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Vous êtes 16 en caisse (et en caddies, ça fait combien?)
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livre
Bienvenue dans l'univers fascinant des grandes surfaces, ce haut lieu de consommation. Pour une fois, passez de l'autre côté de la barrière et découvrez le petit monde du supermarché à travers les yeux d'une caissière.
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anna_samAnna SAM - 28 ans -
ex-hôtesse de caisse
en recherche d'emploi

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Les textes présents sur ce blog ne sont pas libres de droit et si vous souhaitez utiliser des extraits, merci de m'en faire la demande au préalable.

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clients

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Samedi 5 avril 2008
(illustration de NoTTo : son site)

Voilà la nouvelle tournée de vos histoires.
Aujourd'hui, vous ferez un détour entre le problème de chaine de froid, le non-bonjour, histoire d'amour, problèmes de tiroir-caisse et jambe qui tremble.
Bonne lecture.

Karine

côté caisse

c' est une anecdote qui m'est arivée il y a une dizaine d'année. Cela ne m'a pas découragé puisque je suis toujours hôtesse de caisse.
J'avais eu un accident dans le magasin qui m'employait à l'époque. Ça m'a valu plusieurs mois d'arrêt et deux opérations .
J'ai repris mon travail en portant une genouillère et pour détendre mon genou, je secouais un peu ma jambe régulièrement. Arrive un client agé qui me voit faire ma petite gymnastique. Il me dit :
- Ma fille a le même probléme que vous.
Dans ma tête, j'imagine qu'elle aussi avait du subir une opération.
Sur un ton de confidence, il chuchote :
- Elle est incontinente et ce n'est pas facile.
Imaginez ma tête et lui est reparti tranquillement avec ses yaourts.


Cat

côté caisse

j'étais vendeuse dans un magasin de décoration d'intérieur. Les employés portaient des gilets sans manche. Je suis un « petit gabarit » et il n'y avait pas ma taille. J'ai hérité d'un gilet 2 fois trop grand.
Journée en caisse.
J'enchaîne les clients : « bonjour – bip bip – merci – au revoir » et là, en refermant mon tiroir caisse, je coince mon gilet dedans. MINCE! je tire un peu dessus, ça ne vient pas... Le client suivant (que je connais de vue car en bon passionné de folk, il a toujours un grand chapeau sur la tête) attend que je passe ses articles. J'essaie d'abord d'extraire mon gilet (discrètement) mais c'est bien coincé. Je commence à avoir le sourire et je remarque que le client a vu mon problème et a le sourire aussi qui se dessine sur son visage. Je me dis, je vais passer ses articles et en validant la caisse, le tiroir s'ouvrira, et ben non, perdu ! C'est toujours coincé... On commence vraiment à rigoler pour de bon.
À la une à la deux et à la trois, je tire sur le gilet de toutes mes forces de tout mon poids. Je suis enfin libérée et le tiroir caisse s'ouvre !!
Un bon fou rire entre le client en moi :
- Merci monsieur au revoir et bonne journée. Ah ah ah


Sylvie

côté client

L'affaire se passe dans une grande librairie Lilloise du centre ville, j'y vais pour acheter un CD dont je ne me rappelle pas trop du nom de l'artiste et décide de faire appel à un vendeur:
La cliente (c'est moi !) : Bonjour monsieur.
Le vendeur : ... (regard vers moi, muet).
La cliente : Bonjour monsieur (fort et articulé, regard droit dans les yeux).
Le vendeur : Oui c'est pourquoi ?
La cliente (estomaquée) : Ben... Bonjour monsieur.
Le vendeur : Je vous écoute.
La cliente : Ben vous ne dites pas bonjour ?.
Le vendeur : Non, j'en ai assez de dire bonjour des centaines de fois par jour
La cliente : Dire bonjour c'est le minimum, je suis médecin et je dis bonjour à longueur de journée aussi et ça ne me dérange pas.
Le vendeur : ... (no comment)
La cliente (lasse) : Je cherche le CD de tel artiste.
Le vendeur : Il est à tel endroit (il m'y emmène et me donne le disque). Voilà madame.
La Cliente : Oui c'est bien ça, merci monsieur, au revoir monsieur.
Le vendeur : ... (la carpe)


