ? Si vous souhaitez la partager ici, n'hésitez pas à m'envoyer un mail (l'adresse est notée sur la colonne de gauche) avec pour objet : "anecdote de caisse".
La seule chose que je vous demande, c'est de ne pas tourner en ridicule ou d'humilier employé, client ou patron, car là n'est pas le but de ce blog.
par Miss pas touche publié dans : vos histoires de caisse
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