Magalie

côté caisse

Petit boulot d'été, l'année de mes 18 ans : hôtesse de caisse !
Le cuisinier de la cafétéria passe plusieurs fois par jour en caisse et très souvent à MA caisse. On discute un peu, sans plus...
Un jour, en plaisantant, je lui lance:
- J'ai une mauvaise nouvelle pour vous, vous allez devoir me supporter 3 semaines de plus, ils ont prolongé mon contrat.
Lui me répond :
- J' ai une mauvaise nouvelle pour vous aussi : Je crois que je suis amoureux !
Résultat : aujourd'hui, 9 ans plus tard, nous sommes mariés et nous avons 2 adorables filles .


Maryline

côté client

L'histoire s'est passée en août 2004, il règne une chaleur étouffante sur la région parisienne. Je parviens malgré tout avec mon gros ventre de femme enceinte à me motiver pour aller chercher mon repas du week-end au supermarché.
En 6 mois de grossesse, j'aurais rencontré toutes sortes de phénomènes à la caisse pretextant tout et n'importe quoi pour pas me laisser passer mais là...

Je me dirige vers la caisse prioritaire. Je suis derrière 4 clients. le caissier se penche et constate mon état. Il n'hésite pas une seconde et demande à sa prochaine cliente de me faire passer et là, c'est le drame.

- Non mais monsieur, vous rendez vous compte ? Je patiente ici depuis déja 15 min.
- Oui mais cette dame est prioritaire, vous voyez bien qu'elle est enceinte.
- Ha mais je suis pas daccord !

Elle commence à piquer un petit scandale en caisse et un argument (imparable doit-elle penser) lui vient à l'esprit :
- Mais monsieur, moi j'ai des surgelés !
- Et alors ? ajoute le caissier un peu surpris.
- Et la chaine du froid vous connaissez ? C'est scandaleux ! je vais de ce pas reposer mes frites. À  cause de vous, je risque l'intoxication alimentaire car vous avez rompu la chaine du froid en faisant passer cette dame devant moi...

Je ne vous raconte pas les fous rires des gens qui ont entendu l'altercation...


par Miss pas touche publié dans : vos histoires de caisse
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Dimanche 23 mars 2008
(illustration de NoTTo : son site)

Entre bière, whisky, burger, informations confidentielles et braquage (non, faut pas pousser quand même...), c'est un grand festival quand on est dans les magasins.
Côté caisse ou côté client, il arrive que l'on se retrouve à effectuer un véritable parcours du combattant...
Antoine, Albéric, Hélène et Josette racontent.


Antoine
(promotion : deux histoires pour le prix d'une)

côté caisse

- fast food -

Une femme entre dans le restaurant et, se tenant à ma caisse, me demande un burger qui fait alors l'objet d'une promotion pour une durée limitée de 15 jours. Les murs de l'établissement sont couverts d'affiches vantant la bonne affaire et montrant, en gros plan, le burger en question, frappé d'une énorme inscription : "10 francs !". Je lui sers son produit et lui demande alors les 10 francs qu'elle me doit.

Décontenancée, elle me demande alors :
- Mais c'est vous qui devez me donner 10 francs si je prends ce burger ! C'est marqué sur les affiches...
Mes tentatives pour lui expliquer comment fonctionne le monde sont vaines et elle quitte le restaurant, sans le burger (évidemment) et en nous accusant de publicité mensongère...
 

- agence de voyage -

Un jeune homme accompagné de son amie se présente à mon comptoir. Il souhaite acheter un billet d'avion pour Londres. J'aime plaisanter avec les gens et, lorsque je le peux, avec les clients. Il est étudiant, moi aussi à l'époque. Il me semble assez sympathique et adopte un air décontracté. Après lui avoir demandé son nom, je retrouve dans le fichier informatique la trace d'un ancien achat de sa part dont il ne se souvient visiblement pas. Lui et son amie sont donc surpris quand j'avance son prénom :

- Ouah, trop fort ! Vous savez ça rien qu'en tapant mon nom sur votre ordinateur ?!

Voyant sa réaction, l'idée me vient de pousser le jeu et de tenter au hasard d'autres affirmations plus personnelles mais relativement probables :

- Oui, bien sûr... Je vois aussi que vous êtes fumeur et que vous avez moins de 26 ans.

(... Dans le mille !)
Lui, circonspect :

- Euh... Oui...
- Vous avez une voiture de catégorie 106/Clio/Fiesta et votre médecin est à deux pas d'ici, c'est bien ça ? (là aussi dans le mille)
 
Là, ils blanchissent et se montrent tout à coup très inquiets de voir que nous disposons d'une fiche de renseignements aussi personnels sur lui alors qu'il est persuadé (en plus) de ne jamais avoir eu affaire avec nous...
C'est alors que j'éclate de rire et lui avoue la supercherie... Il prennent bien la blague et la transaction s'est faite de manière très détendue.


Albéric

côté caisse

Un jour, une cliente passe à ma caisse, très aimable, gentille et souriante. Je passe ses articles en parlant un peu vu qu'elle avait engagé la conversation et qu'elle était aimable et marrante (ce qui est plutôt agréable dans une journée où une bonne partie des clients nous ignorent).
Au moment de payer, elle ouvre son sac pour prendre son portefeuille et au lieu de sortir sa carte bancaire, elle s'écrie :

- Ah ben j'ai l'air conne !  Ah les gamins je vous jure !
- Votre enfant vous a pris votre portefeuille madame ? Si vous voulez, je peux demander à faire mettre votre chariot de côté pour que vous reveniez et que vous n'ayez plus qu'à payer !
- Ah non, je l'ai ! C'est pas ça... Regardez ! (Elle me montre discrètement l'intérieur de son sac) C'est un faux hein, je vous montre discrètement pour ne pas avoir la sécurité à me tomber dessus. Mais regardez, je vous rassure c'est un faux !!

Il s'agissait en fait d'un pistolet à billes que l'un de ses enfants avait trouvé malin de mettre dans son sac ! Cette petite blague m'a bien amusé et la cliente avait l'air tellement gênée et amusée à la fois que ça m'a donné le sourire pour la journée.

Hélène

côté caisse


J'ai travaillé 2 ans en tant qu'hôtesse de caisse en supermarché de quartier, et toujours par périodes de CDD. Je revenais je repartais, et ainsi de suite à 7 ou 8 reprises.
J'avais mes habitués du quartier. Ils aimaient beaucoup passer avec moi, et quand j'allais rendre visite à mes collègues, ils me demandaient : "Ça y est vous avez repris?" ou alors : "Vous allez à quelle caisse?"
Même quand il y avait du monde à ma caisse, ils faisaient la queue quand même, et c'est là qu'on voit que "nos clients" nous apprécient vraiment.
Mon dernier CDD a recommencé en avril dernier. J'étais enceinte de 3 mois. Mes clients ont suivi ma grossesse avec moi, demandant sans arrêt des nouvelles du bébé. Ils étaient même presque plus pressés que moi de savoir le sexe. Une petite mamie m'a même offert des bavoirs et une autre une peluche pour ma puce.

Un jour du mois de septembre, quelques jours avant mon congé maternité, je travaille de 8h30 à 15h30. Je ferme ma caisse vers 15h15, le temps de la nettoyer et de la compter.
Là un client que je n'avais jamais vu commence à piquer sa crise car je ferme et que lui fait la queue pour juste une bière.
J'étais alors énorme (gros bébé...), j'avais mangé sur le pouce le midi, et j'ai failli me mettre à pleurer (les hormones !!!). Et là, plusieurs personnes ont pris ma défense, indiquant au client indélicat que peut-être il n'avait pas vu que la demoiselle est enceinte et lui demandent de changer de ton avec moi .
Le monsieur s'est calmé. Il leur a demandé s'il pouvait passer devant eux car il n'avait « qu'une bouteille »
- Hors de question ! Vous ferez la queue comme tout le monde.


Josette

côté client

Je suis à l'origine de cette anecdote bien que je n'ai pas été présente physiquement.
Soirée entre amis, du whisky est servi : qui le boit sec, qui met du coca, des glaçons ou un tas d'autres mélanges.
Nous étions 6 ou 7.
Première lampées, premiers cris : "Mais, c'est de l'alcool à brûler !"
Certains courageux allant jusqu'au bout de la dose pour s'en assurer.
Mon mari est diligenté pour rapporter l'objet entamé du délit au supermarché avec pour consigne de se faire ou rembourser ou échanger la-dite bouteille...
Voilà pour le contexte.

Accompagné de mon gendre, ces intrépides affrontent une caissière qui ne s'en laisse pas conter (évidemment, à sa place, j'aurais fait pareil !) et qui refuse tout d'abord l'histoire et doit croire à une blague. Elle finit par s'énerver (là, y faut pas...). Un des deux intrépides (le plus jeune) file vers le rayon informatique tandis que le plus vieux , la bouteille à la main ne cède pas un pouce de terrain.
L'hôtesse demande :
- Mais, il avait quel goût ce whisky ?
- Je ne sais pas, je ne bois pas, répond mon mari. (véridique, il ne boit pas!)
Dernier argument du plus hardi :
- Téléphonez à ma femme, elle vous racontera !
(Bon, l'hôtesse a dû penser que j'étais pochtronne)

A mon travail, le téléphone sonne, et je dois argumenter le plus silencieusement possible pour ne pas être entendue de mon entourage que oui, il avait un goût d'alcool à brûler, que non, on n'a pas reversé tous les apéros dans le flacon car il aurait été difficile de prouver l'horreur du produit et que la meilleure façon de le constater c'est qu'elle, elle en boive !
- Mais, il est quatre heures, ce n'est pas l'heure de l'apéritif (tiens donc, elle est pochtronne aussi ?)
- Appelez votre chef de rayon, il est là pour ça (lui aussi !)

De guerre lasse, elle autorise mon époux à prendre une autre bouteille de la même marque. Le soir venu, nous l'avons dégustée sans retrouver ce petit goût à l'origine de cette histoire.

Pour votre information, il faut savoir que si vous achetez une bouteille d'alcool et qu'elle s'avère imbuvable, vous êtes tout à fait dans votre droit de demander à l'échanger.
Pareil si votre vin a goût de bouchon, vous pouvez également vous la faire échanger dans votre magasin (à condition de ne pas avoir égaré son ticket de caisse et de ne pas l'avoir acheté dix ans plus tôt...)
Par expérience, je sais que beaucoup de clients ignorent cette information.
par Miss pas touche publié dans : vos histoires de caisse
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Jeudi 13 mars 2008
Petit tour uniquement du côté caisse aujourd'hui : langage de sourd, bras musclés, rencontre précieuse et conseils avisés.


Chantal

Je suis caissière dans le bricolage au Luxembourg.
Certains clients portent leur sac de 25 kg dans les bras. Épuisés, ils le balancent sur le tapis de caisse (c'est lourd !). Evidemment, le sac n'est pas non plus incassable et il arrive régulièrement qu'il se déchire. Un beau nuage de poussière s'échappe : plâtre, ciment, sable, joint de carrelage...
Il y a de quoi être ravi. on en a plein les cheveux et on a l'impression d'avoir mis une nouvelle couche de fond de teint.
- Oh excusez-moi, mais c'est lourd vous savez ! Vous disent ces clients.
- Oui monsieur bien sûr (répondez-vous avec le sourire, toujours avec le sourire!). Mais vous savez, il y a des caddies pour les objets lourds.
- Oui mais juste pour un sac...

Sarah

Le samedi, je travaille dans un grand magasin de meubles, où beaucoup de personnes viennent passer leurs longues heures de week-end.
Un jour de grande affluence, un monsieur d'une quarantaine d'années arrive à ma caisse. Contrairement aux autres clients qui ont l'air pressés de sortir de la foule, il avance lentement et considère d'un air dubitatif deux cartons qu'il tient dans ses mains. Je lui lance un "Bonjour" pour le sortir de sa réflexion (qui semble intense!).
- Bonjour mademoiselle... Dites-moi, je ne sais pas quelle lampe choisir... Vous pensez que c'est la verte ou la rouge qui irait mieux dans mon salon?
- Euh...
Je le regarde à mon tour avec un air dubitatif, me disant qu'il va se rendre compte rapidement du non-sens de sa question! Mais le monsieur attend une réponse... Devant la file de clients qui s'impatientent, je décide de ne pas prendre le temps de lui expliquer que je n'ai jamais vu son salon et lui lance aimablement:
- Ecoutez, je pense que la verte ira très bien...
- Oh, vous avez raison, ça ira bien mieux.
J'encaisse et le monsieur repart tout content de mon bon conseil. Ni moi, ni les clients suivants ne pouvons réprimer un sourire.

Jean-Christophe

Je travaille dans un petit supermarché. Je suis à la caisse principale (celle qui est toujours ouverte) et voilà qu'arrive le... comment dire... le gars débraillé, édenté avec des vêtements qui portent encore des taches du souper d'il y a 3 mois.
Soit. Nous ne sommes pas là pour juger et tout le monde doit manger.

Je scanne ses petits achats. Il y en a pour 4,08€.
- Voilà Monsieur, cela fait 4 euros et 8 cents.
- Achaché ?
Je ne le comprends pas et lui fais part de mon interrogation :
- Pardon ?
- Cambien ?
- Combien ? Et bien 4 euros et 8 cents...
- Ka euro ? Comment ?
- (Je perds un peu patience) 4 EUROS ET 8 CENTS...QUATRE !! (je lui montre avec mes doigts)  1-2-3-4...Quatre !
- Quachtre ? Quachtre auros ?... Comment ça ?
- 4 EUROS ! QUATRE !!! 1-2-3-4 (je lui montre toujours mes doigts)...
- Ah quatre euros ?...Chi ché 4 euros, faut pas dire quachtre...moi pas comprendre, vous devoir bien parler à moi.
-  ...
Il me tend quatre euros...
- Ok, on va s'en sortir... Bon, il y a encore les 8 cents aussi !
- (le client s'énerve) Oh comment cha...vous me dire 4 euros et maintenant des chents...comment cha des chents !!!!
- Ben oui, c'était 4 euros et 8 cents, vous m'avez donné les 4 euros et maintenant, il faut encore les cents.
Heureusement, il me donne les cents et part en râlant.
Et moi, je me dis :
« Ben heureusement que ça faisait pas cinquante-sept euros quatre-vingt sept cents ! »
Un mot sur cette histoire. Elle met deux choses en exergue :
- en caisse, on ne sait pas toujours comment réagir face à certains clients
- une incompréhension mutuelle finit par être source de conflit, de stress et renforce la distance entre les gens

A moi aussi, ça m'est arrivé de devoir réprimer mon envie de m'énerver contre des gens qui ne comprenaient pas les choses simples que je leur disais. Mais comment réagir face à des circonstances comme celle-ci quand on ne nous l'a jamais appris ? Hé bien, c'est le système D et la débrouille personnelle. Les premières fois sont délicates à gérer et au fur et à mesure du temps, on apprend à mieux appréhender ces situations.
Ceci dit, il y en aura toujours une qui saura nous déstabiliser...

Brigitte

un souvenir me reste de mes « années caissières » qui a longtemps mis un baume sur certains mauvais comportements de quelques clients.
Je me rappelle d'un SDF qui venait tous les matins acheter sa bouteille de vin et une pomme. Il plaisantait un peu avec moi et je souriais des histoires qu'il me racontait. Il avait pris l'habitude de m'offrir un bouquet de fleurs tous les vendredis. Juste, me disait-il, pour me remercier de mon sourire. C'est peu dire que ce geste me touchait...
Et puis... J'ai su un matin que les pompiers étaient venus le chercher.
Il s'appelait Gérard...


Vous aussi, vous avez envie de raconter une histoire qui vous est arrivée en magasin (côté caisse ou côté client), une situation incongrue, amusante, révoltante ou étonnante ? Si vous souhaitez la partager ici, n'hésitez pas à m'envoyer un mail (l'adresse est notée sur la colonne de gauche) avec pour objet : "anecdote de caisse".
La seule chose que je vous demande, c'est de ne pas tourner en ridicule ou d'humilier employé, client ou patron, car là n'est pas le but de ce blog.
par Miss pas touche publié dans : vos histoires de caisse
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